OPERATIONS SUR LES ANNEXES
postérieur), ou de l'importance des adhérences intestinales et épiploïques, et des fusions par adhérences avec le péritoine voisin.
Le domaine de l'incision vaginale antérieure s'étend donc aux tumeurs grosses et faciles à évacuer, comme aux petites tumeurs dures, mobilisables, situées au-dessous du détroit supérieur, et placées dans le cul de sac antérieur. On pourra aussi atteindre des collections annexielles placées sur la face postérieure de l'utérus antéfléchi, à condition qu'elles ne soient pas adhérentes au fond du cul de sac de Douglas. Nous pourrons donc soigner, parla voie qui nous occupe, des lésions ovariennes (castration, ablation de kystes ovariens et paraovariens, kystes dermoïdes, petits fibromes ovariens), et aussi pratiquer l'extirpation de grossesses tubaires dans les premiers mois, d'hydro et de pyo-salpinx, ni trop haut situés, ni trop adhérents ; parfois enfin l'on pourra avoir à traiter des lésions appendiculaires.
L'ablation des ovaires est une opération typique ; il suffit en effet de placer une ligature sur une formation plus ou moins pédiculée.
On attire au dehors l'ovaire, parfois l'utérus et l'ovaire, au moyen d'une colpocceliotomie telle que nous avons appris à la faire, au chapitre de la vaginofixation (pi. XXVI). On lie les artères, puis toute la base de la partie à exciser. Les vaisseaux principaux sont l'artère spermatique interne arrivant à l'ovaire par* le ligament suspenseur de cet organe, et aussi les branches tubaires et ovariennes émanées de l'utérine. La ligature du ligament suspenseur de la trompe avec les vaisseaux qui la longent, et du ligament tubo-ovarien, suffisent donc pour interrompre toute circulation. Pour plus de sûreté, au point de vue d'hémorrhagies possibles, et aussi pour antéfixer l'utérus, il sera bon de fixer le moignon ligamentaire dans la plaie vaginale (pi. XXXIII). La plaie de la colpocceliotomie est fermée par un surjet. S'il y a infection, on tamponnera sans fermer.
Une technique particulière est à employer dans les cas de kystes sous- séreux qui doivent ètreénucléésdu ligament large, ou parfois abordés par le cul de sac postérieur. La colpotomie ne permettra de les traiter que s'ils sont petits.
La plupart des abcès pelviens, tubaires ou autres, seront attaqués par le cul de sac postérieur. Il faut de toute façon Schaeffer. — Technique gynécologique. 6
Planche XXVII. — Ovariotomie après colpocœliotomie an^ térieure. Pose des fils êtreignant le pédicule tuèo-orarien. Un iil
embrasse le ligament tubo-ovarien et l'origine de la trompe: l'autre étreint le ligament suspenseur de l'ovaire.
Planche XXVIII. — Ovariotomie après colpocœliotomie antérieure. Suture en surjet de la brèche péritonéo-vaginalé.
prévoir une erreur de diagnostic, et èlre préparé à la laparotomie ou à l'ablation totale.
S'il s'agit de cysto-adénomes, le dangerd'inoculation est plus grand dans la colpotomie que dans la laparotomie.
Tab.