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OBTURATEURS APRÈS INTERVENTION CHIRURGICALE

l’obturateur de Schiltsky : la rig-idité du tube métallique ne présente aucun inconvénient, car le ballon élastique suit tous les mouvements des débris musculaires du voile (fig. 296 et 297).

Quelques auteurs élèvent cependant une critique contre l’usage du ballon qui se détériore assez rapidement : ceci n’est pas un inconvénient très grave, car on peut le remplacer avec la plus grande facilité.

Signalons, à titre de curiosité, l’obturateur de Grüterqui se compose d’une masse degutta-percha à laquelle viennent s’attacher deux cordons de soie : ceux-ci s’engagent dans les fosses nasales et sortent par les narines. La masse est ainsi suspendue dans le voisinage de la perforation.

Brugger a réalisé un progrès très sensible avec ses « obturateurs liège ». Ainsi que nous avons pu nous en assurer nous-même, cet auteur obtient d’excellents résultats avec ses appareils. Aussi les décrirons-nous un peu plus en détail en nous reportant d’ailleurs à ses propres communications.

Il distingue les obturateurs qui s’appliquent à la suite d’une intervention chirurgicale et les obturateurs qui s’adressent aux cas non opérés.

Obturateurs s’appliquant après une intervention chirurgicale.

■ Brugger avait été frappé de ce fait que le port de l’obturateur creux de Schiltsky donnait â la voix une tonalité aiguë, nasillarde, qu’il attribuait au défaut de résistance de la masse obturatrice. Celle-ci, constituée par des parois en caoutchouc mince, ne donne pas une fermeture aussi hermétique pour tous les sons. Il chercha donc à réaliser le même appareil au moyen d’une substance non seulement molle, élastique et légère, mais encore de consistance ferme. Cette dernière devait se rapprocher de celle que présente un muscle en état de contraction. Le liège lui parut offrir les meilleures conditions, mais au lieu d’en faire une grosse masse il se contenta d’en former un noyau et le recouvrit d’une mince couche de caoutchouc mou. Après vulcanisation, le tout forme une masse homogène qui rappelle le charbon.

L’empreinte est prise de la manière suivante : on établit

d’abord une plaque palatine en caoutchouc (fig-. 298 a) dans laquelle se loge un coulisseau b. La tige de fer c, qui y pénètre, est soudée à une étroite bande de laiton reposant contre le palais mou et recourbée en haut derrière le voile, de telle sorte qu’elle vienne s’appliquer contre la perforation de celui-ci (e, d). Sur la branche montante est soudée une petite bande transversale qui sert à porter l’empreinte. La position de ce support est exacte lorsque le patient peut le garder dans la Douche, tout en se livrant à des efforts de déglutition sans que la muqueuse soit irritée.

La gutta-percha ramollie estfi.xée sur le prolongement.

Fig. 298. — Obturateur de Brugger.

à l’entrecroisement des deux bandes, et, l’appareil une fois mis en place on fait parler et avaler le patient jusqu’à ce que les contractions musculaires aient distinctement impressionné la gutta-percha. L’empreinte est satisfaisante dès que le patient peut gonfler les joues sans laisser échapper l’air.

L’empreinte sert à couler un moule de plâtre qui pourra se démonter en trois ou quatre pièces. On ajuste un ressort en or sur le plâtre, de telle sorte qu’il occupe exactement la dépression laissée par la bande de laiton qui supportait l’empreinte. La position de ce ressort c(fig. 299) sera donc identique à celle de la bande par rapport au palais mou : l’une de ses extrémités est soudée avec la tige d du coulisseau, tandis que l’autre supporte une petite masse de caoutchouc vulcanisé de la grosseur d’un pois qui servira à fi.xer la masse obturatrice.

Cette dernière est alors constituée de la manière sui-

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