SI-TCHAO
mes que celles des Tong-sie. Tchao* est le nom de la famille qui les gouverne. L'autorité souveraine se transmet chez eux par hérédité. Dans les temps anciens, ces barbares n'eurent point de relations avec l’Empire. La troisième année tching-kouan de la dynastie des Tang (629), on vit pour la première fois leurs représentants à la Cour. La vingt et unième de ces mêmes années (647), leur pays fut constitué en fcheou de Tchao, dont leur chef 7'chao-tang *
devint le gouverneur avec le titre de fse-chi'.
di dk > Hi} Cette ville est probablement la ! xi) cal Le même titre que pormême que celle dont le nom s'écrit au- taient les gouverneurs ou préfets chinois Jourd’hui RE, et qui est située à l’est de des tcheou. Ta-li (Yun-nan occidentali. On serait revenu à l'orthographe qui rappelle les an-
ciens habitants du pays.
TSANG-KO
FE do)
La famille régnante des Tsang-ko portait le nom de Stie!. Dès l'antiquité le chef souverain des Tsang-ko? fut compté parmi les serviteurs de l'Empire, avec le titre de pasteur-gardien de son propre pays*. Il interrompit ses visites d'hommage durant les troubles qui amenèrent la chute de la dynastie des Soui, mais ses ambassadeurs reparurent à la Cour dans les années tching-kouan des Tang (627-649)*, et manifestèrent le désir d’entretenir les mêmes relations que par le passé. Ces étrangers, représentants des régions jadis com-
Si | . Il est dit plus loin à l'article de pasteur des peuples, employée pour dé-
Yen-tcheou,quela souveraineté des Tsang- signer les chefs des grandes régions tribuko passa ensuite dans la famille Tchao. taires de l'Empire, se rencontre dans les 2 Désigné sous le nom de Kiu-choui plus anciens chapitres du Chou-king.
(voir ci-dessus, page 5, note 17.) 4 Sous de règne l'empereur Tai-tsong.
3 À + FT Sp, L'expression
TSANG-KO
prises sous la dénomination de Tsang-ko ? È l'époque des Tang, tcheou de Ki-mi du kiun de K ien-tchong) étaient des barbares du pays de Kouen-ming* ou Kouen-mif, qui est situé à neuf mille li de la capitale de l’Empire et qui a pour limite le fleuve également appelé Si-eul-ho ou Ye-yu-ho®. Il renferme des terroirs bas et humides, très-propres à la culture du riz.
Les Tsang-ko nouent leurs cheveux, et boutonnent leurs vêtements supérieurs du côté gauche, comme les 7ou-kiue!®. Ils nourrissent leurs bestiaux avec des herbes aquatiques. En été ils habitent les plateaux des hautes montagnes ; en hiver, il descendent dans les vallées. La mort sur un champ de bataille est celle qui leur paraît préférable ; mourir de maladie est ce qu'ils redoutent le plus. Ils ont de vaillants officiers et des soldats très-braves, au nombre
de plusieurs fois dix mille.
Au milieu des années ou-le (618-626), un grand mandarin du
Soui-tcheou, nommé Ki-ouei, fut envoyé dans le Nan-ning!',
$ On verra plus loin, à l’article Yelang, que ce nom ne remonte pas au-delà de l'époque des derniers Tcheou. L'orthographe E FT Tsang-ko, de Ma-touan-
lin, diffère de celle de quelques autres
L) auteurs, qui écrivent HF nr] et aussi