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COMMÉMORATIFS

remonter à l’enfance et avoir échappé au malade, ou bien elle n’a pas déterminé de troubles sérieux et n’a pas éveillé l’attention. Dans ce cas, on cherchera quelques points de repère dans la vie du malade, en lui demandant par exemple comment il entendait à l’école, au régiment, etc.

c) Causes. — Le pronostic est meilleur dans les inflammations primitives de l’oreille moyenne, après un refroidissement par exemple, que dans les otites consécutives aux maladies générales (scarlatine, tuberculose); il est moins grave dans les surdités médicamenteuses (quinine, acide salicylique) que dans les surdités traumatiques (blessures, rupture du tympan après une explosion, un bruit intense). Il est plus favorable dans la surdité par obstruction nasale que dans celle qui survient dans les maladies générales (tabes, syphilis) ou dans la surdité héréditaire. Le malade est souvent lui-même le véritable artisan de sa maladie : injections dans l’oreille, introduction de corps étrangers, expérience de Valsalva fréquemment répétée. Il faut enfin savoir que le patient ne peut souvent caractériser la cause de son affection, particulièrement dans la surdité progressive, ou bien il le fait insuffisamment.

d) Troubles subjectifs. — La, plupart des affections de l’oreille moyenne et interne déterminent de la surdité. Le malade entend mieux au milieu du bruit (paracousie de Willis) dans les catarrhes chroniques. Nombre de maladies d’oreille provoquent des bruits continuels ou intermittents, des bruits graves ou aigus, des bourdonnements dans l’oreille ou dans la tête, pulsatiles quand il existe une affection cardiaque; quand les bourdonnements sont continus, le pronostic est très défavorable. Des douleurs d’oreille, c’est-àdire l’otalgie, se rencontrent dans les inflammations aiguës (sauf la tuberculose), dans la carie dentaire, les abcès du cou et du larynx, les affections et les névralgies du trijumeau; elles sont parfois, ainsi que les bourdonnements, si intenses qu’elles déterminent de l’insomnie. Fréquemment les malades accusent une sorte de pesanteur et une sensation de plénitude dans les oreilles, de la céphalée, la résonance de la voix dans l’oreille, du vertige et des nausées. L’otorrhée; enfin se rencontre très souvent chez des sujets

MÉTHODES D’EXAMEN

qui ne se plaignent que de dureté de l’oreille, elle exhale parfois une odeur fétide et peut s’accompagner de la même sensation dans la bouche.

e) Traitement antérieur. — Le malade doit être interrogé avec soin sur la thérapeutique qui a été instituée jusqu’alors, et il est utile de savoir s’il a été traité, pendant combien de temps, par quel procédé, avec ou sans succès.

B. — EXAMEN DU MALADE

Il comporte : a) Y examen de l'état général, b) celui de l'oreille.

a) Pendant et après l’interrogatoire du malade, on fera un examen de l’état général, surtout en présence d’une complication otitique, d’ordre chirurgical. On prendra la température, on verra si le malade est en état de supporter une intervention, la position de son décubitus (en chien de fusil dans la méningite), la coloration de la peau (ictérique dans la pyémie), le faciès (le sourd a une expression singulièrement uniforme), la paralysie du facial (dans la carie du rocher), le faciès hippocratique, le ralentissement du pouls (dans l’abcès du cerveau), la paralysie des muscles de l’œil le délire, les vomissements (dans la méningite), le collapsus le vertige (dans l’otite interne, l’abcès du cervelet), les frissons (dans la pyémie), etc.

b) Dans l’immense majorité des cas, il s’agit de maladies purement auriculaires qui nécessitent simplement l’examen spécial de l’organe auditif.

Un examen complet de l’oreille comprend : 1° l’inspection, 2° la palpation, 3° l’otoscopie, 4° l’exploration avec le stylet, 5° la percussion de l’apophyse, 6° la radiographie, 7° l’examen de la fonction auditive, 8° la rhinoscopie antérieure et postérieure et la pharyngoscopie, 9° le cathétérisme de la trompe, 10° l’exàmen médical, 11° la recherche de la simulation, 12° l’examen bactériologique et histologique.

î. Inspection. — Elle permet de reconnaître les affections du pavillon de l'oreille et de son voisinage : variations

EXAMEN DU MALADE

de forme et de coloration (par exemple anomalies, inflammations, tumeurs). Dans les suppurations de l’oreille moyenne on peut apercevoir du pus et des polypes au méat auditif. On peut observer des fistules au pourtour de l’oreille dans les complications osseuses des otites, des cicatrices sur l’apophyse mastoïde dans les guérisons spontanées ou après les opérations. Il est intéressant de noter les différents aspects du pavillon de l’oreille en examinant la tête de côté, par devant, par derrière et surtout par l’examen comparatif des deux oreilles. Ainsi, par exemple, tout le pavillon est abaissé, sa partie supérieure refoulée en dehors, le sillon rétro-auriculaire effacé dans l’abcès sous-périosté de l’apophyse; on ne confondra pas « ce mode de présentation » du pavillon avec celui que détermine l’oedème consécutif à une otite externe, avec celui qu’offrent certains individus dont les oreilles sont anormalement écartées (oreilles de chat). Quand au contraire l’extrémité inférieure du pavillon est projetée en dehors avec gonflement cervical concomitant, il s’agit vraisemblablement d’une mastoïdite de Bezold.

2. Palpation. — Le palper contrôle les données fournies par la vue. Il permet de reconnaître l’empâtement des téguments périauriculaires, de distinguer les tumeurs solides des collections liquides, l’œdème (qu’on rencontre dans l’otite externe) de l’infiltration (qui ne s’observe que dans les mastoïdites), de rechercher enfin la tuméfaction ganglionnaire, prétragienne dans l’otite externe, sus-apophysaire et parotidienne dans l’otite moyenne. On apprécie la sensibilité douloureuse en exerçant une pression sur la pointe de l’apophyse, la fossé mastoïdienne (indice d’otite moyenne), en tirant sur le pavillon de l’oreille (otite externe).

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