‹ Atrésie congénitale de l'œsophageChapitre 32 sur 33 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Relativement rare (260 cas publiés environ), l’atrésie congénitale de l’œsophage présente un certain nombre de variétés; la forme la plus fréquente est constituée par un segment supérieur, se terminant en cul-de-sac, le segment inférieur communiquant avec Ja trachée, par une mince fistule. Notre obser-

vation ne présentant pas de fistule est très rare.

IL — La symptomatologie est simple, la crise de suffocation et les vomissements dès le premier jour

dominent la scène.

Il. — Le pronostic est très sévère lorsqu'il s’agit d’une simple membrane qui obstrue l’œsophage, mais l’évolution est rapidement fatale dans tous les autres cas, une dizaine de jours au maximum, par broncho-

pneumonie.

PEN L’embryologie n’explique pas absolument tous les cas; aux phénomènes cellulaires endodermique et exodermique, il faut ajouter les théories mécaniques de torsion et d’allongement, et admettre qu’entre les différentes anomalies, il n’existe qu’une différence de degrés.

SL haies

V. — Le diagnostic de l’obstruction est facile, plus difficile est celui de la variété. La radiographie permet d’arriver à un résultat presque complet, mais les causes d'erreur n’en restent pas moins fréquentes et

le diagnostic de la forme incertain.

V. —— Aucun traitement, soit médical, soit chirurgical, n’a pu empêcher la mort; il y a cependant quelques survies notables : Trump, 37 jours; Schmidgall, 28 jours. La gastrostomie est le traitement le plus simple et le plus employé, mais ne remplit qu’une des trois conditions : l’alimentation. L’existence d’une simple membrane obturatrice est la seule malformation compatible avec la vie à condition d’être opérée sous le contrôle de l’œsophagoscope. Il faut noter que toute opération doit être faite dans les quatre premiers jours, pour profiter d’une résistance que le nouveau-né perdra immédiatement après. La malformation reste malgré tout au-

dessus de nos ressources, même chirurgicales.

Vu : Va :

LE DOoYEn : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE :

JEAN LEPINE. TAVERNIER.

Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 9 Février 1939.

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