MESURE DU CHAMP VISUEL
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Dès qu’il la voit nettement, il doit donner le nom de la «couleur. Pour la marque blanche, on lui dit à l’avance qu’il s’agit seulement pour lui de voir quelque chose s’agiter, sans s’occuper de la couleur.
Dès qu’il-en est ainsi, il doit dire : « à présent »!
On note alors le degré au niveau duquel la marque s’est arrêtée.
4. La mensuration du champ visuel doit être faite chez un malade qui n’est, pas fatigué, et pour cette raison encore ne doit pas être trop prolongée. Elle doit donc être exécutée assez rapidement. Lorsque le malade est fatigué, le champ visuel peut être trop petit.
Pour la notation, nous employons les schémas qui, d’après Fôrster, donnent les limites d’un champ visuel normal très étendu.
[Les schémas, où les limites des couleurs sont indiquées, sont des plus pratiques. A. T.]
En ce qui concerne l’instrument à employer, nous possédons un assez grand nombre de périmètres de construction diverse. Celui que Fôrster a recommandé et introduit dans la pratique se distingue par sa simplicité et sa commodité. Il se compose d’un demi-cercle qui peut tourner sur lui-même et au centre duquel, au moyen d’un appui pour le menton, est placé l’oeil à examiner.
Un instrument, qui nous semble excellent, a été récemment construit par Ascher. Il remplit l'indication de projeter le champ visuel sur une sphère creuse et de l’y noter directement, sans que l’observateur, comme cela pouvait avoir lieu avec les sphères creuses déjà quelquefois employées, perde 'de vue l’œil de l’observé, ce qui lui permet le contrôle. La sphère creuse, d’une grandeur moyenne et portative, se compose seulement de celluloïd d’une transparence absolue. [On se rappellera 1’inllammabilité du celluloïd. A. T.] Sur la surface extérieure de la sphère, on fait marcher les marques et on note les limites obtenues avec de la craie tendre. Le malade tient lui-même l'instrument devant l'œil observé d’une façon commode et qui lui Convient généralement.
Les anomalies du champ visuel ont très souvent une signification importante. Elles nous montrent non seulement que la fonction rétinienne est léspe en certains endroits, mais qu’il y a aussi des lésions dans le nerf optique et dans son trajet jusqu’à l’écorce occipitale, ainsi que des maladies de cette partie de l’écorce.
Parmi les maladies des yeux, le décollement rétinien I provoque particulièrement des altérations du Champ H visuel. Le rétrécissement correspondant au décollement se trouve dans le sens opposé, de sorte que le rétrécis- ^B semeht est en bas dans le champ visuel lorsque le décol-^B lement est en haut. On trouve un rétrécissement concen- I trique, quelquefois très marqué, dans la dégénérescence^M pigmentaire (rétinite, cirrhose) de la rétine. Un scotome I annulaire correspond quelquefois à. une choroïdite spé-fl cifique. Les scotomes disséminés se rencontrent dans les^| choroïdites disséminées, le scotome central dans les:fl maladies de la macula, etc. L’atrophie du nerf optique, fl quelle qu’en soit la cause, provoque souvent un rétré-JB cissement du champ visuel, surtout pour les couleurs, I auquel cas le vert précède les autres. Un scotome central I résulte d’une maladie du faisceau papillo-maculaire. S'il I manque dans chaque champ visuel une moitié homonyme, fl la gauche par exemple, ceci nous indique une hémianopsie 9 engendrée par une lésion de la bandelette optique droite, fl derrière le chiasma, de son trajet jusqu’à l’écorce céré-fl braie du côté droit, ou même au niveau de cette dernière. I Des lacunes homonymes du champ visuel font aussi con-^B dure à une lésion qui se trouve en arrière du chiasma ifl dans l’hémisphère cérébral du côté opposé (1).