‹ Atsume gusaChapitre 41 sur 111 · A TR IF · texte numérisé non relu

A TR IF

2% Voir note 86, ci-dessus.

23 Je me suis vu forcé de paraphraser un peula traduction de ce passage, inséré en petits caractères dans le texte de Matouan-lin et congu dans un style si laconique qu'il serait inintelligible sans les éclaircissements fournis aïlleurs par l’ensemble de l'ouvrage que nous traduisons.

L'an 238, Kong-sun-youen, prince du

Le roi de Kao-li ayant envoyé des ambassadeurs pour demander que la doctrine de Lao-tsc fut introduite dans ses états, l’'Empereur :Kao-tsou) chargea Tchin-chou-ngan de porter à ce prince l'image de 7ien-tsun?% et de se faire accompagner par des bonzes

Leao-tong, fut assiégé dans Siang-ping, sa capitale ‘qui s’est appelée également Leao-tong-tching, et qui se nomme Leaoyang aujourd'hui) par Sse-ma-y, l'un des généraux de l'empereur Ming-ti, des Quei. La ville fut emportée; Kong-sun- J'ouen périt les armes à ia main et tout le Leao-tong se soumit au vainqueur. Nous avons vu à l'article Ma-han quelle fut la politique de Ming-ti après qu'il eut conquis le Leao tong. Bientôt les territoires de Lo-lang et Hiouen-tou furent repris aux Chinois par les Mou-y-ong (note 87), puis restitués aux rois de K’ao-li par Mouyong-pao, ainsi qu'il a été relaté plus haut. La date des années 3-ong-kia (307- 313) ne pouvant s'appliquer à Mou-yongpao, qui vivait encore au commencement du ve siècle, précise donc simplement l'époque à laquelle les territoires de Lolang et de Hiouen-tou échappèrent de nouveau à la domination chinoise. L'organisation féodale de la Corée, sous les

Han, est un fait que nous connaissions

déjà. Ce que je ne m'explique pas trèsbien, c'est l'à-propos de ce fragment retrospectif en cet endroit du texte; je ne dois pas moins le respecter, comme traducteur. Le Tchao-sien restauré sous les Han orientaux, le Quo-tsiu et l'état des Quei-me avaient cessé d'exister depuis longtemps à l’époque à laquelle se rapportent les renseignements sur le gouvernement et la géographie du Kao-li, insérés ici au milieu des récits du vue siècle dont ils sont évidemment contemporains; mais la note retrospective, en petits caractères, rappelle le sort des villes qu'elle énumère, entre le temps de leur soumission à la' dynastie des premiers Han et celui de leur incorporation au Kao-li.

237 XK (1 ou 9 a II Tien-ichitsun, c'est-à-dire l'honorable ou le trèshonorable du ciel, également appelé FE El È ff Yu-hoang-chang-ti estune des divinités mythologiques en honneur

parmi les sectateurs du tao.

Dans

l'ouvrage intitule : Seou-chin-ki la lé-

tao-sse, capables d'expliquer le Livre des cinq mille mots*8. Le

roi Youen prit sous sa protection les nouveaux venus, et bientôt la

gende qui le concerne est ainsi rapportée :

« Aux temps anciens, il existait un royaume Houang-mien-miao-yo, dont le roi s'appelait Tsing-te-chi-tching etla reine Pao-me-kouang. Désolé de n'avoir point d'enfants, le Roi ordonna que l'on fit des prières dans tous les temples, et que l’on offrit partout des offrandes au vrai saint (Lae-tse). Les prières durèrent six mois, et alors la reine eut un rêve. Elle crut voir Lao-tse entouré de tous ses saints, monté sur un char tiré par le dragon de cinq couleurs. Le vrai saint descendait des nuages, tenant dans ses bras un enfant magnifiquement vêtu, dont tout le corps resplendissait au point d'éclairer le palais comme eut fait le soleil. — O Lao-tse, s'écria la Reine en se jetant à genoux, le Roi n'a pas d'enfant, donnez-nous celui-ci pour successeur! — Je vous le donne, dit Lao-tse; aussitôt la Reine se sentit enceinte. Le fils qu’elle enfanta fut beau, intelligent et miséricordieux. Il distribua ses trésors aux pauvres; tout le monde l'aima et ses bienfaits s'étendirent aux

pays lointains. Après la mort du roi son

père, il abandonna le gouvernement du royaume aux grands ministres et se retira dans les monts Pou-ming-sieou-ngaï, pour y cultiver la doctrine. Après 800 siècles employés à se perfectionner, il en passa 800 autres à se détacher complétement des affections du monde, puis 800 autres à cultiver la médecine afin de soulager les êtres vivants, puis encore 800 siècles à prêcher la sagesse qui dissipe les ténèbres et fait briller la vérité. Ensuite il mourut, et acquit du ciel un grand pouvoir sur les esprits et sur les hommes. »

