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BACTÉRIOLOGIE

incisives inférieures qui se présentent derrière les incisives temporaires, rapports que j’ai indiqués dans les figures 49 et 50. La figure 50 représente un maxillaire infan-

Fig. 50. — Alvéoles des dents de lait et des dents permanentes.

tile auquel on a arraché les six dents de devant, pour montrer, en arrière des dents de lait, les alvéoles en formation pour les dents permanentes.

Bactériologie

La bouche sert d’habitat et d’étuve à une quantité considérable de germes qui y trouvent les conditions de chaleur, d’humidité et de nutrition les plus favorables-pour leur clével ement.

L’apport des bactéries est d’ailleurs plus facile en ce lieu qu’en aucun autre endroit de l’économie. A chaque inspiration, la bouche étant ouverte laisse pénétrer des microbes ou des spores et ces derniers se fixent facilement sur la surface humide de la muqueuse ; les aliments et les boissons en introduisent encore une certaine quantité tous les jours, sans compter ceux que laissent les objets les plus divers que nous portons à la bouche : cigares, cure-dents, timbres-postes, enveloppes, voir même instruments dentaires ou chirurgicaux. Dans tous ces cas l’infection de la bouche vient de Yextérieur.

L 'Organisme, lui aussi, peut fournir des germes, chose importante à connaître, et qui sert à chaque instantà éclairer certains diagnostics. Citons par exemple le cas de la phtisie pulmonaire où les bacilles se trouvent transportés dans la nouche par voie centrifuge, soit par le courant produit par l’épithélium cilié, soit parles quintes de toux,

PHYSIOLOGIE

et se rencontrent alors dans le mucus buccal ou dans les crachats.

Des microbes de l’estomac peuvent également être transportés dans la bouche par hoquet ou par vomissement. Signalons enfin l'infection hématogène qui se produit par apport vasculaire, dans la tuberculose pulmonaire par exemple.’

Morphologie et Biologie

Nous ne dirons ici qu’un mot de la morphologie et de la biologie des schizomycétes, en employant la classification moderne deLehmann et Neumann (1).

Fig. SI. — a, cocci ; b, diplocoques ; c, streptocoques ; d , staphylocoques ; e. tétrades;/ - , sarcines ; g, bacilles;*, streptobacilles ; i, vibrion ; spirilles.

Sous le nom de schizomycétes, on comprend des éléments végétaux extrêmement petits dont l’épaisseur no dépasse pas 2 à 5 g dépourvus de chlorophylle, non ramifiés et se divisant par scission.

On les regarde généralement comme des plantes, car on n’a pas découvert chez eux d’organes autres que les cils qui servent à la motilité. Il n’est pas absolument démontré que cela soit exact, surtout si l’on réfléchit aux ressem-

(1) Atlas-manuel de bactériologie, édit, française par Griffon, 1893, Paris, librairie J.-B. Baillière.

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