II. Pour l'île de Sardaigne
12° Intendance de Cagliari, Cagliari, ch.-l. sur le golfe de! son nom, au S. de l'île, 30 000 hab., beau port et ville forte.
13° Intendance de Siuoro, Nuoro, ch.-l.
14° Intendance de sa*sari, Sassari, ch.-l., vers l'extrémité N. O. de l'île, 20 000 hab.
La superficie des États Sardes était de plus de 75 000 kil. carrés, dont le tiers environ pour l'île de Sardaigne; — la population s'élevait à 4 916 000 âmes, dont 550 000 environ pour la partie insulaire, ce qui donne plus de 66 hab. par kil. carré. Le gouvernement était una monarchie constitutionnelle.— L'armée sarde était forte de 48 000 hommes environ, dont 7000 chevaux. Les principales pla:es fortes du royaume étaient, outre celles que nous avons indiquées ci-dessus: Vintimiglia (Vintimille), Vigevana; le fort de Bard à la descente du Grand Saint-Bernard; Vinadio à celle du col de l'Argentière. — La marine sarde se composait de 40 bâtiments de guerre y compris les transports; le personnel de la flotte était de 2800 hommes. Gênes, Nice, Spezzia, Cagliari étaient les principaux ports militaires. — Le revenu de l'État était évalué à 110 millions environ, et la dépense à près de 151 millions. La dette était de 528 millions.
Provinces autrichiennes.
I. La EiOisibaruic formait neuf provinces : 1° Bergame, 2° Brescia, 3° Côme , 4° Crémone, 5° Lodi et Crème, 6° Mantoue, 7° Milan, 8° Pavie, 9° Sondrio ; ■— IL la vénétie, formait huit provinces : 1° Bellune, 2° Padoue, 3° liovigo, 4° Trévise, 5° Udine, 6° Vérone, 7° Ticence (voy. pour le détail de la Lombardie la carte d'Italie septentr., n° 71; pour celui de la Vénétie, V Autriche, n° 67).
Principauté de Monaco.
Enclavée dans le comté de Nice et placé sous la protection de la Sardaigne. Population de 8000 âmes environ dans un territoire de 1 20 kil. carrés. Son indépendance était consacrée par les traités de 1815. Trois villes : Monaco, résidence du souverain, village de pêcheurs plutôt que ville; Menton, 3000 hah.; port de commerce, et Roquebrune (Roccabruna).
Duché de Parme.
Le duché de Parme comprenait avant, 1847, le duché de Guastalla, qui a été annexé à l'État de Modène. — Superficie de 6200 kil. carrés; — population de 502 800 hab. , soit 81 hab. par kil. carré. — Gouvernement absolu; la maison régnante était une branche des Bourbons d'Espagne, qui possédait auparavant le duché de Lucques. Forces militaires de 6000 hommes , sur le pied de paix, et de 8500 sur le pied de guerre; 9 millions de revenu. Le duché était divisé en 5 provinces. Les villes principales étaient : Par y e, cap. 40000 hab., sur la Parma; Plaisance, sur le Pô, 28 000 hab., forte citadelle avec garnison autrichienne; Borgo- San-Donnino.
Duché de Modène.
Le duché de Modène s'étendait jusqu'à la mer par le territoire du petit duché de Massa-Carrara, qui lui appartenait depuis 1829. Il s'était accru, en 1847, du duché de Guastalla, qui lui a été adjugé à la m >rt de Marie-Louise, duchesse de Parme. — Superficie : 6000 kil. carrés; — population : 586 000 hab., soit 97 hab. par kil. carré. — Gouvernement absolu; la maison régnante était une branche de la maison d'Autriche. — La force armée était de 3500 hommes, sans compter la réserve qui formait 14 000 hommes. — Revenu : 5 millions et demi, les dépenses s'élevaient à 8 700 000 fr. Le duché n'avait point déports, quoiqu'il possédât quelques kil. de littoral. — Six provinces. Les villes principales sont: Modène, cap., ville forte, 27 000 hab.; Reggio, au N. O., ville commerçante et industrieuse, 18 030 hab.; Carpi et Mirandole, places fortes; GuastaUa, sur le Crostolo ; Carrare, célèbre par ses marbres blancs.
Grand-Duché de Toscane.
Le Grand-Duché de Toscane possédait les îles d'Elbe, de Gorgona, de Pianosa, de Monte-Cristo et 57 autres. Il s'était accru, en 1847, de l'ancien duché de Lucques, lorsque l'infant Charles-Louis de Bourbon fut appelé à la succession du duché de Parme. — Superficie de 28 000 kil. carrés; — population de plus de 1 770 000 hab., soit 60 hab. par kil. carré. — Le gouvernement était une monarchie tempérée; la maison régnante était une branche de la maison impériale d'Autriche. La force armée de terre et de mer était d'environ 15 000 hommes. — Revenus 30 millions de fr.
