À “ERI
ni 2 HH Les Chinois comprennent sous ce nom collectif les six petites dynasties des Ou, des Tcin orientaux, des premiers Song, des Tsi, des Leang et des Tchin, dont la capitale était à Aien-
ye, aujourd'hui Nan-king, et qui régnè-
N rent de l'an 220 à l'an 587 de notre èrc.
116 Ce dernier paragraphe contient des
assertions qui pourraient sembler contra-
dictoires, si les sources auxquelles elles sont empruntécs n’appartenaient pas à des époques différentes, et si nous ne savions que Ma-touan-lin laisse souvent au lecteur le soin de comparer et de juger les documents qu'il a recueillis. On dit ici que les barbares du pays de Pa étaient de la race de Lin-kiun. et cependant les Panchun-man, originaires de ce même pays.
suivant une tradition citée plus haut, sont ensuite considérés comme ayant eu Panhou pour auteur. D'autre part ‘ci-dessus.
page 57), on mentionne quils faisaient partie de la grande famille des ‘Kiang.
dont, suivant Klaproth. sont sorties
toutes les nations tibétaines. Klaproth ajoute, en parlant des Si-Kiang, ou Kiang occidentaux : « Ils descendaient des San-Miao, ou trois Miao (les Miao-
tse), qui furent les habitants aborigènes
de la Chine.» Un examen attentif des no-
tices complétement inédites que renferme ce volume montrera, je crois, que la remarque appliquée par Klaproth aux Si- Kiang doit s'étendre à beaucoup de peuples ou tribus de la vieille Chine, entre
lesquels il existait une grande parenté.
Le pays des Nan-ping-man est borné à l'Orient par le terri-
toire de Tchi-tcheou', au midi de celui du Yu-tcheou*? dont il
dépend, à l’occident et au nord par les territoires de Nan-tcheou et
de Tchi-tcheou*. Il renferme environ quatre mille familles. L’hu-
midité du climat cause. beaucoup de fièvres et de maladies graves.
‘Ta Cette indication du pays des Nan-pingman est très-obscure, ce qui tient à la difficulté de poursuivre l'identification des
noms géographiques de la Chine à travers
leurs continuels changements. Le district
actuel de Ho-tchi-tcheou(Kouang-si), que le dictionnaire de Ed. Biot dit avoir porté le nom de AI Di Tchi-tcheou, ne saurait être le territoire de Tchi-tcheou dont il s'agit ici, puisque les Nan-pingman, ainsi qu'ilest mentionné plus loin, occupèrent jadis le district de Po-tcheou, aujourd'hui territoire de Tsun-3-- fou
(Koueï-tcheou'. — D'autre part, on lit
Les montagnes de ce pays produisent des herbes vénéneuses. On
y trouve aussi l'insecte appelé cha-sse ® et des serpents très-dange-
reux. Les maisons ou cabanes sont posées sur une sort? d’échafau-
dage auquel on monte par un escalier. Les indigènes donnent à ces
constructions le nom de %an-/an®. L'habillement des femmes
appelé tong-san’ consiste en deux lés de toile 8, cousus ensemble et
percés au milieu d’un trou pour passer la tête. Les femmes ont de
très-beaux cheveux, qu'elles nouent au sommet de la tête et qui
retombent sur leurs épaules. Elles portent, comme boucles d’orcilles,
de petits tubes de bambou de trois pouces de long, placés transver-
dans le Tong-kien-kang-mou (K. 9, f. 72 et 73) que les districts de Tsin-tcheou et
Po-tcheou furent constitués avec les ter-
a) Ln . À ritoires soumis des barbares Yf M
ela Yu-tcheou-man, et le dict. de Ed.
Biot, consulté à l’article Yu-tcheou, nous renvoie à l'article Tchong-king-fou (Ssetchouen oriental), où l'on voit que le département actuel de ce nom comprend les anciens territoires de Yu-tcheou et de Nan-ping. Les Nan-ping-man sont donc vraisemblablement les mêmes barbaresque ceux que le Tong-kien appelle Yu-tcheouman ou barbares du pays de Yu-tcheou.
Le Tong-kien confirme enfin cette détermination du pays des Nan-ping-man dans
les régions montagneuses du Xouei- ATSUME GUSA.
tcheou et du Sse-tchouen actuels, entre le 26e et le 29° degré de latitude, en disant dans un autre endroit que des cantonnements militaires furent établis à Tsun-y et à Po-tcheou pour contenir, après leur soumission, les F4 <p E Nanping-y, qui ne sont autres évidemment que les Nan-ping-man, avec la légère variante de Man ou de Y, expressions qui toutes deux servent à désigner des bar-
bares.
° jb CAR (pou de sable.) FT #4 "Al 13.
° ff pou. Ce caractère indique éga-
lement unc toile de Jin ou de coton.
meilleures relations avec les populations chinoises de leurs frontières. Tchin-tchang étant mort, son fils Kïu ?? continua les traditions de ses prédécesseurs.
