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LES ONZE RÉGIONS AU TEMPS D'AUGUSTE

(Voy. la carte accessoire dans la pi. Il, Italia superior.)

Ces régions, mentionnées par Pline, d'après l'Orbis pictus d'Agrippa, ne sont pas une division administrative de l'Italie. C'est simplement une répartition de territoires, dans laquelle on s'est conformé aux anciennes divisions de peuples, -ou groupes de nationalités. Ces nationalités étaient si bien éteintes et avaient été si complètement absorbées dans la cité par le système d'assimilation des Romains, que ces circonscriptions, déterminées, par les noms seuls des contrées, ne représentent plus qu'une expression géographique. On peut indiquer l'étendue et les limites de ces onze régions en identifiant tous les noms de villes de l'énumération de Pline avec les noms modernes, car les limites ne sont pas mentionnées dans cet auteur, mais seulement les localités comprises dans chaque région;

nomma seulement deux nouveaux préteurs : l'un pour la Sicile, l'autre pour la Sardaigne et la Corse. On doit donc entendre, sous le nom Sardinia, les deux îles.

A partir du milieu du deuxième siècle avant J.-C, on envoyaen Sardaigne des propréteurs. On connaît Tihis Albucius, proprœtor Sardinise de l'an 105, et M. JEmilius Scaurus, propraetor Sardinise de l'an 55. Les deux îles étaient toujours réunies sous leur administration.

L'an 27 avant J.-C, la Sardaigne resta au Sénat. Elle eut un proprsetor avec le titre de proconsul.

Le caractère remuant et peu sûr des habitants rendit nécessaire, par exception, une administration militaire. Nous voyons aussi qu'Auguste y envoya, l'an 6 après J.-C, un eques Rojnanus, sans doute avec le titre de procurator, titre qu'on retrouve plus tard.

Lorsque Néron déclara l'Achaïe libre, il rendit en échange la Sardaigne au Sénat. Si le témoignage de Pausanias est exact ici, il faut peut-être croire qu'après Auguste et jusqu'à Néron, la Sardaigne aurait été une province de l'empereur. On trouve un procurator Sardinise du temps de Commode.

Ce fut sous Constantin que la Sardaigne et la Corse furent séparées, chacune sous les ordres d'un prœses.

Au point de vue de la condition de ses habitants, la Sardaigne était fort mal partagée. Ayant été conquise militairement, elle était ensuite devenue agerpublicus dans toute son étendue. Elle payait la dîme pour toute espèce de terre et, en outre, un stipendium (a). Dans les temps de grande nécessité, on imposait une secondedîme, moyennant toutefois une remise faite par le trésor aux habitants. De sorte que la Sardaigne fut comptée parmi les tria frumenlaria Reipublicse. Au temps de Cicéron, la province n'avait pas une seule ville jouissant de privilèges particuliers.

Plus tard, on y fonda quelques colonies militaires. La Corse en avait 2 sur 25 villes : Mariana, colonie de Marius, et Aleria, colonie de Sylla.

Il se forma plus tard encore plusieurs établissements en Sardaigne, savoir: la ville Ad Turrim Libyssonis, peut-être sous Auguste; — Uselis, peut être sous Hadrien, et Corn us. Enfin, Pline (Hist. nat. 111, 7, 85) cite CaraLes comme oppidum civium Rornanorum.

(a) Cicéron, pro Balbo, 18, 41 : Quod si Afris, si Sardis, si Hispanis,agris stipendioque mulctatis, virtute adipisci licet civitatem ; Gaditanis hoc idem non licebi!? — Tite- Live, XXIII, 32 : Gravi tributo et coltatione iniqua frumenti pressos, — Cf. le chapitre 4i, où il est dit que les habitants de la Sardaigne payaient le stipendium et le frumentum.

GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES

c'est ce que nous avons fait avant d'établir les limites de chacune d'elles, sur la carte accessoire.

lre

Région

Latium et Campania.

Apulia. Messapia, Hirpini.

Lucania et Bruttium.

Samnium, Sabini, Marsi, Veslini, Pœligni, Marrucini, Frentani.

Picenum et Prxtutii,

Umbria, Senones.

Etruria.

Gallia Cispadana.

Liguria.

Venetia, Car ni, Istria.

Gallia transpadana.

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