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DIVISIONS

Japon.

Milles carrés

Japon ou Niphon avec Sado, Oki, Awadsi, etc. 4 248 Sikof. 328

Kiusiu et les petites îles. 812

lies dépendantes.

Jésô et les petites îles. 1465

Kouriles. 174

89 îles Bonins.

Lieou-Kieou. 38

Total : 7 065

La Russie compte à présent l'île de Sakhalien (Krafto) parmi ses possessions de l'Amour. Les Kouriles occidentales jusqu'à l'île d'Iturup inclusivement appartiennent au Japon.

armée. 368000 h. d'infanterie et 38 000 h. de cavalerie, chaque prince vassal devant entretenir 20 fantassins et 2 cavaliers autant de fois qu'il a 10000 thalers de revenus. Le Taïcoun entretient en outre une armée de 100 000 fantassins et de 20 000 cavaliers.

commerce et navigation. Les ports qui doivent, en vertu des traités, être ouverts aux Européens et

IV T5. Asie. — Japon. — Chine. 1011

Américains au Nord, sont1 : Hwga (au sud de Miaco), Kanagawa (Yocohama, baie deYedo) , Niegata (côte N. O. de Niphon), Hakodadi (Jeso) et Nargasaki (Kiusiu). Traités de commerce conclus avec le Japon : 1° Traité du 31 mars 1854 avec les États-Unis de l'Amérique du Nord; 2°, du 14 octobre 1854, avec la Grande-Bretagne; 3°, du 26 janvier 1855, avec la Russie; 4°, du 9 novembre 1855, avec les Pays-Bas; 5°, du 3 août 18G0, avec le Portugal ; 6°, du 25 janvier 1861, avec la Prusse; 7°, avec la Suisse, 6 février 1864.

La valeur de mouvement général de 1863 est évaluée, suivant des données officielles, pour l'exportation, à 5 017 000 dollars; pour l'importalion, à 1 600 000 dollars; cependant elle pourrait bien se monter réellement au triple de ce chiffre, car l'exportation de la soie brute seule s'est élevée, en 1863, a plus de 1 million de dollars (le dollar compté à 6f 30e):

Sont entrés, en 1863, dans les ports du Japon : 170 navires jaugeant 64 328 tonneaux, dont 100 navires britanniques, 40 américains, 13 hollandais, 8 allemands, 7 français, 2 russes; sorties: 168 navires, jaugeant 61 210 tonneaux.

3° Eihpfre chinois.

superficie : De 60 à 77 000 milles carrés (estimations variées entre ces deux chiffres : Mac-Gulloch, Barrow, Malte-Brun).

population : 400 millions. Chiffre très-douteux et probablement exagéré. Suivant Malte-Brun (Éd. Lavallée), 380 millions.

gouvernement : Monarchie héréditaire et absolue. I a Chine proprement dite est seule soumise à l'autorité de l'empereur. Les autres parties de l'empire sont seulement tributaires.

Le premier pas vers l'introduction d'une sorte de gouvernement représentatif a été fait par un décret impérial qui convoque pour deux mois annuellement, dans la capitale, une assemblée délibérante, pour la composition de laquelle chaque province devra envoyer deux représentants.

Les fonctionnaires de l'État ou mandarins sont répartis en 9 classes, chaque Classe se divise à son tour en un 1er et 2° ordre. Les employés civils ont la préséance sur le militaire.

Le conseil d'Élat se compose de 4 hauts dignitaires ; le conseil de Régence ; le Sénat se compose d'une assemblée de 18 dignitaires.

religions : 3 religions principales répandues dans l'empire et dans la Chine proprement dite : 1° Religion philosophique de Confucius; 2° religion des esprits; 3° bouddhisme. Aucune ferveur religieuse en Chine. La Tartarie et le Tibet surtout sont le centre du bouddhisme sérieux.

race. Tartare.

langue. Chinois, mandchoux, tibétain, même famille de langues monosyllabiques.

finances. On ne peut obtenir des renseignements authentiques sur les revenus de l'État (d'après un rapport officiel de l'année 1844, ils s'élevaient à 191 804 139 taels ou à 63 934 713 liv. sterl.).

