‹ Atlas manuel des maladies externes de l'oeilChapitre 67 sur 79 · DÉPLACEMENTS · texte numérisé non relu

DÉPLACEMENTS

réfringent qui atteint 10 D. dans l’œil emmétrope. Si le cristallin se fixe dans le corps vitré et ne provoque désor mais aucune nouvelle lésion, le malade peut bien voir avec un verre à cataracte. Mais ee sontlà dès cas exceptionnels.

• Le plus souvent la pression intra-oculaire s’élève et entraîne peu à peu la cécité avec de vives douleurs.

[Comme l’entraînait souvent l’ancienne opération de l’abaissement. A. T.]

Le 'pronostic des déplacements du cristallin est donc sérieux, l’œil atteint est toujours gravement lésé, souvent même perdu.

Le traitement peut corriger chez quelques malades le défaut visuel par la prescription du verre convexe correcteur de l’aphakie. Dans la subluxation, on peut pratiquer la suppression du cristallin par la discission, surtout chez les jeunes' sujets : dans la luxation récente dans le corps vitré, on peut se proposer de fixer par un repos prolongé au lit le cristallin dans sa nouvelle situation, en même temps qu’on lutte contre l’élévation de la tension intra-oculaire par les myotiques (ésérine, pilocarpine).

[Les cristallins flottants peuvent être fixés dans la chambre antérieure avec une longue aiguille et extraits par une incision cornêenne. A. T.]

Le glaucome peut être aussi amélioré dans une certaine mesure par des sclérotomies répétées. L’ablation du cristallin luxé entraîne généralement une forte et dangereuse perte du corps vitré. L’énucléation doit être souvent pratiquée à cause des douleurs du processus glaucomateux absolu.

[D’autres fois, l’exentération ou l’ablation de la cornée et de l’iris (Panas) peuvent remplacer l’énucléation. Enfin on extraira, au bout de quelques semaines, le cristallin luxé sous lâ conjonctive. A. T.]

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