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F À Jp ufe. taux, page 414), figurer également parmi
33 k Jp L. ceux des barbares du midi.
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ling* et Ngo-ou*, que l’on appelle collectivement Man-tsieou?' et dont les chefs portent le titre de Taï-pao*%. Leur manière de vivre ressemble à celle des Leao des montagnes. Ils nouent leurs cheveux sur le sommet de la tête, en forme de marteau, et les attachent avec du papier blanc. On assure que c'est un signe de deuil, qu'ils portent toujours en souvenir de 7 chu-ko-ou-heou*.
« Les mœurs des Si-nan-fan diffèrent sensiblement de celles des autres barbares. Les hommes sont de complexion robuste et les femmes d’une extrême propreté. Le mari et la femme habitent séparément. La demeure de la femme est dissimulée dans quelque retraite ignorée, loin des regards indiscrets. Quand le mari visite sa femme, celle-ci suspend à sa porte le sabre de son mari. Parfois les époux se retirent mystérieusement dans les profondeurs des montagnes, de peur de profaner leurs foyers, étant pénétrés de cette idée supers-
titieuse que les relations qu'ils ont ensemble pourraient exciter la
36 La notice sur les Leao vient immédiatement après celle-ci.
37 C'est-à-dire Tchu-ko le prince guerrier, autrement appelé Tchu-ko-leang, célèbre général qui contribua puissamment à l'élévation au trône de Tchao-lie-ti,
le fondateur de la dynastie des Han du
San-koue établie dans le pays de Chou (Sse-tchouen), au commencement du Ille siècle de notre ère. La tradition rapporte qu'ayant pénétré dans les régions qui forment aujourd'hui le Yun-nan, il avait su se concilier l'amitié des tribus qui les habitaient, trouver en elles des auxiliaires dévoués et exercer sur tous ces barbares un prestige qui tenait du merveilleux. — On sait que, chez les Chinois, le blanc est la
couleur du deuil.
colère des esprits et leur attirer des malheurs. Ces peuples ne nous firent jamais de mal; c'est pourquoi leur histoire est peu connue.
« Mentionnons, enfin, les Han-man ®* ou Ma de Ta-li*, qui vinrent au marché de Hong-chan *°, il y a une dizaine d’années, et qui firent acte de soumission à l’Empire. Ces barbares comprenaient la langue chinoise et portaient des vêtements assez semblables aux nôtres. Ils étaient peu nombreux et se disaient les descendants des soldats chinois préposés par Tchu-ko-ou-heou à la garde des frontières. Le San-koue-tchi *! ne fait pas mention de ces gardefrontières, mais les historiens des Tang parlent des barbares appelés Si-tou-y'?, dont les ancêtres auraient été des soldats de Ma-youen'?, lesquels seraient demeurés là où ils avaient été postés et seraient arrivés à former, au temps des Soul “!, trois cents familles, de dix
seulement qu'ils comptaient à l'origine. Tous portaient le nom de
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c'est-à-dire littéraiement
barbares chinois.
5 k ff ni? Ta-li est le nom d'une ville et d'un territoire du Yun-nan.
Ce fut aussi celui d’un ancien royaume dont il sera faire mention plus loin.
so 13” LU. Un district de ce nom fut établi, par les Tang, dans le Aouang-si occidental (dict. de Ed. Biot).
41 Célèbre roman historique, dont les deux premiers volumes ont été très-elégamment et très-fidèlement traduits par
M. Théodore Pavie.
43 Le texte dit: FH 4f i; Mafou-po, abréviation qu'il faut entendre :
Fi (HR) IRR CF E) c'est-à-dire Ma-(youen) qui avait le titre de Fou-po-tsiang-kiun, ce qu'on pourrait traduire à peu près : général de terreet de mer. Il a été parlé précédemment de Ma-youen (ci-dessus, p. 10;,et son titre est énoncé in-extenso dans le Tong-kienkang-mou.
4 La dynastie des Soui a régné de l'an
581 à l'an 617.
Ma. auquel ils avaient joint le surnom de Lieou *. Ils habitaient aux frontières fixées par les Tang entre le territoire de l'Empire et celui du pays de Lin-y*. On soupçonne que l'existence des Hanman devait avoir beaucoup d’analogie avec celle de ces Ma-lieou.