Le grand-duché de Toscane était divisé en 6 départements (compartimenti), subdivisés en 241 communes et désignés parles noms de leurs chefs-lieux; il faut y joindre deux gouvernements particuliers, celui de Livoume avec l'île de Gorgona, et celui de l'île d'Elbe et îles adjacentes :
1° Florence (Firenze), cap. de la Toscane, sur l'Arno, 110 000 hab., patrie de Michel-Ange et d'Améric Vespuce, ville florissante par son commerce et son industrie, remarquable par ses monuments et ses magnifiques collections de sciences et de beaux-arts ;Prato; Fiesole; Volterra, célèbres dans l'histoire.
2° Lucques (Lucca), sur le Serchio, 24000 hab.
3° Pise, sur lArno, 20 000 hab., déchue de son ancienne importance, mais encore célèbre par son université et ses monuments, notamment par la Tour inclinée et le Campo-Santo.
4° Sienue (Sienna), au S., 18 000 hab., université.
5° Arezzo, sur un affluent de l'Arno, au S. E. de Florence , patrie de Guy d'Arezzo , inventeur des notes de musique, et du poëte l'Arétin; Pistoïa, au pied des Apennins.
6° «rosseio, sur l'Ombrone ; Piombino, place forte et port de mer.
7° livourne (Livorno), port franc sur la Mé-
OROGRAPHIE CONTEMPORAINE. — N° 70. L'Italie avant 1859.
diterranée , 75 000 hab. , grand entrepôt de commerce.
8° porto xerraio, ch.-l. de l'île d'Elbe, port et place très-forte ; Porto-Longone, très-beau port.
États de l'Église.
Les États de VÉglise, ou du Saint-Siège, touchaient aux deux mers qui bornent la péninsule à l'E. et à l'O. , ils étaient limités au N. par le Pô qui les séparait du royaume Lombard-Vénitien, à l'O. par le duché de Modène et la Toscane, au S. E. par la mer Tyrrhénienne, au S. 0. par le royaume des Deux-Siciles : à l'E. par l'Adriatique. Ils comprenaient en outre deux enclaves du royaume des Deux-Siciles, la principauté de Bénévent et celle de Ponle-Corvo. — Superficie 41 000 kil. carrés; — population de 2 900 000 hab. environ, soit 70 hab. par kil. carré ; — gouvernement : monarchie absolue élective. Le Pape est le souverain spirituel de toute la chrétienté. — Un ordre du jour du ministre de la guerre en 1850 avait réglé que l'armée pontificale aurait un effectif de 21 000 hommes. Revenus évalués à près de 62 millions de fr. , les dépenses à plus de 78 millions.
Les États de l'Église étaient divisés en 20 provinces, dont 1 portait le nom de Comarca de Rome; 6 le nom de Légations et 13 celui de Délégations. Les villes remarquables sont :
1° Comarca de Borne, Berne, sur le Tibre, 201161 hab., cap. des États pontificaux et métropole de la chrétienté, la première ville du monde sous le rapport des antiquités, des beaux-arts et des monuments, remarquable par sa célèbre basilique de Saint-Pierre, le Panthéon, le Golysée ou Colosseo, les palais pontificaux du Vatican, du Latran et Quirinal, le château Saint-Ange, la place du Peuple, le Corso ou la rue du Cours, etc. ; Tivoli, sur le Teverone ; Frascati, l'ancien Tusculum; Castel Gandolfo, résidence d'été du Saint-Père; Oslie, petit port sur le Tibre.
2° La légation de Bologne, Sologne, sur un canal entre le Reno et la Savena, 70 000 hab., industrieuse et commerçante, université célèbre et la plus ancienne de l'Europe.
3° La légation de Ferrare, Ferrare, sur le Pô di Primaro, 25 000 hommes, place forte avec une citadelle redoutable occupée par une garnison autrichienne; Commacchio, autre place forte avec garnison autrichienne.
4° La légation de Forli, ïorli, sur le Montone ; Rimini, à l'embouchure de la Marecchia; Cesena, sur le Savio.
5° La légation de Ravenne, Ravenne, sur le Montone, 18 000 hommes; bat. en 1512; Faënza, grand commerce de la poterie appelée faïence, du nom même de cette ville ; Imola.
6° La légation à'Urbin et Pesaro, Urbin (Urbino) , patrie de Raphaël, Pesaro, patr. de Rossini ; Fano.
