HISTORIQUE
Nous avons l'intention de faire un historique aussi complet que possible; nous nous sommes inspiré de différents travaux et entre autre dela thèse de Mou- rier, Paris 1936.
La première observation remonte à Durston en 1670. En 3669 W. Thomas cite une observation de Gibson (absence de la partie moyenne de l’œsophage), Brodie, en 1810, signale un cul-de-sac de la partie inférieure. En 1829, Pagenstechers rapporte une observation que nous publierons plus loïn. En 1833, Scholler étudie les hypothèses pathogéniques. En 1835 signalons les travaux de Padieu; en 1840 ceux de Mellor, en 1851 ceux de Quain sur la fistule du bout inférieur. Toblin fait sa thèse d’agrégation en 1853 et signale quelques observations complètes. En 1861, Hirsprung donne quatre nouvelles observations, avec une statistique de 14 cas. Toutes sont des fistules du bout inférieur. Tarnier, en 1866, étudie leur classification et signale 2 culs-de-sac indépendants et éloignés l’un de l’autre. En 1868, Boucher rapporte une fistule du bout inférieur, en 1873 Périer un cas de fistule du bout inférieur et Pinard un cas de fistule du bout supérieur. En 1875 Eyquem fait sa thèse magistrale et Polaïillon rapporte une observation
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complexe que nous reproduisons. Ilo.-T. Makenzie
publient 63 cas dont un seul personnel. En 1883 Re-
nier dans sa thèse d’agrégation étudie la pathogénie.
Brosser en 1889 considère six types de malformation. 1° Segment inférieur s’abouchant dans la trachée, 2° Fissure avec état normal de l’œsophage,
3° Absence de la partie moyenne sans fissure,
4° Rétrécissement annulaire,
5° Ectasie du diverticule,
6° Double œsophage.
En 1897, dans sa thèse, Legrand sur 46 cas, dont 30 observations inédites donne une classification à peu près semblable. En 1904 dans le Journal de Chirurgie de Paris, Desmoulin rapporte un nouveau cas de Villemain; en 1903 Kreuter signale 65 cas et Hopprich 57 cas en 1909, Griffith ajoute 14 cas. En 1912 Sargnon publie 26 cas de rétrécissement de lœsophage dont deux cas seulement d’absence congénitale; ‘en 1913 Brennemon rapporte 7 cas. Richter rapporte un cas opéré. En 1912 Kreuter et Forssner publient un ouvrage sur les atrésies congénitales de l’œsophage, Bodin un rapport sur l’imperforation congénitale de lœsophage; à Lyon, Fabre et Trillat rapportent un cas d’imperforation de l’œsophage. En 1913 Steinert fait une étude de la gastrostomie
dans les absences congénitales de l’œsophage. Forssner et Kreuter apportent une nouvelle documentation sur la pathogénie.-En 1919 Plass donne une statistique de 136 cas d’atrésie. En 1923 Guizez fait ses études sur le traitement, en 1931 Rosenthal apporte 85 cas dont 60 avec fistule.
Signalons en outre les cas d’Impératori, Loer, Lussman, Graham, Thompson, Léonet, et les publicaions suivantes. Reneau et Sébileau 1904, Vieillard, Dorn en 1906, Philips 1908, Guisez 1911, Kukoraki et Boran 1912, Lensest 1913, Cauthey 1917, Boucher 1922, Hormm, Waringer, Houette en 1924 ainsi que De Vriès, en 1925 Gilse, en 1926 Lotheissen et Poro, 1927 Kraas, en 1928 Trillat et Pigeaud, Abbel et Collet en 1919, Bohrer 1932. Insistons en 1933 sur les importants travaux d’Alonso et signalons les recherches de Trump et Friedmann la même année, de Strong et Commins en 1934. Impératori s’occupe de bronchoscopie; Clerf et Manges s’intéressent aux raccourcissements de Pœsophage et à la bronchoscopie; en 1935 Holmberg ajoute deux cas d’atrésie, Kiel 4 cas nouveaux avec fistule. Signalons la thèse de Couturier, Paris 1936. Rosenthal, en 1937, fait une nouvelle publication. En 1935, Hirsch de New-York donne une statistique de 146 cas vérifiés d’atrésie congénitale de l’œsophage, il termine en disant que le type le plus commun, 70 %, consiste en un cul-de-sac supérieur aveugle et un bout inférieur s’ouvrant dans la trachée au-dessus de la bifurcation.