de
vient ci-après. C'est-à-dire depuis l'an 420 jus- 21 Hi. K pH M. de Rosnv en- qu'a l'an 550,
tend par cette expression : pratique le
tinuèrent d'offrir en tribut divers produits de leur pays. Au temps des Soui**, le roi régnant portait le nom de Xou-long**, nom de famille très répandu dans tous les royaumes de ces régions méridionales. Des vieillards érudits assurent que Kou-/ong n'est qu'une corruption du mot Kouen-lun *, amenée par le temps ct par une mauvaise prononciation. Sous les Soui? et plus tard sous les Tang, à partir des années ou-te (618-626), des ambassades du Fou-nan parurent très régulièrement à la Cour. Dans les années tching-kouan (627-649), l'une de ces ambassades amena à Lo-yang et offrit à l'Empereur deux hommes du royaume des Pe-teou*, situé à l'ouest du Fou-nan et au sud-ouest du Tsan-pan*. Les hommes et les femmes de ce royaume ont tous, en naissant, la tête blanche. Leurs corps est aussi très blanc. Ils habitent les antres d'une région montagneuse, entourée de tous côtés par des rochers abrupts et par des précipices qui la rendent à peu près inaccessible.
Le pays des Pe-teou touche à celui des Tsan-pan?*.
3 De l'an 581 à l'an 618. Jaune prend sa source, au-dessus du lac de œ | 24 HE Tcharing, et aussi ses grands prolongeti
» EL lé Il me paraît assez diffi- ments comprenant les monts O-neou-ta. cile d'interpréter la portée de cette obser- 26 Ci-dessus, note 23. vation. S'il faut entendre que les nom- 27 A BA I C'est-à-dire: Rovaume breuses familles qui portaient le nom de des têtes blanches. Kou-long, en réalité Kouen-lun, portaient HZ — un nom de pays dont elles pouvaient être 39 Ma-touan-lin ne donne aucune no-
originaires, nous devrons rappeler que les tice sur le pays de Tsan-pan, non plus que Chinois ont appelé Kouen-lun le grand sur celui des Pe-teou et, pour établir leur
centre de hautes montagnes où le Fleuve situation d'après celle du Fou-nan, il fau-
ATSUME GUSA. 4-èt 21
drait précisément trancher tout d'abord l’une des questions géographiques les plus controversées de toutes celles auxquelles nous touchons, qui est celle de savoir où le Fou-nan lui-même était situé. Suivant Rémusat, le Fou-nan répondait au Tongking (Nouv. mél. asiat., t. I, p. 77). D'après Klaproth, c'était un pays placé à l'autre extrémité de l’Indo-Chine, entre le Bengale et le Pegou (Tableaux hist. de l'Asie, Atlas, pl. 8). Deguignes met le Founan dans une fle (?) à l'occident de Siam ‘Hist. des Huns, t.1,p. 173). Le P. Gaubil y voit le Cambodge (Notice hist. sur la Cochinchine, p. 7), St. Julien le Siam (Mél. de géogr. asiat., p. 150, 159 et suiv.), Pauthier une ancienne dénomination de la Barmanie et du Pegou (Mélanges sur l'orient). Enfin, M. de Rosny, dans une savante Etude sur les peuples orientaux connus des anciens Chinois (Mém. de la Société d' Ethnographie, série II, vol. I), très intéressante à consulter, propose d'étendre les limites du Fou-nan au travers des pays Lao, du còté du sud-est jusqu'au cœur du Cambodge actuel et du côté nord-ouest jusqu'au sein de l’Empire Birman, lui assignant le
Tong-king actuel pour frontière au nord-
est et pour frontières méridionales la côte orientale du golfe de Siam. L'assertion de Ma-touan-lin d'après laquelle le Fou-nan aurait OCCUPÉ UNE GRANDE ÎLE au sud-ouest du Lin-y, offrant 3,000 li (300 lieues) d'étendue dans tous les sens, ne saurait arrêter les orientalistes qui cherchent le Fou-nan sur le continent, puisqu'il n'existe aucune île pouvant correspondre, même approximativement, à une semblable indication ; mais cette erreur géographique des Chinois sur un pays qui ne leur était connu que par des récits ne détruit pas l’importance des autres indications, réunies tant ici que dans les nombreuses notices données ci-après sur les pays de Tun-sun, Pikien, Kan-to-li, Lang-ya-sieou, Tchi-tou, Tchin-la, Pien-teou, Ou-lun, etc., où le Fou-nan est mentionné incidemment. De l'ensemble de ces documents nouveaux pourra jaillir quelque lumière nouvelle et l’Zndex placé à la suite de ce volume guidera sur les passages à consulter. Enfin.
pour ce qui regarde l'identification des régions occupées par le Fou-nan, aussi bien que par quelques autres royaumes plus ou moins énigmatiques, tels que le Lin-y-, le Tchi-tou, etc., j'appellerai l'at-
tention sur un élément précieux de criti-
que et d'information que l'œuvre de Matouan-lin fournit encore et qui doit étre soigneusement étudié. Cet élément de critique et d'information reposera sur les nombreux fragments historiques, à date certaine et relatifs à des régions bien déterminées, qu'on trouve dans le Ouen-
hien-tong-kao et qui écarteront tout d'a-
bord beaucoup de vaines hypothèses, puisque toute identification proposée devra nécessairement, pour être admissible, s'appliquer à des pays qu'on pourrait appeler vacants, c'est-à-dire à l'égard desquels il n'existera, d'autre part, dans le Ouen-hientong-kao, aucune relation précise de na-
ture à faire double emploi.
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