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Examen de la tension intra-oculaire

On recherche le degré de la tension intra-oculaire, d’abord avec les doigts, de la même manière qu’on î apprécie la consistance d’une néoplasie ou la fluctuation dans une tumeur [et par conséquent jamais avec un seul doigt, faute habituelle aux débutants]. Pour que cet examen très important ait une précision convenable, on fera bien de se conformer aux règles suivantes.

On fait regarder le malade devant lui ou un peu en bas, de manière à ce que l’observateur place le bout de ses deux index l’un à côté de l’autre sur la paupière supérieure, et'sente la région supérieure de l’œil qui s’étend du limbe à l’équateur du globe. Puis on imprime au globe une légère pression alternativement avec l’un des doigts; pendant cette manœuvre, le doigt qui ne presse pas fixe légèrement le globe, qui sans cela pourrait rouler et échapper.

Les bras de l’observateur doivent être dans une situation commode et absolument symétrique , de façon que les muscles des deux bras soient dans le même état de tension. Dans ce but, on doit se tenir assis ou debout, devant l’œil observé, et non latéralement. En effet, la position symétrique des bras et des mains facilite notablement la délicatesse de la perception du tonus, chose fort nécessaire ici. De plus, comme on sent comparativement avec les parties symétriques des deux index aussi finement que possible (chaque doigt constate à la pression alternative la résistance qui est en cause), il est préférable d’employer les deux index au lieu du second et du troisième doigt d’une seule main. Il ne faut pas faire trop fortement regarder en bas l’œil observé, pour la raison que la tension de l’œil pourrait alors être plus élevée, notamment par suite de la pression des muscles extrinsèques de l’œil. Le droit inférieur et le grand oblique pressentie globe, en le dirigeant en bas, et c’est

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