SYPHILIS
Le conduit est plus souvent le siège d’accidents secondaires que d’accidents tertiaires et primitifs. La syphilis du conduit coexiste le plus souvent avec celle du pavillon. Les larges condylomes qui siègent ordinairement sur la paroi cartilagineuse antérieure du conduit l’ulcèrent parfois sous forme de cratères dont le fond bourbillonneux est entouré de bords fongueux; ces ulcérations obstruent le conduit auditif et donnent naissance à une sérosité fétide. Ces accidents s’accompagnent en général de douleurs violentes et d’une forte tuméfaction ganglionnaire. La guérison s’obtient avec ou sans sténose. Quant au diagnostic il ne se fait qu’après un examen complet du malade.
Le traitement comporte : 1° la médication générale, 2° une thérapeutique locale constituée par des lavages antiseptiques, l’introduction de lanières de gaze iodoformée dans le conduit et la cautérisation des fongosités avec le crayon de nitrate; l’insufflation de poudre d’acide borique.