‹ Atrésie congénitale de l'œsophageChapitre 22 sur 33 · HISTOLOGIE · texte numérisé non relu

HISTOLOGIE

Les recherches histologiques ont été le plus souvent négligées, l'utilité de lhistologie ne paraissant pas de première nécessité. IL est cependant intéressant de connaître s’il existe une structure différente dans ces malformations. Trillat et Pigeaud ont montré que les deux portions de lœsophage étaient histologiquement normales. Ballantyme trouve de lépithélium stratifié sur toute la longueur. Keith estime que les deux parties sont d’origines différentes; la supérieure, avec muscles striés, d’origine pharyngée, la partie inférieure sans muscles striés proviendrait de lœsophage primitif. Letz déclare avoir trouvé des muscles, striés dans le sens longitudinal en haut, et des muscles lisses dans la partie inférieure.

Rosenthal fait ces études sur 4 cas; dans trois des spécimens, la muqueuse était du type trachéen, l’autre d’un type non différencié; la musculature, normale ailleurs, devenait anormale au niveau de la fistule.

ETIOLOGIE

On a de tout temps essayé d'expliquer les malformations du nouveau-né. Les anciens y voyaient une vengeance des dieux. Puis plus la science avançait, plus les esprits étaient difficiles à contenter et les recherches sont devenues plus nombreuses.

Au vu siècle, on émit l’hypothèse d’une malformation de l’ovule et du spermatozoïde.

Au xvi* siècle, Lémery fut le premier qui commença à parler d’un vice de développement de l’œuf. Geoffroy Saint-Hilaire les étudia chez les oiseaux. Puis on arriva à une période plus précise, l’étude des anomalies de l’œsophage.

La syphilis est mise parfois en cause. Cornil et Villemin, plus récemment, font observer l’anomalie

chez un hérédo-syphilitique certain.

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