7° La légation de Velletri, Velletri, au S. E. de Rome; Terracine, autrefois port de mer à l'extrémité des marais Pontins.
8° La légation d'incône, Ancâne, place forte sur l'Adriatique, 35 000 hab., la ville la plus commerçante des États romains, port militaire et port franc. — 9° Maccrata. — 10° CJamerino. — 11° — Fermo. — 12° Ascoli. — 13° Spolète. — 14° Rieti. — 15° ©rvieto. — 16° Délégation de Pérouse, Pérouse (Perugia), sur le Tibre. Fuligno, bouleversée par un tremblement de terre il y a 20 ans. Assise, avec un couvent célèbre, patrie de
saint François d'Assise.— 17° Délégation de Viterbe, citerne (Viterbo) ; Montefiascone ; Bolsena, près du lac du même nom. — 18° Délégation de Frosinone, ïrosinone, sur un affluent de Garigliano; Anagni, traité en 1295 ; Ponte-Corvo, dans la principauté de ce nom.' — 19° Délégation de Civita Vecchia, civita-vecchia, place forte, port militaire et porc franc ; bagne ; mines d'alun. — 20° Dans la délégation de Bénévent, composé de la principauté de ce nom, Bénévent (Benevento), sur le Calore, bat. en 1266.
République de Saint-Marin.
La république de Saint-Marin ou San-Marino est un petit État enclavé dans les États pontificaux et composé du territoire de la ville de Saint-Marin et de 2 villages. Superficie de 54 kil. carrés, et 8000 hab. Saint-Marin est située sur une montagne et défendue par un château fort; 5000 hab.
Royaume des Deux-Siciles.
Le royaume des Deux-Siciles ou États napolitains se composait de la partie méridionale de l'Italie ou et de la Sicile avec les îles environnantes. — La partie insulaire comprend , outre la Sicile , les îles du golfe de Naples, le groupe de Ponza, le groupe de Lipari, l'île d'Ustica, le groupe àesÉgades, les îles Pantellaria , Linosa et Lampédouse, dans la Méditerranée; les îles Trémiti, dans l'Adriatique. Le phare de Messine n'a que 2 kil. de large.
Superficie : 120 000 kil. carrés environ- — population : 8 700 000 hab, soit 72 hab. par kil. carré. Le royaume de Naples fournit plus des trois quarts de cette population; la Sicile ne renferme que 2 millions d'hab.; — gouvernement, monarchie absolue. La couronne était héréditaire, dans une branche des Bourbons d'Espagne. — L'armée était forte de 45 000 hommes sur le pied de paix ; elle pouvait être portée à 64 000 hommes en temps de guerre. — La marine comptait 15 bâtiments à voile, dont 2 vaisseaux de ligne, 5 frégates et 2C bâtiments à vapeur, dont 12 frégates. Le personnel de l'armée navale présentait un chiffre de 5300 hommes. — Le revenu public pouvait être évalué à 120 millions de fr.; la dette à 500 millions. — Le royaume des Deux-Siciles était divisé en 22 provinces, savoir : 15 en deçà du Phare et 7 au delà, Ces provinces subdivisées°en 74 districts, étaient, pour la partie en deçà du Phare : 1° Bfaples, ch.-l. Naples; — 5°lepays ou Terre de Labour, Caser ta; — 3° Molise, Campo Basso; — 4" l'Anruzze Citérieure , Chieti; — 5° l'Abrazze Ultérieure Pe, Teramo; — 6° TAbruMe Ultérieure BIe, Àvellino; — 7° la Principauté Ultérieure, Aquila ; — 8° la Capitanate, Foggia; — 9° la principauté extérieure, Saleme; — 10° la uasilicatc, Po.enza; — 11° la Calabre Citérienre, Cosenza; — 12° la Calabre ultérieure I''e, Reggio; — 13° la Calabre Ultérieure ï«c, Catanzaro; — 14° la Terre de Barî, Bari ; — 15° la Terre tl'Otraute, Lecce.
Partie au delà du Phare : païenne, Glrgenti, Trapaui, Cattanisetta, Frsesssne, Sfoto, Caliine, avec des ch.-l. du même nom; les îles du golfe de Naples : Procida, Ischia et Capri qui dépendaient de la province de Naples; les îles Ponza, de la Terre de Labour; les îles Trémiti de la Capitanate; l'île Ustica, de Païenne; Pantellaria, Linosa et Lampédouse, de Girgenti; les Égades, de Trapani; les Lipari de Messine.
]000 GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES
CARTES Nos 71 et 72.