PËRICHONDRITE
Étiologie. — Infection consécutive à un traumatisme, à une brûlure, à l’autoplastie du conduit dans l’opération radicale, aux otites externe et moyenne.
Marche et symptômes. — L’évolution est analogue à celle de l’othématome, mais l’apparition est moins rapide. Début caractérisé par de fortes douleurs, puis apparition à la face externe du pavillon d’une tumeur rouge foncé, d’abord empâtée, plus tard fluctuante. La peau est très chaude. Presque toujours le pavillon est atteint dans sa totalité, mais la limite de la tumeur s’arrête nettement au lobule. Selon l’intensité de la lésion et l’étendue du cartilage atteint, la périchondrite se termine par la guérison ou la nécrose du cartilage avec difformité consécutive du pavillon. L’exsudât d’abord analogue à la synovie est plus tard purulent. La périchondrite tuberculeuse, rare du reste, est caractérisée par la formation de nombreuses granulations dans lesquelles on peut rencontrer des bacilles de Koch.
Traitement. — Compresses glacées et pansement humide. Incision s’il existe de Ja fluctuation. Enlever les fragments de cartilage nécrosés, gratter les fongosités et les trajets fistuleüx, drainer. Dans la périchondrite tuberculeuse : injections de glycérine iodoformée.