Cette existence terrestre de 320,000 ans accordée à un personnage dont on attribue la naissance à l'intervention de Lao tse, philosophe contemporain de Confucius, ne me paraît point une invention chinoise. Je ne saurais entamer ici des digres:

sions qui m'entraîneraient trop loin de mon texte, mais on pourra remarquer, en passant, dans cette légende, une fusion de traditions religieuses hétérogènes qui appartiennent en propre aux Chinois.

*%8 Le Livre de la Doctrine de Lao-

tsc.

religion du {ao obtint dans la Corée plus de faveur encore que celle

de Bouddha.

Dans les années qui suivirent, un grand personnage du kiun

ou gouvernement de l'Orient **’ nommé Ko-sou-ouen** tua son

maître Kao-0u?'!, mit à sa place un neveu consanguin de ce prince

appelé Tsang**?, et prit pour lui-même le titre mo-li-tchi°3, [Le roi Kao-ou avait succédé au roi Youen ou Kao-youen, qui avait régné dix-huit ans, et dont il était le frère cadet consanguin.] Le grand mandarin du titre de mo-li-tchi réunissait entre ses

mains la direction de toutes les affaires civiles et militaires, en

même temps qu’il nommait à tous les emplois. Ko-sou-ouen éten-

mo Bi HD LS A. Nous avons

dit plus haut, note 101, que le Kao-li avait été divisé en huit provinces, ou cercles, par le roi XAao-lien. Deux cents ans, s'étaient écoulés depuis cette époque, et ce passage nous montre que si la division de Xao-lien devait prévaloir plus tard, elle avait été modifiée au temps où Ma-touanlin nous reporte ici. Selon le père du Halde «la Corée était alors divisée en cinq pou, ou gouvernements; savoir : celui de la Cour ou du Milieu, et ceux des quatre parties de l'Etat qui regardaient les

quatre parties du monde. »

240 LÉ ER x. Ce personnage est

appelé quelquefois aussi Æaï-sou-0uen ou

ou-sou-ouen. Le Tong-kien-kang-mou le nomme Tsuen-ko-sou-ouen (en indiquant que le caractère Es doit ici se prononcer ko) et dit de lui : « Quelques-uns le désignent sous le nom de Æo-kin. Voulant séduire la multitude, il prétendait être né d'une source et, à cause de cela, il avait pris lui-même pour nom de famille le mot Tsuen (source, fontaine) » sans doute pour assimiler son origine à celle du premier des Æao (Voir le commencement de l’article Æao-kiu-li).

24 NEA I, également appelé HE IX

Kien-ou.

212 si.

mi A

dit ainsi son autorité sur tout le royaume et s'empara de tous les pouvoirs. Il avait une très-belle et très-longue barbe, était d’une taille majestueuse, employait pour ses habits des étoffes magnifiques et portait des broderies d’or sur sa robe, sur son bonnet et sur ses souliers. Cinq armes tranchantes ne le quittaient pas, sa démarche était orgueilleuse, ses mouvements brusques et son air hautain. Son entourage n'osait pas le regarder. Il obligeait ses officiers, et même les grands du royaume, à se prosterner jusqu'à terre; pour monter à cheval comme pour en descendre, il faisait de leur dos un marche pied.

La septième année (ou-te, 624), à la deuxième lune (Ko-sououen) envoya des ambassadeurs, demandant pour le roi de Kao-li le titre de grand vassal de l’Empire?, et demandant aussi le calendrier chinois afin de promulguer. Il fut accédé à sa demande?#.

