I. — 11 faut enfin lutter contre l'aspiration de la
salive.
Lotheissen et Tucker ont proposé une méthode qui.
prend tous ces points en considération :
« Tout en faisant une gastrostomie, on devra lier « l’œsophage juste au-dessus du cardia avec un fil « de soie. De plus, la partie supérieure de l’œso- < phage, qui ressemble le plus souvent à un diver- « ticule, pourra être séparée aisément des tissus « environnants et abouchée à la peau.
« Ensuite, un tube résistant pourra être fixé; l’un « de ces bouts se trouvera dans l’ouverture de l’œso- « phage, l’autre bout dans l’ouverture de la gastros- « tomie, permettant à l’enfant de boire. Plus tard « on pourra pratiquer une œsophagoplastie ante- « thoracique » (Acta Pediatrica, 12-IV-37, vol. XIX. Fas. 3. Rapport du professeur P.-G. Gerlings, d’Amsterdam. |
Ce dernier traitement théorique remplit admirablement les trois conditions : alimentation, arrêt du reflux, suppression de l’aspiration de la salive dans les voies pulmonaires.
Nous n’avons pas pu trouver de cas où ce traitement ait été employé. Il est en tout cas très satisfaisant à l’imagination. De plus, nous avons pu constater d’après notre observation personnelle, que l’aspiration de la salive par les voies pulmonaires, à elle seule, entraînait la mort par pneumonie de déglutition, car si nous n’avions pas de fistule permettant la communication directe. Ce facteur est donc essen-
Qt
LRU
tiel et ne doit pas être négligé pour l'indication d’un traitement chirurgical possible.
Mais n’oublions pas que les interventions sont très graves chez les nouveau-nés. Ils résistent souvent mal à une gastrostomie ; ils ne résisteront pas à une œsophagostomie cervicale surajoutée. En tout cas, nous pensons qu'il faut cependant lutter, surtout lorsqu'il s’agit d’une vie réduite à un faible délai.
De plus, il faut noter en règle générale que toute intervention lorsqu'elle est décidée, doit être tentée dans les 4 premiers jours, pour profiter d’une résistance, que le nouveau-né perdra immédiatement après pour ne la retrouver que beaucoup plus tard.
En réalité, ces anomalies sont au-dessus de nos ressources; l'essentiel est de ne pas méconnaître le cas où une simple membrane mince obstrue l’œsophage, le seul qui après un examen attentif et de grandes difficultés opératoires, peut nous donner un résultat satisfaisant.