‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 25 sur 175 · TONG-SIE · texte numérisé non relu

TONG-SIE

viron mille Zi. Ils n'ont pas d'écriture proprement dite, mais ils gravent certains signes sur des planchettes pour arrèter leurs conventions. Ils construisent de petites maisons de bois. Un sabre à deux tranchants et un couteau ne quittent jamais leur ceinture. Leurs bonnets sont faits de fourrure d ours et leurs vêtements avec le cuir non préparé de plusieurs animaux féroces. Le chef souverain, dont l'autorité est héréditaire, porte le titre de Youen-chin*. Dans sa famille on n’élève pas de. filles, réputant qu'il ne saurait se trouver un homme d’assez haute naissance pour contracter une

pareille alliance. La troisième année tching-kouan des Tang (630),

do d’inattentions ne sont malheureusement

pas très-rares dans les textes chinois, et Klaproth en a relevé plusieurs. — Une autre remarque quel’on ne manquera pas de faire, si l'on essaie de reconnaître sur la carte les territoires jadis occupés par telle ou telle tribu indigène, particulièrement dans la zône des régions frontières du Ssetchouen, du Kouei-tcheou et du Houkouang, théâtre de tant de guerres intérieures, c'est que les mêmes localités sont souvent assignées tour à tour à des peuplades différentes, dont il est très-difficile de suivre les mouvements. Cela tient à ce que les récits de Ma-touan-lin embrassent une longue suite de siècles, et que ces récits

étant classés par nationalités et non par ATSUME GUSA

provinces, les fluctuations des nationalités qui se sont succédées ou refoulées ramènent nécessairement le lecteur sur le même terrain. Ajoutons que l'auteur du Ouen-hien-tong-kao divise parfois l'histoire d'un même peuple en plusieurs notices, lorsque ce peuple a changé de maitres ou de noms. Un travail spécial, consistant à refondre tous ces documents, permettrait de les présenter dune manière plus conforme à la méthode européenne, mais le premier soin doit être de les recueillir et de les montrer fidèlement dans leur intégrité originale. C'est ce que je m'efforce de réaliser.

ce Youen-chin vint faire la visite d'hommage. Il était coiffé d'un bonnet de fourrure d’ours noir avec une queue pendante, retenu sur son front par un cercle d'or. Un petit manteau de la même fourrure était jeté sur ses épaules ; le cuir en était tanné. Ses jambes étaient entourées de bandelettes, et ses pieds chaussés de souliers de peau.

Au milieu des années tching-kouan (627-649), on pénétra dans le pays des Tong-sie et l'on y constitua le fcheou de Yng>, qui fut placé sous la dépendance du gouverneur général du Kien-fcheou® [aujourd'hui tcheou de Ki-mi, dépendance du kiun de Kien-tchong' .]

i RE M. alors occupés par des barbares tributaires, ° ga M. qui forment actuellement le Yun-nan

AR | ° RH Fax M. Le tcheou de Ki- oriental, le Aouang-si occidental. le sud-

mi. vaste circonscription instituée par ouest du ÆAouei-tcheou, et même une

les Tang. comprenait les territoires. portion du Sse-tchouen méridional.

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