armée. L'armée est, d'après de nouvelles données, forte de 600000 h., qui sont disséminés sur toute l'étendue de l'empire ; il y a, en outre, un corps de 200 000 Tartars, qui se trouvent à la disposition immédiate du gouvernement. Il n'y a pas d'armée permanente selon les notions européennes.

relations avec l'europe. Commerce. Le traité de i\anking, conclu en 1842, n'ouvrait au commerce étranger que les ports de Canton, Amoy, Foutcheou, Ning-po et Chang-hai. Celui de Tienri-tsinn, conclu en 1858, lui a ouvert en outre les ports suivants : Kiung-tcheou, sur l'île d'Hal-nan; Tai-wan,

1. D'après les diverses données, tous ces ports sont la propriété privée du Taïcoun.

EXPLICATION DES CARTES

sur l'île de Formose; Sica-tao, sur !a côte de la province de Kwang-toung; Tchei-fou, sur la côte septentrionale de la province de Chan-toung ; Nieoutchouang, dans le golfe de Leaotong, et les ports de Tchennkiang Kieou-kiang et Han-keou, surleYangtse-kiang.

Les données statistiques concernant le mouvement du commerce général des ports sus-mentionnés manquent; le mouvement des deux principaux ports, Canton et Chang-hai seulement, est évalué comme suit (valeur en liv. sterl.) :

Canton.

En Importation. Exportation

Chang-ha ï.

Importation. Exportation.

divisions. Les 10 grandes divisions de l'empire sont : La Chine propre, capitale Péking, ville principale, Nanking et les porls susmentionnés ; 2° la Mandchourie; 3° la Dzoungarie ou Thian-chan-pelou ; 4° la Petite-Boukharie ou Thian-chan-nan-lou ; 5° le Tihet, capitale Llassa, ville religieuse; 6° leBoutan, limitrophe de l'Inde et aujourd'hui indépendant; 7° le royaume de Corée; puis viennent les tribus nomades : 8° les Mongols ; 9° les Khalkhas et 10° les Tartares du Khou-kou-noor.

La Chine propre est divisée en 18 provinces, 187 départements et 248 arrondissements.

4" indo-Chine.

Ce qu'on appelait autrefois Inde au delà du Gange se compose de plusieurs États :

4° Empire des Birmans, capitale Amarapoura; ville, Ara. Les provinces maritimes lui ont été enlevées par les Anglais; 5 divisions; productions abondantes; langue composée de pâli et de chinois; religion bouddhique; gouvernement despotique; les chiffres de la population varient, dans les estimations qu'on en a faites, de • à 15 millions.

S° Possessions anglaises au delà du Oange (voy. la carte et le tabl. 77).

3° Royaume de siam. capit. Bangkok ;v. Siam, détruite ; avec le pays de laos, au N., tributaire du roi de Siam; race mongole; productions abondantes; langue monosyllabique; religion : variété du bouddhisme, tendance idolàtrique, culte de l'éléphant blanc et du singe blanc; gouvernement despotique ; le souverain est chef de la religion et incarnation de Dieu , comme au Tibet et en Tartarie ; population :5 à 6 millions; armée : 10 000 h., en temps de paix.

4° Presqu'île de JiaJaeea. Les Siamois et les Anglais en occupent une partie, mais il y a 5 petits royaumes encore indépendants : 1° Perak, 2e Salengore. 3° Pahang, 4° Roumbo, 5° Djohore.

5° Empire d'Annan» ou Cochinchins.

race mongole; langue procédant du chinois; religion bouddhique ; polygamie permise.

