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RÉTRÉCISSEMENTS DE LA TROMPE

Ils peuvent siéger : a ) au niveau de l'orifice pharyngien et être dus alors à une compression déterminée par des tumeurs de voisinage : végétations adénoïdes, hypertrophie des amygdales, polypes naso-pharyngiens ou à l’affaissement des parois tubaires qu’on peut observer au cours de la paralysie faciale et dans la fissure congénitale du palais ; — b) au niveau du canal tubaire et surtout dans la région de l'isthme, ils sont alors fonction et conséquence d’un catarrhe chronique de la caisse.

Symptomatiquement ils se reconnaissent : 1° à l’examen otoscopique qui montre une aération insuffisante de la caisse se caractérisant par un enfoncement du tympan avec saillie du pli postérieur et de la courte apophyse; 2° par le cathétérisme : l’auscultation fournit un bruit très aigu, sifflant, et la poire à air doit vaincre une forte résistance. Le Politzer et le Valsalva échouent.

Le traitement doit s’inspirer de la cause pathogénique qui a provoqué la sténose tubaire. Est-elle due à une salpingite chronique d’origine inflammatoire? bougirage, deux à trois séances par semaine, d’une durée d’un quart d’heure chacune, avec des bougies augmentant progressi-

vement de calibre; très souvent on obtient une amélioration. La sténose est-elle d’origine fibreuse ? la guérison est rare; on peut tenter de sectionner le rétrécissement, faire la « salpingotomie » à l’aide d’un bistouri à lame cachée introduit par le cathéter ou encore employer l’électrolyse. Y a-t-il atrophie des muscles tubaires : on appliquera la galvanisation. Enfin quand la sténose est absolument incu-' rable et détermine de ce fait la surdité, on est en droit de perforer artificiellement le tympan au galvano, au besoin d’enlever le marteau afin de permettre l’aération de la caisse par la voie du conduit.

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