244 Voir ci-dessus, page 31, la note 90.

245 Ce passage de Ma-touan-lin offre quelques obscurités qui pourraient résulter d'une ancienne altération du texte, et qu'il est nécessaire de signaler. J'ai suppléé (entre parenthèses) les mots ou-te après les mots septième année, parce que les années ou-te sont les dernières dont il ait été fait mention, et plus loin j'ai placé (également entre parenthèses) le nom de Ko-sou-ouen, comme nominatif supposé de la phrase, puisque c’est de ce personnage qu'il vient d'être parlé en dernier

lieu; mais le texte est muet sur cette dou-

ble indication, dans son extrême laco-

e nisme, et si l'on veut consulter d'autres

sources on trouve les contradictions que voici : Relatant les faits de la septième année ou-te, le Tong-kien-kang-mou (Annales générales de la Chine) dit en propres termes qu'à la deuxième lune, l'Empereur conféra le titre de roi de Leao-tong au roi de Kao-li (appelé) Kienou ou Kao-ou, en lui envoyant le calendrier chinois. Ce prince aurait donc vécu encore à cette époque. Ce serait donc lui,

et non pas A o-sou-ouen qui aurait en-

vové l'ambassade de 624. D'autre part,

Cependant, la huitième année, à la troisième lune, l'empereur Kao-tsou (des Tang) disait à ses ministres : « Déjà le souverain du Kao-li a sollicité le titre de grand vassal, sous les Soui, et cela ne l’a pas empêché d'entrer en rebellion contre l'empereur Yang-ti. Ce titre n’a servi qu'à l’enorgueillir, sans lui inspirer aucun sentiment de juste soumission; qu’est-il nécessaire qu'il le porte pour maintenir en paix les territoires qui lui sont confiés? » (Le ministre) Peï-kiu répondit avec respect : « Avant d’être incorporé, sous les Han, au gouvernement de Hiouen-tou*if, le pays de Leao-tong avait formé, sous les Tcheou, le royaume du faï-sse?i7, Peu avant l’époque de la dynastie des Quei, il était encore au nombre des états dont les princes recevaient l'investiture. Il n’est point de raison pour agir autrement aujourd'hui. Si l'Empire méprise les traditions en ce qui regarde le Kao-li, les barbares perdront de leur respect pour l’Empire. L'Empire est comme le soleil, et devant lui les royaumes barbares sont comme les étoiles, trop effacées pour qu'on pense à distinguer leurs rangs. » Ce discours obtint l’assen-

timent de l'Empereur.

l'encyclopédie Youen-kien-loui-han rapporte exactement les paroles de Kao-tsou et la réponse de ses ministres, qu'on lit ci-après dans le texte de Ma-touan-lin, en précisant à cet égard la date de la Auitième année ou-te (625). Il est vrai que cette encyclopédie ne dit rien des faits précédents. — Notons, du reste, que Aosou-ouen se contenta toujours du titre de

mo-li-tchi, et que ses ambassadeurs se

présentaient au nom de 4 ao-tsang, dont il était le maire du palais.

L'adoption du calendrier chinois était une conséquence de la soumission à la suzeraineté de l'Empire.

246 Voir p. 14, note 33.

247 X Hifi. Ce titre, qui était celui du premier ministre, dans l'antiquité, désigne ici le prince Xi-tse, le premier roi du

Tchao-sien (Voir p. 2, note 2).

La dix-huitième année tching-kouan :644:, à la deuxième lune, l'empereur Taï-tsong, s'adressant à ses ministres, tenait à son tour le discours suivant : « Ce mo-li-tchi du Kao-li nommé Ko-sououen a tué son prince et a fait périr de grands ministres, il faut envoyer une armée pour le châtier. Nous y gagnerons de la renommée. Son crime et ses violences aideront à sa ruine, et nous aurons bon marché de lui. » Alors, le conseiller Tchu-soui-liang ?* demanda la parole et dit respectueusement : « Si le fleuve Leao était franchi par une armée chinoise, il serait indispensable que cette armée obtint de grands succès, chose assurément très-douteuse ; ou bien le prestige de nos forces serait compromis dans les pays lointains, et le courroux de l'Empereur l’entraînerait à envoyer de nouvelles armées plus nombreuses, dont la bonne ou mauvaise fortune serait également difficile à prévoir. » L'Empereur paraissait approuver cet avis; mais le ministre de la guerre Li-chi-tsi?? se montra d’une opinion tout opposée. « Dans ces dernières années, dit-il, quand il fallut repousser les Sie-yen-to** qui avaient envahi

nos frontières, l'Empereur influencé par les remontrances amères

218 fé Z R Tchu-sout-liang avait tartare, issue des Hiong-nou. et qui emle titre de Kien-y-ta-fou, sorte de minis- prunta le nom de son premier chef. L'emtre sans portefeuille qui assistait au con- pereur Tai-tsongles avait forcés de quitter seil privé de l'Empereur et qui donnait le pays qu'ils occupaient sur la rive septenson avis. trionale du Hoang-ho, et de se retirer au

