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ë et l'encyclopédie Fouen-kien-loui-han. ci- ‘A tant Ma-touan-lin. écrit aussi À M 5 vi |
TCHONG-TCHEOU. 93 lui succéda, reçut l'investiture et fut confirmé dans les titres chinois que son père avait portés. Plus tard, le chef souverain des Tsangko appartint à la famille Tchaof$. Dans les années fien-pao (742-755) un prince de cette famille, nommé Tchao-tchin-y", servit très-fidèlement l'Empire, comme allié, en combattant Ko-lo-fong 3. Le ministre Yang-koue-tchong lui confia le gouvernement militaire du Kien-tchong®; il remporta plusieurs victoires sur les Nan-tchao et défendit énergiquement le Ou-ki!°, Pendant dix années de troubles qui désolèrent la Chine à cette époque, la seule tribu des Tchongtcheou s'abstint de pactiser avec les rebelles, fidélité que l'Empereur récompensa en conférant à Tchao-tchin-y de hautes dignités!!,
Durant les années fching-youen (786-804) et jusqu’à la fin des années kai-tching (836-840), ces étrangers offrirent sans interruption le tribut.
On lit dans l'ouvrage intitulé Kouei-haï-yu-heng-tchi, de
l'écrivain Fan-chi-hou‘? : « Les peuples des pays méridionaux
° Ari. “On a vu plus haut (page 85) que c'était également le nom de la famille régnante chez les Si-tchao.
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8 Ko-lo-fong était un roi des Nan-
tchao (dont l'article viendra plus loin),
qui soutint plusieurs guerres contre leschi- .
nois et leur infligea de sanglantes défaites. ? Ci-dessus, page 6, note 26.
10 Ci-dessus, page 4, note 13.
1! Ma-touan-lin a dit, en commengant, que les Tchong-tcheou étaient une tribu distincte des Tsang-ko, mais il fait entendre ici que cette tribu était cependant soumise au chef souverain des Tsang-ko, puisqu'il mentionne les services rendus par un de ces chefs, en témoignage de la fidélité des Tchong-tcheou.
12 Voir ci-dessus, p. 35, note 223.
sont appelés Man! et aussi Si-nan-fan'*. Les barbares des antres situés dans le Xi-mi'5 en dehors des territoires organisés en kiun et en hien étaient anciennement de purs Man, mais depuis qu'ils ont entretenu des relations suivies avec les populations des provinces chinoises, qu'ils se sont soumis à payer régulièrement l'impôt et qu'ils ont rendu des services à l’Empire, on ne les considère plus comme des étrangers. Les peuples des régions situées au-delà du Ki-mi sont ‘désignés sous le nom de Hoa-ouai!$. Ceux-là sont de vrais barbares. Leurs territoires s'étendent d’un côté jusque dans le Hou-kouang et, de l’autre, touchent aux pays des Si-jong!” ou barbares occidentaux. Ils offrent une trop grande variété de races pour qu’on puisse en donner une énumération détaillée. Leurs mœurs sont également très-variées, mais ils sont tous cruels, violents et perfides. Ces barbares ayant souvent fait acte de soumission et réclamé la protection de l’Empire, on institua, pour les régir, le gouvernement de Kien-nan!*, dont le siège fut placé à Yong-tcheou!?,
“ 14 Ÿ | expression qu'on pour-
rait traduire : en dehors de la civilisation.
7 [ui] E Le caractère 7 jong
13 Ci-dessus, p. 5, note 16.
| n [us] FH ES autrement : Fan du
sud-ouest. Le caractère GG Fan, qui si-
gnifie littéralement abondance d'herbes sauvages, multitude, entre dans la composition de plusieurs noms donnés par les chinois aux étrangers de leurs frontières occidento - méridionales. Les Si-fan ou Fan de l'Ouest étaient des Tibétains.
15 Ci-dessus, note 7, p. 82.
s'emploie le plus souvent isolément dans le sens de barbares occidentaux.
18 us FA (midi du Kien-(tchong), ci-dessus, page 6, note 26.
19 Actuellement Yong, ville du troisième ordre, dépendant du département
de Lieou-tcheou-fou (Kouang-si).
il n’exerça sur eux que peu d'influence et fut ensuite abandonné. Yong-tcheou était au midi des antres des Yao?° et à l’orient du pays des Fan-man?!. Les Fan-man viennent parfois dans les villes chinoises pour y vendre du miel, de la cire et des parfums extraits de certaines plantes aromatiques. Les fétes et les réjouissances publiques ne manquent par non plus de les attirer.
« Les peuplades appelées grands et petits Tchang?*, grands et petits Ouang**, Long-chi*, Teng-sie*, etc., sont comprises dans la dénomination de Si-nan-fan *$ et sont voisines des Tsang-ko. Les barbares de ces tribus nouent leurs cheveux au sommet de la tête en forme de marteau, vont pieds nus ou portent quelquefois des chaussures de bois. Ils s'habillent d’une étoffe parsemée de fleurs vertes. Ils s’adonnent beaucoup à la chasse, et commettent souvent des meurtres par inimitié. Ils ont des boucliers de bois, des javelots, des arbalètes de bois, des arcs et des flèches empoisonnées. Ils se font la guerre entre eux pour se piller mutuellement.
« Dans les contrées occidentales, il existe encore des barbares Lo-tso??, Ye-hoei®, Ki-li*, Lieou-kieou®, Ouan-cheou, To-
20 On a vu plus haut, page 35 et suiv. 75 Hei HM
que le nom de Yao était celui que se don- 26 Ci-dessus note 14. | , a HU 44 naient cux-mêmes les Pan-hou-tchong. ka 4.
21 5e . 28 À ti On voit clairement ici 134 E].
, , . 29 =:—1- que les barbares désignés sous le nom de Sal Al]. LE © Da D . . 30 . .
Fan-man étaient les habitants de la partie i Ii K. On est surpris de voir occidentale du Kouang-si actuel. ce nom, qui est celui de Formose (Orien-