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Cette île, dont on entendit parler à l’époque des Soui!, est
située à l’est du Fou-nan?, dans la mer Tchang-haï*. Il faut navi-
guer quelques dizaines de jours pour y arriver. Ses habitants ont
le visage blanc et la physionomie intelligente. Ils portent tous des
vêtements. Les hommes cultivent le riz; les femmes tissent des
étoffes de pe-tie à fleurs. Le sol renferme de l'or, de l'argent et du
fer. L'or sert à fabriquer des monnaies. On recueille, dans ce pays,
un parfum dit langue de poule* propre à parfumer l’haleine, mais
dont on ne se sert pas pour parfumer les habits. Il réside dans les
fleurs d'un arbre qui croît sur le bord des rivières et qui répand
autour de lui des -exhalaisons si
' Voir la note 7 de la notice précédente.
2 Voir la note 8 de la notice précédente.
3 Le ff La mer Tchang-haï est le
violentes et si nuisibles que les
golfe du Tong-king, ainsi que nous l'a-
vons vu précédemment.
4 HI pila Voir l'Index, pour un
renvoi à l'article Tchen-tching.
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animaux s’en écartent. L'homme lui-même craint de les respirer. A leur maturité, les fleurs tombent naturellement ; le cours de l’eau les emporte et c’est ainsi qu'on peut se les procurer.
L'île de Tou-po renferme plus de dix cités, capitales d'autant de petits Etats dont les chefs prennent tous le titre de roif.
é On aura remarqué que l'orthogra- a été fait mention plus haut (p. 494). phe chinoise du nom de cette île de Tou- M. Yang-ouen-hoeï identifie l'ile de FE po diffère complètement de celle du pays si Tou-po avec l'île de Panay (des de Fi IE Tou-po ou Che-po, dont il Philippines).