Toute la partie orientale de l'Iado-Chine a formé dans le principe le puissant royaume de Tonkin, qui est longtemps resté dans les liens d'une vassalité purement nominale à l'égard de la Chine. Vers la fin du seizième siècle (de 1570 à 1600) la partie centrale de ce royaume secoua ouvertement le joug des Chinois et forma le premier empire de l'Annam' séparé. Les Annamites profitèrent de l'affaiblissement du Cambodge pour descendre vers les contrées si favorisées du sud et y constituer une viceroyauté qu'on désigna longtemps sous le mm de Cambodge annamite, mais qui a définitivement, et avec plus de raison, pris celui de Basse-Cochinchine. En 1777, i'usurpateur Tây-duc, chef des Tày-sôn ou montagnards de l'ouest, fit étrangler Hieuvuong, dernier roi des Nguyên, mais laissa échapper son neveu Nguyèn-chung ou Nguyên-anh , connu plus tard sous le nom fameux de G-ia-long. Ce jeune prince, grâce à l'intervention française de 1790 (deuxième traité de Versailles, 28 novembre 1787), reprit une à une (1791-1802) les provinces qui formaient l'héritage de ses pères et fonda ainsi le second empire d'Annam sur lequel il régna paisiblement jusqu'en 1820.

Aujourd'hui l'empire annamite occupe toute la longueur de la partie orientale de la presqu'île indo-chinoise (600 kilom. de long sur 150 de large) s'étendant ainsi du 8°30' jusqu'au 23° de latitude N., et depuis le 101° jusqu'au 107° de longitude E. du méridien de Paris. Il comprend quatre régions [olitiques, qui sont, du N. au S. : 1° Le Ton-kin (Dong-kinh, cité royale d'Orient, ouDong-bac, partie septentrionale, ou encore Dong-ngai, région extérieur) .

2° La Haute-Cochinchino (Dong-trong), région intérieure2.

3° La Moyenne-Cochinchine.

4° La Basse-Cochinchine (Nàm-ky, partie méridionale) .

L'ensemble de ces diverses régions est divisé administrativement en trente et une grandes provinces (Xu ou Tinh), dont quinze pour le Tonkin et six pour la Basse-Cochinchine. La Haute-Cochinchine en comprend quatre qui se nomment : 1° Nghê-ân ; 2° Quang-binh ; 3° Quang-tri; 4°Quanduc, cour de Vest, Phutuathiên ou Phu-xuân, ou plus simplement Hué, du nom de la capitale. La Moyenne-Cochinchine contient six provinces qui sont: 1° le Quang-nam ou Phu-cham; 2° le Hoangai ou Quang-ngai; 3° le Qui-nhon ou Binh-dinh: 4° le Phu-yen; 5° le Nha-trang, Binh-hoa ou Dienknanh; 6° le Binh-thuân ou l'ancien royaume de Ciampa, nommé autrefois Chiêm ou Xiem-thanh. Thuan-Thien et Loi2.

O" Cocbinchlne française (Voy. le tableau et la carte 79).

JV. B. Pour l'Inde, la Perse, l'Afghanistan, la Tartarie, la Turquie et l'Arabie, voyez les

cartes spéciales et les tableaux 77 et 78.

CAUTE 1\° 76.

CARTE HISTORIQUE DE LA RÉUNION SUCCESSIVE DES TERRITOIRES FORMANT L'INDE ANGLAISE.

Cette carte, dressée d'après l'excellente étude qui accompagne la carte n° 29 du nouvel Atlas de Kieppert, n'a rapport qu'à la formation du domaine immédiat de l'ancienne Compagnie des Indes, aujourd'hui vaste colonie du Royaume-Uni. Les peuples tributaires n'y sont pas compris. C'est un résumé synoptique de l'histoire des accroissements

de l'Angleterre depuis cent dix ans, c'est-à-dire depuis que l'empire colonial de la France aux Indes ,

1. On le nomme Nam-vièt, empire méridional ou Daiviêt, grand vainqueur; mais l'appellation de An-nain, paix méridionale, a prévalu.

2. Ces rënseignpments sont empruntés à un article de M. L, de Grammont {Bull, de la Soc. de géogr.).

GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE

formé par le génie politique de Dup!eix, a été sacrifié par les étroites maximes de la Compagnie française et du cabinet de Versailles. La légende

r\T° 'ÎG. Indes anglaises.

explicative des couleurs qui est au bas de ia carte fixe les dates de ces accroissements et nous dispense de toute explication.

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