249 ca LA EV) souvent appelé Li- nord du Cha-mo; mais ils avaient profité

L Li) fsi, par abréviation. d'un moment où les frontières de l’Em-

350 Re UE PE, suivantie Tong-kien- pire étaient dégarnies pour pénétrer en

kang-mou les Sie-yen-to étaient une horde très-grand nombre dans le Chan-si et pour

de Oueiï-tching*! ne voulut point permettre qu'on les poursuivit à outrance et il fallut s'arrêter. Si-l’on eut agi avec plus de vigueur pas un d’entre eux ne serait sorti vivant de la Chine, et la paix eut été assurée de ce côté pour cinquante ans. » |

A la onzième lune de cette même année, l'Empereur chargea Tchang-liang de la conduite d’une armée qui devait s'embarquer à Laï-tcheou**? et se rendre directement en Corée, comme pour investir Ping-jang**, tandis que Li-chi-tsi recevait le commandement en chef d’une autre armée, dite du Leao-tong, avec ordre de pénétrer dans cette province par la voie de terre. Ces deux armées, agissant de concert, battirent les contingents coréens du Leao-tong et, trente jours après s'être mises en marche, opérèrent leur jonction au pays de Yeou-tcheou?*.

La dix-neuvième année tching-kouan (645), l’empereur Taïtsong partit lui-même de Lo-yang avec de nouvelles forces, se mit à la tête de l’expédition, et passa le fleuve Leao. A la quatrième

v porter la dévastation. Li-chi-tsi avait reçu la mission de les repousser et s'en était acquitté avec succès, mais l’empereur Taï-tsong ne lui avait pas permis de pousser contre eux la guerre aussi loin qu'il l'aurait voulu.

254 25; SUI ministre de l’empereur Taï-tsong, célèbre par la fermeté de son caractère et par l’influence de ses conseils sur l'esprit de son maître.

21 Ag Dai aujourd'hui Lai-fcheou-

fou. chef-licu du département de ce nom

(province de Chan-tong), port de mer dans le golfe de Pe-tchi-li (mer Pou-haï).

Le Tong-kien-kang-mou dit que l'armée de Tchang-liang était forte de 40,000

hommes, qui furent transportés sur cinq

cents bateaux.

353 Voir note, 25, p. 11. Selon le père Gaubil : située à prèsde io degrés à lorient de Pé-king, par 39° de lati-

tude. .

zi ) X a KE Dai extrême nord du Pe-

tchi-li.

lune, Li-chi-tsi prit la ville de Kai-meou?”, qu'il constitua Kaï-

tcheou*, et fit vingt mille prisonniers*?, Les troupes chinoises

s'emparèrent successivement de la capitale fortifiée du Leao-tong??*,

qu'on nomma Leao-tcheou, et de la ville de Pe-yen°5°, qu'on nomma

Yen-tcheou; ensuite elles mirent le siége devant Ngan-chi*f", à la

Er fr À.

256 Gr M. Cette ville est portée sur

la carte de D’Anville, avec l'orthographe Caï-tcheou, sur la rive orientale du fleuve Leao, au sud de Moukden et de Yaotcheou par 40 degrés 30° latitude, sur 120

longitude. Elle est, dit un commentaire

du Tong-kien-kang-mou, à 240 li au sud”

de Leao-yang, et s'est appelée Tchintcheou, puis Fong-koue, sous les Leao.

Ma-touan-lin écrit TA Ho au lieu de ++ ros Kai, mais c'est une faute d'impression manifeste, ainsi qu'on peut le vérifier dans le traité de géographie 53 ph 7 A

257 L'expression chinoise HE FH 9 litt. bouches vivantes, employée ici, indique qu'il ne s'agit point de vingt mille combattants faits prisonniers, mais de toute une population réduite en captivité,

y compris les femmes et les enfants.

ne VF Ed I. Cette ville, aujour-

d'hui presque détruite, porte le nom de Leao-yang et se trouve au sud de Chinyang ou Moukden, capita!e actuelle du

Leao-tong.