Le pays des Han-man était au nord du Yong-tcheou®®.
« On connait à peine les noms des barbares qui habitent au-
delà du Nan-kiang*®.
« Le Lo-tien et le Tse-ki®! sont appelés royaumes. Les terri-
toires des Lo-kong**?, des Te-mo**, des Pe-y®, des Kieou-tao®, etc.,
portent le nom de cercle**. Tous ces pays sont voisins du Nan-
tchao?' et renferment de nombreux villages.
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III | ce Ta:
FAf caractère que signifie laisser.
Sans entendre qu'ils aient pris pour nom de famille celui de leur général, on peut comprendre qu'ils se soient appeles. en deux mots, Ma-licow laissés par Ma- J'ouen .
:? Ancien nom du rovaume de Siam.
auquel une notice est consacrée dans ce
(| volume.
à 3 Dai territoire de la ville de Yong, du Avuang-si septentrional. qui a conserve ce nom.
° pe] il fleuve du midi. Grand fleuve qui traverse le Aowang-si et le
Kowang-tong. de l'ouest à l'est. dans leur
partie centrale, et qui reçoit d'ailleurs surles différents points de son parcours plusicurs noms particuliers.
5 Ci-dessus, note 24.
S7 Les limites du rovaume de Nantehao ant beaucoup varié, mais en reportant au siècle où vécut Fan-chi-hou. ce rovaume était à peu près circonserit dans
le Yus-ran superieur.
« Le Lo-tien est situé à l'ouest de Yong? et de Y?”, et au nordouest du Yong-tcheou sous la dynastie des Tang, au milieu des années hoei-tchang (841-846), le souverain de ce royaume recut . l'investiture en qualité de roi héréditaire. Chaque année, des hommes du Lo-tien amenaient des chevaux sur le marché de Hongchan. Il y en eut un qui vint jusqu'à la ville capitale du Yongtcheou. Il se disait intendant des haras du roi de Lo-tien nommé Lo-liu*, gouverneur du pays des Sie-fan du sud-cuest®. Or, suivant ce que rapportent les historiens des Tang, les barbares ®? appelés Tong-sie (autrement Sie de l'est‘) habitaient le Kien-tcheou ‘’ et le chef héréditaire des Si-sie 5 (ou Sie occidentaux), ainsi que toutes les tribus placées sous ses ordres, respectaient le chef des Tong-sie comme un suzerain. Tous ces Ste-fan 5 (ou barbares Sie) formaient donc une grande famille avec les Lo-tien, et avaient avec les Tsang-ko de grandes affinités.
« Le Tse-ki n'était qu’un petit état de très-peu d'importance, mais ses habitants étaient les plus violents et les plus cupides de
tous ces barbares. Quand ils venaient vendre leurs chevaux à
“3 Ci-dessus, note 48. 6% Ci-dessus, page 80, note ji. 5) i , GG PH di, HH. act. K'ing-youen(Kouang-si). DAI.
VA L + en #3 7) . . . 67 al, 2 EL Dai ancienne circonscription [a Æ.
comprenant actuellement les territoires 6 Pour bien comprendre ici le raisonde Nan-ning et Taï-ping (Kouang-si). nement de l'auteur, il ne faut pas oublier bi [RAR A (a | ….. , Li "AE 11: ce que nous avons cu déjà l’occasion de c PU = : a savoi les Chinois se 2 pH 5 e remarquer, à savoir que les Chinois s 63 fa servent le plus souvent du même mot,
4 Ci-dessus, page 80. quelque soit son premier sens propre,
Hong-chan, s'ils étaient seulement contrariés, ils tiraient aussitôt leur sabre à deux tranchants et parfois tuaient ou blessaient ceux qui les approchaient. En pareilles circonstances, les mandarins ordonnaient de mettre à mort quelques barbares, par représailles; tout autre mode de repression était insuffisant pour les contenir. Le roi de Ts2-ki, actuellement régnant, se nomme Ouo-ki°. Il n'avait que trois ans à l’époque de son avènement.
