MYRINGITE CHRONIQUE
Elle reconnaît comme cause une myringite aiguë qui sous l’influence d’une irritation permanente comme par exemple le cérumen, des corps étrangers, une otite externe, un mauvais état général, entraîne le passage à l’état chronique.
Subjectivement, elle détermine de la démangeaison, un écoulement fétide, mais parfois aussi elle ne se révèle par aucun symptôme. Objectivement, le tympan est enflammé, ; généralement dans sa totalité, rarement dans Je quart postéro-supérieur ou au niveau de la membrane de Shrapnell. Le tympan apparaît avec une couleur gris sale, et souvent il est recouvert de petites granulations framboisées ^ (planche 38, 14); le manche du marteau est hyperémié; quand les sécrétions sont desséchées il se forme des croûtes sous lesquelles "persiste la sécrétion fétide. La maladie se termine par la guérison ou par l’épaississement du tympan qui reste squameux (myringite desquamative).
Il faut bien différencier la myringite chronique d’une otite moyenne suppurée chronique. Deux caractères servent au diagnostic : 1° l’absence de perforation qu’on décèle par le stylet, le Siegle, l’examen et l’auscultation pendant la douche d’air; 2° l’absence de troubles auditifs même légers.
Le traitement consistera : s’il existe des sécrétions à les j sécher et à faire des insufflations d’acide borique; s’il existe des granulations à les cautériser à l’acide chromique et à prescrire des instillations de liqueur de Van Swieten.
Outre la myringite aiguë et chronique le tympan peut présenter d’autres affections jilus rares : tuberculose miliaire
qui se traduit par de petits tubercules jaune rouge sur le tympan (Schwartze), des condylomes ou des gommes au cours de la syphilis, et de petites perles blanchâtres (cholestéatome) à la suite d’hyperkératoSe circonscrite.