Au sud-ouest du pays des Nan-ping-man habitaient quelques dizaines de tribus barbares, dont les principales étaient les Ou-man**, les Kouen-ming*, les Ko-man®, les grands et les petits Po-tcheou*. Sous la dynastie des Song dans les années tchi-ping (1064-1067), trois chefs de ces tribus, de ceux qui avaient reconnu la domination chinoise, s'arrogèrent peu à peu une autorité tyrannique sur leurs compatriotes et sur-leurs voisins. Ces chefs dont les deux principaux s'appelaient Li-kouang-ki*'et Leang-sieou *#, disposant chacun personnellement de quelques milliers d'hommes et soutenus par des familles chinoises puissantes auxquelles il s'étaient alliés, dépossédaient de leurs territoires les chefs de tribus qu'ils ne pouvaient soumettre, expulsaient ceux qui tentaient de leur résister et faisaient des expéditions qu'ils nommaient #a-chin*°, pour augmenter la population de leurs domaines. A l'égard des impôts exigés par le gouvernement chinois, ils en rejetaient tout le poids sur les villages qui ne leur obéissaient pas, et punissaient de mort les opposants. Parfois, ils franchissaient nos frontières et commettaient toute sorte de brigandages, dont ils accusaient ensuite les Leao insoumis d'être les au-
22 HE. 26 X Jp FK M c'est-à-dire
ni A sha (barbares noirs). grands et petits barbares du Po-tcheou, 24 Ei H pi . . . ‘Lr. - Hu . Les Kouen-ming habi- pays situé dans le Sse-tchouen inférieur. taient le nord-ouest du Yun-nan actuel, F- Li - | 28 Ÿ VE; ainsi qu'on le verra plus loin. A, .
23 En FR 29 N14 E, litt. saisir les gens.
teurs. Leurs bandes étaient insaisissables ; elles disparaissaient à la seule approche des troupes pour se montrer de nouveau en temps opportun, sans jamais craindre d'être surprises, grâce aux nombreux espions et même aux coupables intelligences qu'elles savaient se ménager. Bientôt les rebelles commencèrent à entourer leurs villes d2 murailles et à élever des forteresses, à fabriquer des cuirasses et à préparer des armements qui inspirèrent de graves inquiétudes. La troisième année hi-ning (1070), l'Empereur résolut de mettre un terme à cet état de choses. Il chargea les généraux Fongy-ye et Kien-tou-ngan de se concerter avec les mandarins percepteurs des revenus impériaux, à l'effet de prendre les mesures les plus efficaces. Le cercle de Pin-hoa-tchai® fut occupé de vive force ; les trois chefs turbulents se rendirent à discrétion et leurs tribus furent soumises dès lors à un impôt régulier, ce qui enrichit le trésor d'un revenu de trois cent cinquante-cinq mille boisseaux de grain et de seize mille onces de soi:. Le cercle de Pin-hoa-tchai devint le district de Long-hoa3', dans la juridiction de Feou-tcheou*. On pourvut à sa défense, au moyen de deux postes fortifiés par de solides palissades. Quant aux territoires un peu plus éloignés qui portaient le nom de 7ong-fo:pa ®, on les répartit entre les juridictions de Yu-tcheou\ et de Nan-tcheou*. Toutes ces régions sont trèsfertiles.
i = {k DE dA 5h] {il FH la plaine du Boud- Ù Da Tk Actuellement territoire dha de cuivre) de Van-tchoucn, du Sse-tchouen oriental. #1 À L) M 32 Cette ville de l'ancien pays de I F Ta] M ; peut-être faudrait-il lire Pa n'a pas change de nom. Da) JI Nan-tchouen, auquel cas on de-
La soumission de Li-kouang-ki et de ses alliés entraina celle de plusieurs autres chefs, qui recherchèrent avec empressement le protectorat de l'Empire. L'un d'eux nommé Ouang-tsai-tsin 3° fut choisi comme représentant de l'autorité impériale avec le titre de stun-kien *‘ et le mandat de maintenir le bon-ordre. Ce personnage déploya beaucoup d'énergie et sut se faire respecter, mais sa mort devint le signal de nouveaux désordres. Des bandes d'assassins et de pillards reparurent sur le sol chinois et l'Empereur dut charger Hiong-pen du soin de les châtier. A la suite de l'expédition dirigée par ce général, un campement militaire qui recut le nom de Nauping-kiun* fut établi dans le pays de Tong-fo-pa, pour protéger les {cheou de Yu et de Nan, ainsi que le territoire de Long-hoa, du Feou-tcheou.
La quatrième année youen-fong (1081), Ycng-kouang-tchin aida les troupes impériales à défaire Aï-fr et à exterminer (les:
Ouo-ngo*.
vrait traduire : on tit de ce pavs le Rien riantes indiquées ci-dessus. note 55: Nar-
de Nun-tchouen du tcheou de Yu (aujour- tchouen du Yu-tcheou.
d'hui Tchong-king-fou). ” Nous rencontrons encore ici un de