« Le ministre Ouo-sie" prit la régence du royaume, fit aimer son autorité et sut si bien attirer l:s barbares des tribus voisines qu'il compta par dix mille les cavaliers bien armés rangés sous son commandement. Lorsque Ouo-ki eut atteint l'âge de dix-sept ans, Ouo-sie lui remit la direction du gouvernement ; mais le jeune roi
a toute confiance dans son ministre et ne décide rien sans le con-
sulter.
pour désigner indifféremment un pays, la capitale d'un pays, le roi, la famille royale ou même les habitants de ce pays, comme si nous disions Vaples pour indiquer tour à tour la ville de Naples, le royaume de Naples, la maison régnante à Naples et aussi les Napolitains. Le nom de Sie, qui entre dans la composition des dénominations Tong-sie, Sie-fan, Si-sie, Si-nansie-fan, etc., est, aux yeux de l’auteur, la marque d'une parenté qui doit unir toutes ces peuplades. Puisque le roi de Lo-
tien commandait aux Sie-fan du sud-
oucst (Si-nan-sie-fan), il devait être de la grande famille des Sie, et la méme affinité de race devait également s'étendre aux Tsang-ko, dont les anciens chefs portaient le nom de Sie (ainsi qu'il a été rapporté plus haut, page 80.)
99 pH] U, On pourrait écrire également Ngo-ki.
70 Ha} Hi | . Quo ou Ngo est évidemment le nom de la famille royale des Tseki, à laquelle le ministre-régent devait
appartenir.
« Les barbares qui viennent vendre des chevaux dans le Yongtcheou ”! se ressemblent presque tous par la figure, les mœurs et le caractère. Ils sont d'une stature élevée, ont de grands yeux, les dents blanches et le teint de couleur foncée. Ils nouent leurs cheveux en forme de marteau et roulent une écharpe autour de leur tête. Ils portent des vêtements très-courts, faits d'une étoffe de laine, de poil ou de chanvre. Ils marchent généralement pieds nuds, et se coiffent d'un large chapeau qui leur sert de parasol ; ils le fabriquent avec du feutre ou avec des feuilles de nénuphar. Ils ont à l'avant-bras des bracelets d’or, à l’un desquels une petite brosse à dents est retenue par une chaîne d’argent. A leur ceinture, pend un long sabre. Sur leurs épaules est une arbalète, avec un carquois rempli de flèches. Une petite boîte de cuir est encore suspendue à leurs côtés. Depuis la poitrine jusqu'aux reins, ils sont étroitement serrés par une corde de chanvre enroulée, ce qu'ils jugent trèsfavorable à l'équitation. Ils laissent leurs chevaux en liberté dans les pàturages et savent les ressaisir quand ils le veulent, au moyen d'une longue corde, toujours lancée très-adroitement sur l’encolure de l'animal. Leurs sabres, qui ont trois {chi de long, sont très-acérés ; les plus renommés se fabriquent au pays de Ta-li??.
« Ces hommes aiment la propreté jusqu'à l’exquise recherche. S'ils n’ont qu’une écuelle de riz et une cuiller et s'ils sont plusieurs pour s’en servir, ils placent près d'eux un grand vase rempli d’eau, dans lequel chacun lave à son tour la cuiller qui passe de main en main. Encore ont-ils l'attention de lancer le riz dans leur bouche
sans y introduire la cuiller, de peur de se dégoûter mutuellement.
11 Ci-dessus, note 60. 72 Ci-dessus, note 39.
Ils boivent très-peu de vin, une seule tasse leur suffit, et ils boivent à très-petites gorgées, la corde qui leur serre l’estomac et les flancs ne leur permettant pas d’en user autrement. Ils assaisonnent leurs mets avec du sel gemme et du poivre de l'espèce appelée mingtsiao "3 ; ils ne mangent pas de viande de truie. Après chaque repas, ils ne négligent jamais de se brosser les dents ; aussi les ont-ils très-blanches. Les odeurs puantes leur font horreur. Ils enterrent avec soin tout ce qui sent mauvais. Les Chinois du Yong-tcheou savent profiter de cette particularité de leurs mœurs pour terminer instantanément les plus violentes querelles. Il leur suffit de lancer et de briser par terre un vase contenant des ordures. Aussitòt ces étrangers se rejettent en arrière, sautent à cheval et s'enfuient
épouvantés ‘.
