‹ Atsume gusa (volume 2)Chapitre 26 sur 175 · SI-TCHAO. — TCHAO D'OCCIDENT · texte numérisé non relu

SI-TCHAO. — TCHAO D'OCCIDENT

Dia)

Les barbares Si-tchao habitent au midi des Tong-sie. C'est

encore une autre race de Man. Les territoires qu'ils occupent

s'étendent, du côté de l'Orient jusqu'au (pays de) Y-#se!, du côté

de l'occident jusqu'au pays des Kowen-ming?, et du côté du midi

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Hu L'usage chinois de se servir d'un même mot pour désigner un peuple, une localité dont ce peuple peut avoir tiré son nom, ou le territoire tout entier que ce peuple occupe, rend parfois assez difficile de préciser un indication géographique, et c'est ce qui nous arrive ici. Kouen-ming est actuellement le nom

du territoire même de la capitale du Yun-

nan, bâtie sur les bords du lac de Tien, jadis appelé lac de Kouen-ming, et ce furent les Soui (581-618) qui du vieux nom de ce lac firent un nom de pays. Les Tang (618-907) donnèrent le nom de Aouen-ming au territoire actuel de Likiang (extrémité nord-ouest du Yun-nan), et enfin les Youen (1260 1341) restituèrent ce que les Soui avaient établi. Il fau-

drait donc savoir toujours à quelle source

jusqu au fleuve Sr-eul-ho*. On ne sait pas quelle en est au juste

l'étendue. Il faut marcher dix-huit jours pour les traverser de l'est

à l'ouest. Ces territoires sont couverts de montagnes presqu'inac-

cessibles, qui renferment des antres profonds. Les Si-tchao comp-

tent environ dix mille familles. Leurs mœurs sont à peu près les mé-

un document est puisé pour apprécier exactemeut la valeur de l'indication fournie: mais en ce qui regarde les barbares houen-ming et le cercle des régions qu'ils habitaient, d'un ensemble d'indications contenues dans différentes notices et notamment à l'article Ye-lang qu'on trouvera plus loin, ii me paraît résulter que ces peuples occupèrent les régions comprises entre le lac de Tien, ou de Aouenming, leur limite orientale, ct cette contrée de Li-kiang à laquelle les Tang donnèrent le même nom.

3 a] } H i HJ On lit dans la géographie To-sse-fang-yu : « Le fleuve Sieul-ho coule à l'est de la ville de Ta-li: il prend sa source au nord du district de Lang-kiong et sc réunit au fleuve Fang- FI. qui se jette lui-mème dans le Lantsanc.» Ces indications sont d'accord avec <eile: d'une grande carte chinoise que je

cosside. pubille en 1567. mais non pas

avec la carte de Klaproth, où le cours de ces fleuves est tout autrement tracé en s'écartant du côté de l'ouest. Il n'en demeure pas moins difficile, même sur la carte chinoise, de s'expliquer comment le Si-eulho peut former la limite méridionale d'une region dont l'occident s'arrête au territoire de Li-kiang, alors que ce fleuve, prenant sa source à peu près à la même longitude, descend ensuite presque perpendiculairement vers le sud, en inclinant à peine de quelques degrés dans la direction de l'est. On tiendra compte d'un certain vague qui régnait nécessairement dans les notions géographiques recucillies par les anciens chinois sur ces pavs de leurs extrèmes frontières. mais le Si-eul-ho se jetant dans le l'ang-ri entre le 25me et le 20° degre de latitude. il parait vraisemblable que les Si-tchao ne devaient pas

setendre pius loin vers le midi.

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