JV. Lycopolite, ch.-l. Lycopolis (Syout), rive gauche
2- N. Hypsélite, ch.-l. Hypselae (au S. de Syout); Abotis (Aï>utig) ;Apollinis civilas minor (Sadfeh), rive gauche.
3. JV. Antéopolite, ch.-l. Anteopolis (Qau-el-Kébir), rive droite.
4 JV. ApDiroditopolite, ch.-l. Aphroditopolis (Etfeh); Athribis (Sech-Hammed) ; Ptolémaïs-Hermiu (El- Mensieh), rive gauche.
5 JV. Panopolite, ch.-l. Chemmis ou Panopolis (El-Achmim), rive droite.
6 JV. Thinite, ch.-l. This, qui a donné son nom à une dynastie (ruines près à'Abydos) ; Abydos (temples et monuments) , rive gauche.
1 JV. Diospolite, ch.-l. Diospolis parva (Hou) , rive gauche.
8- N. Tentyrite, ch.-l. Tenlyris (Denderah, temple célèbre de l'époque Ptolémaïque), rive gauche.
9 JV. Coptite, ch.-l. Coptos (Qouft), entrepôt célèbre du commerce de la mer Rouge, avec la moyenne et la basse Egypte, au temps des Ptolémées. Deux routes conduisaient, à travers le désert, l'une à Myos-Hormos, l'autre à Bérénice ? par des stations mentionnées dans la Table antonme et reproduites dans notre carte; Cœnopolis (Qéneh); Apollinopolis parva (Qous).
10. JV. Phatyrite, ch.-l. Thèbes ou Diospolis magna, qui a été longtemps capitale de l'Egypte et de tout l'empire sous les célèbres dynasties XVIIIe, XIXe, XXe, etc. (monuments immenses à Karnak, à Luqsor, sur la rive droite ; à Médinet-Ahou, à Gournah, sur la rive gauche).
11. JV. Hermontite, ch.-l. Hermontis (Erment), temple célèbre; Aphroditopolis (Gebelen).
12. JV. Latopolite, ch.-l. Latopolis (Esneh), temple ptolémaïque; Asphinis (Asfan).
13. Apollinopolite , ch.-l. Apollinopolis magna (Edfou), temple célèbre le mieux conservé de toute l'Egypte; Hierakonpolis, et Eilethya (ruines).
14. JV. Ombite, ch.-l. Ombos (temple); Silsilis, ruines et carrières; Elépliantine, ruines pharaoniques, dans l'île qui est en face de Syene; Syène (Assouan), île sacrée de Phile, couverte de temples en ruine.
Antiquités. Fouilles; principaux chantiers. — Depuis 1851, M. Auguste Mariette a accompli en Egypte des travaux d'exploration et des fouilles qui ont produit les résultats les plus importants pour la connaissance de l'histoire de l'Egypte. Nous avons cru devoir indiquer les principaux points explorés par l'illustre archéologue ; ce sont :
1° Dans la basse Egypte : Tanis ou Avaris à San, où il a retrouvé les monuments des Pasteurs ; Sais, Busiris, Bubastus, Thmuis, Athribis, Héliopolis.
2° Dans I'Heptanomide, Memphis et sa nécropole (découverte du Sérapéum, du temple d'Armachis ou du grand sphinx , de tombeaux sans nombre) ; Arsinoé et les environs du lac Méris. Les grottes de Beni-Hassan, Antinoé, Hermopolis magna.
3° Dans la haute Egypte. Lycopolis, This, Abydos (où il a dégagé le fameux temple de Séti et trouvé de nombreux monuments des Xe, XIe, XIIe et XlIIe dynasties). Thèbes, où il a dégagé le sanctuaire de Karnak, les temples de Médinet-Abou,
celui de Deir-el-Bahari et des sépultures sans nombre, à Gournah, à l'Assassif; Edfou, où il a complètement dégagé le grand temple à'Apollinopolis magna; Eléphantine.
Il faut ajouter à cela les fouilles de Nubie et du Soudan, jusqu'aux environs de Khartoum ; la fameuse stèle du Gebel-Barkal a été mise au jour près de cette montagne.
3° Caries accessoires*
I. L'empire égyptien sous Toutmès III le Grand et sous Ramsès II (Sésostris).
On sait avec certitude aujourd'hui quels étaient les peuples soumis et tributaires des Pharaons aux grandes époques de l'histoire d'Egypte. Ces grandes époques sont : 1° la IVe dynastie ou la domination des rois Choufou (Chéops) et Chafra (Chephrem), fondateurs des grandea pyramides, s'étendait sur toute la vallée du Nil, depuis la Méditerranée jusqu'à Eléphantine, où étaient ces fameuses carrières de granit rose, dont de nombreux monuments contemporains des pyramides sont construits, et notamment le temple d'Armachis ou du sphinx, découvert par M. Mariette. Cette première époque, dont la grandeur est attestée par les monuments, est celle des Dynasties Memphites. Memphis, qui paraît dans l'histoire bien avant Thèbes, contrairement à ce qu'on a cru longtemps, était donc alors la capitale du royaume qui forma de tout temps ce qu'on est convenu d'aopeler l'Egypte proprement dite , c'est-à-dire la vallée du Nil jusqu'à la première cataracte, ce qui fait 320 lieues en remontant son cours depuis son embouchure.
