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PETITES MOLAIRES OU PRÉMOLAIRES

linguale présente un petit bourrelet, qui rappelle la tubérosité linguale des prémolaires et qui forme une transition entre les incisives étroites et les larges molaires.

La face externe ou labiale se termine par une forte pointe ; cette pointe ne correspond pas tout à fait au milieu de la dent, mais est un peu rejetée en dedans vers le plan mésial, ce qui permet de différencier facilement la canine droite de la gauche ; pour la même raison, le bord distal paraît plus grand et plus anguleux que le bord mésial. Il en est de même pour les canines inférieures, plus petites. Les racines des canines supérieures sont très fortement développées et rondcs-ovalaires à la coupe ; les inférieures plus faibles et plus aplaties latéralement (voy. fig. 12). Le canal pulpaire est vaste et plus facile à atteindre que dans n’importe quelle autre dent.

Les canines sont les dents les plus solides et les plus résistantes et pour cette raison, elles ne doivent être sacrifiées qu’en dernière ligne dans les cas de redressement, etc.

Petites molaires ou prémolaires

Après les canines viennent de chaque côté, deux prémolaires ; elles sont donc au nombre de huit en tout ; elles sont un peu plus faibles que les canines, auxquelles elles ressemblent d’ailleurs par leur face labiale, surtout par leur conformation latérale ; mais par leur tubérosité linguale, un peu plus courte que l’antérieure, elles acquièrent une plus grande épaisseur et se rapprochent des molaires.

Les prémolaires supérieures possèdent deux tubérosités bien formées, la labiale étant un peu plus haute et plus pointue que lalingualc; la première et la deuxième prémolaire se ressemblent tellement qu’il est difficile de les distinguer l’une de l’autre par leur couronne [cependant les tubercules de la deuxième bicuspide sont moins saillants et s’élèvent à peu près tous deux au même niveau]. Malgré la grande variabilité déformé des racines, on peut admettre entre les deux bicuspides supérieurs la différence suivante : La racine de la première est formée de deux parties, séparées ou fusionnées, tandis que celle de la deuxième un peu plus longue est cl’une seule pièce fortement comprimée latéralement; [il n’est cependant point très rare de trouver dans ces dernières dents deux canaux radiculaires].

La première prémolaire inférieure rappelle encore forte-

ment, lîi slructürç de la canine ; la tubérosité ling uale [ peu accentuée] a encore la forme d’un bourrelet d’émail ; elle ne possède généralement qu’une racine qui paraît très faible en comparaison de celle de la canine ; elle est ovale à la coupe avec des rainures latérales longitudinales.

La deuxième prémolaire inférieure est la plus forte de toutes les prémolaires, sa couronne se compose d’une forte tubérosité labiale et de deux tubérosités linguales ; elle est don c tricnspifle. en conséquence la surface triturante présente un développement assez important.

La racine est relativement forte, longue et de forme ronde ovalaire, [présentantparfois un sillon longitudinal] comme dans les premières prémolaires; la racine est implantée perpendiculairement dans le maxillaire et il est généralement facile d’introduire la sonde dans l’orifice central du canal radiculaire.

Grosses molaires.

Au nombre de trois de chaque côté, soit douze en tout. Leurs surfaces triturantes compliquées témoignent de’ l’importance masticatoire do ces dents, les plus volumineuses de la dentition humaine ; ces surfaces triturantes sont composées de tubérosités de développement divers et de disposition variée entre lesquelles se trouventdes sillons et des fossettes (fi g. 24 et 25).

Les molaires sont environ d’un volume double des prémolaires et, si on les examine par leurs couronnes, elles ressemblent à deux prémolaires réunies par leurs faces proximales ; elles possèdent deux tubérosités linguales et deux tubérosités buccales. Leur forme est souvent désignée comme cubique, mais comme leur diamètre médio-distal est plus grand que leur diamètre labio-lingual, le terme de prismatique serait plus exact.

La première molaire s’appelle dent de six ans, la deuxième dent de douze ans, la troisième dent de sagesse.

Les molaires supérieures possèdent trois racines, les inférieures n’en ont que deux.

Les molaires supérieures présentent des caractères communs, mais ont cependant des différences individuelles. Comme dans les prémolaires, les tubérosités buccales sont plus développées que les linguales, et parmi elles la mésio-buccale est la plus longue et la plus pointue.

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