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Mesure du champ visuel

Le champ visuel doit être mesuré dans un certain nombre d’affèctions oculaires, cérébrales et nerveuses. Alors que nous vérifions seulement l’état fonctionnel du centre de la rétine en mesurant l’acuité visuelle, nous recherchons en mesurant le champ visuel, la fonction de toute l’étendue de la rétine et nous voyons en particulier jusqu’à quel point de la périphérie elle perçoit encore. Il peut exister avec une acuité centrale excellente des lacunes, appelées scotomes , dans le champ visuel, ou bien le champ visuel peut êtr erétréci à sa périphérie, régulièrement ou irrégulièrement, c’est-à-dire plus étendu sur un point et moins étendu sur un autre. Il arrive aussi que dans les deux champs visuels il n’existe que la moitié droite ou la moitié gauche du champ, affection qui porte le nom d 'hémianopsie, ou qu’il y a des lacunes homonymes.

On désigne ainsi les lacunes qui existent dans les moitiés de même côté du champ visuel, et qui sont de forme et d’étendue égales (par exemple une lacune comprenant de chaque côté le quadrant postérieur gauche du champ visuel).

On peut déjà, par des moyens très simples, se rendre compte des modifications du champ visuel, et il est préférable de procéder au moins de la sorte à cette recherche, au lieu de la laisser entièrement de côté, lorsqu’on n’a

pas à sa disposition l’appareil nécessaire (périmètre) pour fl une détermination précise du champ visuel. Nous pou- ' vons étudier le champ visuel de la manière suivante, ! qui est la plus simple. Le sujet'étant assis ou couché..* (on doit parfois examiner ainsi un malade au lit) devant nous, nous plaçons notre figure en face de lui à une .1 distance d’environ 0™,5, de façon que Jes visages soient parallèles. Ensuite nous examinons par exemple l’œil . gauche du sujet, après avoir bandé son œil droit ; nous le prions de nous fixer l’œil qui est en face de lui, I par conséquent l’œil droit, et nous contrôlons tou- J jours précisément, avec nos yeux, s’il suit cette recommandation. En même temps, nous avançons avec nos . I doigts étendus de la périphérie extrême vers la ligne qui .'I relie notre œil à celui du malade, et cela dans un plan I qui est à égale distance de notre figure et de la sienne. | Par exemple, si nous étendons notre bras droit horizon- H talement, et en même temps si nous élevons des doigts, fl nous pouvons les voir et même les compter dans la vision fl indirecte, tandis que nous regardons en même temps l’œil fl du malade. Si nous fléchissons alors le bras et si avec les .fl doigts écartés nous approchons de notre ligne visuelle, fl nous voyons, nous et le malade, continuellement les fl doigts, si nous avons tous deux un champ visuel normal, fl Mais si le malade a, par exemple, un champ visuel très fl petit, ou un champ fortement rétréci du côté temporal, fl il ne verra nos doigts que lorsque nous serons arrivés 1 tout près de la ligne qui relie notre œil au sien du même (fl côté. Pour constater si le sujet voit réellement les doigts, f nous pouvons alors exécuter avec eux tantôt de petits 1 mouvements de va-et-vient, tantôt ne pas en faire et nous | faire indiquer quand il y a des mouvements et quand il 4 n’y en a pas. Ainsi nous examinons le champ visuel en ! haut, en bas, et ainsi de suite, en le comparant à notre 1 propre champ visuel, mais nous ne sommes évidemment pas en état de noter avec des chiffres l’état du champ -ï visuel.

Toutefois il y a des cas où, quelles que soient les cir- M constances, nous sommes obligés de recourir àce procédé flj

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