2° La seconde époque prospère est celle de la XIIe et de la XIIIe dynastie dont les rois paraissent avoir été fixés dans le Fayoum, c'est-à-dire dans la région de Crocodilopolis, où était le fameux lac Méris. Nous ne savons rien de l'étendue exacte de l'empire pendant cette période. Mais il est certain que les stèles de cette époque nous montrent, parmi les peuples vaincus, des nègres;, or il ne s'en est jamais trouvé au nord du 9e degré; donc la domination des Pharaons de ces dynasties s'étendait fort au delà des limites de l'Egypte proprement dite. Peu de temps après, vinrent les rois Pasteurs ou Hycsos, conquérants sémites qui séjournèrent surtout dans le Delta, et dont la capitale semble avoir été Tanis ou Avaris (aujourd'hui San).
3° Chassés par les rois de Thèbes, les Pasteurs firent place aux Pharaons de la XVIIIe et de la XIX8 dynastie, conquérants illustres et souverains puissants qui donnèrent à l'empire égyptien une splendeur et une étendue qu'il n'a jamais retrouvées depuis. Toutmès Ie1' commence la conquête de l'Ethiopie (Terre deKousch), du pays des Arabes (Sasou), de la Blésopotamie (Naharina) et du pays des Assyriens (Rothenou). Sous la régente Hatasou, sa fille, l'Arabie Heureuse (Pount) devint tributaire. Sous Toutmès III, les conquêtes atteignent leur plus grand développement. Tout le pays de Chanaan (ou des Chétas) est soumis par la bataille de Maggeddo (Maketa-la-Mauvaise). Le pylône de Karnak donne les noms des 115 peuples ou villes soumises après cette victoire, ce qui Comprend, à peu près, toute la Syrie. Les Assyriens (Rotenou) furent tributaires, les Phéniciens (Zhaï) et les Arméniens (Rémenem) également. Ninive (Neniau) est prise; on connaît le détail de 15 campagnes successives et toujours heureuses entreprises en Asie ; mais Toutmès III ne paraît avoir franchi ni le Tigre, ni le Taurus. Le Sennaar, en Babylonie, était compris parmi les pays tributaires. L'île de Chypre (Kefa) a été attaquée par ses flottes. Enfin le pays de Kousch ou l'Ethiopie a été entièrement conquis, et le pylône de Karnak nous donne 115 noms de peuples, c'est-à-dire de tribus ou de villes
GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES
qui ont reconnu les lois de Toutmès III. Il est pro- j bable que le pays qui fut entièrement conquis et annexé à l'Egypte s'étendait sur les rives du Nil jusques et y compris l'île de Méroé et même au delà de Khartoum. Amada, Corte, Talmis, Pselchis, Semne, Koumm et Mahata (au pied du Gebel- Bakal), qui a été la résidence de rois éthiopiens conquérants de l'Egypte, tels que Pianchi Mériamoun, et Tharaka, sont les noms les plus connus de cette partie de l'empire égyptien. Un texte dit expressément que les princes d'Ethiopie administraient le pays au nom du roi Toutmès III.
Sous Amenhotep II, les peuples de l'Asie sont main tenus dans l'état de tributaires. On voit la Chypre figurer comme un pays soumis sur un monument de Thèbes.
Toutmès IV, vers 1550, ne paraît pas avoir perdu le fruit des conquêtes du grand Toutmès.
Amenhotep III ou Aménophis III, représenté par le fameux colosse de Memnon, à Thèbes, conserva et fortifia l'empire dans les mêmes limites. On a la longue liste des peuples qui dépendaient de ce roi et ce sont les mêmes qu'au temps de Toutmès le Grand.
Amenhotep IV (Chou-en-Aten) maintint l'empire intact; mais, à la suite de la révolution religieuse que provoqua ce roi, une partie des pays soumis échappèrent à ses successeurs, et sous les Pharaons de la XIXe dynastie il fallut, recommencer l'œuvre de Toutmès. Ce fut l'emploi des règnes de Ramsès Ier, de Séti Ier (Sethos) et surtout de Ramsès II le Grand ou Sésostris, son fds, qui renouvela les conquêtes de Toutmès le Grand sans le surpasser, ni même l'égaler, pendant son long règne de soixante ans environ. S'il est plus connu que tout autre dans la tradition égyptienne dont Hérodote a donné le reflet altéré, c'est qu'il couvrit l'Egypte et l'Ethiopie de monuments et que ses exploits ont été chantés par les poètes. Mais il a plutôt organisé l'empire qu'il ne l'a étendu. On connaît sept gouverneurs ou préfets du Soudan (Ethiopie) sous son règne. Ses prétendues campagnes en Asie au delà du Tigre et jusqu'au Gange, aussi bien qu'en Asie Mineure, sont une fable. Aucun monument n'en parle, et cependant ils racontent avec prolixité tous les événements de son règne. On en peut faire les annales complètes. Sa plus grande victoire, célébrée à Thèbes, au Ramesseum et à Médinet-Abou, est celle qu'il a remportée sur les Chétas (Chananéens) . Nous ne donnerons donc pas d'autres limites à ses Etats que celles de Toutmès le Grand.
Après Ramsès II cet empire se soutint encore quelque temps, surtout sous Ramsès III; puis, avec les derniers rois de ce nom (XXe dynastie) et surtout avec les prêtres d'Ammon (XXIe dynastie) , commence la décadence de l'Egypte qui est peu à peu réduite à ses anciennes limites, paraît sans cesse agitée par des luttes de prétendants et est enfin envahie par les conquérants éthiopiens.