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71 On aura remarqué que dans ce fragment, emprunté à l'écrivain Fanchi-hou, il est parlé collectivement des populations indigènes du sud-ouest de la Chine actuelle et non d'un peuple en particulier. Peut-être est-1l à propos de rapporter iciun fragment de Quen -hien-tong-kao continué, ouvrage du XVIme siècle, dont l’auteur Quang-ki, parlant des Miao-tse ou derniers ahorigènes, traite à peu près le même sujet que Fan-chi-hou, quatre cents au plus tard, et s'exprime ainsi :
« Ces hommes descendent des anciens
peuples appelés les San-Miao (les trois Miao) dont il est fait mention dans le Chou-king. Ils sont très-nombreux dans le Tchang-cha, dans les provinces de Fouen ve =" G TX) et de Chin (EX) et, vers le midi, dans le pays de Ye-lang (voir ci-après).
où les populations chinoises, au milieu desquelles ils vivent, leur donnent le nom de .Van-man (barbares méridionaux). Ils ne portent pas de nom de famille; ils ont seulement des noms qui leur sont personnels. Il sont loin de se ressembler tous, mais tous habitent les campagnes, bâtis-
sent des villages et se groupent par tri-
bus. Chaque tribu obéit à son chef, sans qu'il existe de grand chef qui réunisse sous son autorité un certain nombre de tribus.
On distingue ces barbares en Chou-Miao ilitt. miao cuits) et Seng-Miao (litt. Miao crusì. Les premiers sont ceux qui habitent les territoires limitrophes des provinces chinoises et dont les mœurs se sont adoucies. {ls paient des impôts et se soumettent à la plupart des services publics, à peu près comme les Chinois.
Recensés régulièrement par famille et par têtes, ils figurent sur les rôles dressés chaque année par les mandarins. Leur nombre est très-limité. Les Seng - Miao, au contraire, dont le nombre est très-considérable, conservent leur indépendance et échappent à tout recensement. Ils se marient entre eux, chacun dans sa tribu. Ils sont violents et vindicatifs ; ils commettent facilement des meurtres, et ces meurtres commis en entraînent beaucoup d’autres, parce que tous les parents du mort se font un point d'honneur de tuer à leur tour le meurtrier et ses parents. La guerre s'allume ainsi de famille à famille et parfois de tribu à tribu. Il y a un proverbe qui dit : inimitié de Miao dure neuf gé-
nérations. ce qui donne à entendre tout
au moins que ces inimitiés sont de longue durée. — Dans le pays de Xiu-tcho (au sud-ouest du Æouei-tcheou, où subsiste encore aujourd'hui l'un des centres principaux des Miao-tse indépendants), habitent les EU È Ke-mong et les {di 2 Kou-yang, deux races distinctes, mais dont les mœurs se ressemblent. Ils choisissent les flancs escarpés des montagnes abruptes pour y creuser leurs demeures, dans lesquelles ils ne font même pas usage de nattes. Ils arrivent à ces cavernes par des échelles de bambou superposées, qui ont quelquefois jusqu'à trois cents pieds de haut. Ils ne labourent pas la terre; ils la travaillent légèrement avec une espèce de houe avant de l'ensemencer et ne prennent jamais la peine de sarcler leurs champs. Les hommes et les femmes Otent leurs chaussures pour s'asseoir, quand ils ont quelque réunion. Les garçons et les filles causent librement, mais sans qu'il règne entre eux de licence. S'il advient qu'une fiancée se découvre le sein, lc fiancé lui rend aussitôt les gages de fiançailles. — Les Miao-tse de Tou-chan (au nord-est du Æouang-si actuel) sont
appelés A 7 IL hit i K'ieou-
ming-kieou-sing-Miao (Miao des neuf
noms ou tribus): ilssonttrès-soupronneux, cupides, menteurs et insinuants. Ils célèbrent, à l'occasion du jour de l'an, diverses cérémonies qui s'accomplissent à l'interieur et durant lesquelles ils ne sortent pas de chez eux. Cette réclusion dure quatorze jours : celui qui négligerait de l'observer encourerait, disent-ils. de grands malheurs. — Les Mizo-tse de Ping-lo
(nord-est du Avuang-si) sont appelés
JE