HE 2A
? fl == Ouvrage du Vime siècle de notre ère.
8 Le cinabre.
1 Littéralement : Que les P A Po-jin sont (les mémes que) les ES À.
Quant au raisonnement de Ma-touan-lin, il repose sur la confusion faite par les anciens Chinois (et aussi par les Européens pendant longtemps) entre le cinabre (FF i > tan-cha), mercure sulfuré, et le minium, plomb oxidé rouge, substances
minérales qui servirent également toutes
deux à la fabrication du vermillon. Le tan-cha qu'on tirait du pays des P A Po-jin pouvait n'être, en réalité, que du minium ct ce minium pouvait provenir des mines de plomb situées dans le pays »
des ES Po-jin, d'où la conséquence que, malgré la différence d'orthographe, il s'agissait des mêmes hommes et du même pays. Dans ces expressions le caractère A jin (homme), ajouté aux caractères E Po ou | Po (prononciation identique), n'est qu'une désinence, comme si l'on disait Po-hommes.
La première de ces deux orthographes n'offre pas de sens étymologique appréciable ; la seconde signifie homme qui jette des sorts, qui sait consulter les
sorts.
lao. C'est pourquoi la notice qui les concerne doit prendre place
en cet endroit] !?.
12 Nous savons que le pays de Ngailao, plus tard royaume des Nan-tchao, occupait à peu près le territoire du Yunnan actuel. Yong-tchang est à l'extrémité | occidentale de cette province. C'est donc vers les régions du moderne Empire Bir-
man que Ma-touan-lin place les six classes
de Po qu'il vient d'énumérer. Dans ie passage qu'il cite du Eul-ya, pour établir que l'ancien pays de Po-youen devait être le pays des Po-jin, ce pays de Po- J'ouen est indiqué comme l'extrême limite à laquelle on pouvait arriver vers le
sud,