259 FI fi tr. Ce nom signifie en chinois : La ville forte des roches blanches. Le commentaire du Tong-kien-kangmou déclare que l’on ignore où cette ville était située.

260 ca di) I. Le commentaire du Tong-kien-kang-mou dit qu'on trouve les ruines de cette ville à 70 li (28 kilomètres environ) au N.-E. de Kaï-tcheou, dont la situation est indiquée plus haut. Sous la domination des Po-hai, c'est-à-dire du vine au x° siècle, elle s'appela 54 Du Tie-tcheou, et au temps de la dynastie chinoise des Æ Kin (1123-1260), elle exis-

VEL Ÿ tait encore sous le nom de I Gi i

Tang-tchi.

sixième lune. Deux chefs coréens, Kao-yen-cheou?8, de la tribu de Pe-pou*"* ct Kao-hoeï-tching*®, de la tribu Van-pou*f, entreprirent de secourir cette place; amenant avec eux cent cinquante mille combattants de la nation des Mo-ho*f%*, ils les massèrent au pied d'une montagne, à 8 /i de la ville assiégée. Dès qu'il en fut prévenu, l'Empereur donna l'ordre à tous les généraux chinois de dresser leurs tentes autour de la sienne, afin de recevoir ses instructions pendant la nuit. Cette même nuit, on vit une étoile tilante tomber dans le camp ennemi. Le lendemain, les Coréens livrèrent bataille et furent si complètement battus que Kao-yencheou et Kao-hocï-tching, jugeant tout perdu, vinrent s'offrir à l'Empereur avec trente-six mille huit cents hommes. Taï-tsong conféra des grades militaires aux officiers, dont le nombre s'élevait à trois mille cinq cents, et les expédia en Chine; il renvoya trente mille soldats à Ping-jang, et fit enterrer vifs trois mille Mo-ho*55.

261 REA Le re. latant ces événements dans son Histoire 262 Ci-dessus, p. 140. note 22. de la dynastie des Tang, écrit : « Les sa EI FFC IE. Coréens avaient une armée de 150,000 264 Ci-dessus, p. 149. note 26. hommes, dont une partie était composée

265 Les EX 10) Mo-ho étaient une de tartares, nation guerrière. au nord de nation puissante ‘voir ci-dessus, note 111°, la Corée.» De son côté, le Tong-kienmais il est difficile de supposer qu'ils kang-mou dit simplement que les deux aient formés à cux seuls l’arméc de se- princes coréens, tous deux de la famille cours conduite par les deux princes co- de Aa0 et tous deux du titre de no-sa ou réens. Sans mon respect pour le texte que général en chef, conduisaient une armée je traduis. je serais donc très-disposé à de 150.000 combattants.

suivre la version du père Gaubil qui. re- 266 Cette action barbare, qui contraste

KAO-KIC-LI.

Le butin des Chinois fut de dix mille chevaux, cinquante mille

bœufs, dix mille cuirasses. La montagne au pied de laquelle on

avait campé portait le nom de So-hing-chan’f"; l'Empereur lui

donna celui de Tchu-pi-chan®8, et chargea Hiu-king-tsang de com-

poser une inscription commémorative qui fut gravée sur l’un de

ses rochers.

L'armée chinoise prit ses quartiers au sud de la ville de Ngan-

chi, dont le siége fut poursuivi longtemps, mais sans succès. Enfin,

a la neuvième lune, l'Empereur ayant ordonné tout d'abord de

faire transporter au-delà du fleuve Leao les populations des villes

avec plusieurs traits de générosité attribués à l’empereur Taï-tsong, n'est point relatée dans le Tong-kien-kang-mou.

Elle paraît d'autant plus monstrueuse qu'il s'agit non de prisonniers de guerre, mais de gens qui sont venus se rendre volontairement. On ne peut cependant donner un autre sens que celui d’enterrer vif au caractère ET keng (litt. in foveam ruere) employé ici, puisque c’est précisément celui dont les historiens chinois se servent en parlant des persécutions de Tsin-chi-hoang-ti contre les lettrés, qu'il faisait enterrer vivants.

Pi Ill à 268 ET [LS i. L'expression tchu-

pi.qui signifie littéralement halte de cava-

liers et de fantassins, s'emploie pour désigner un lieu où l'Empereur, en voyage, s'est reposé pendant quelque temps. La montagne So-hing ou Tchu-pi, dit le commentaire du Tong-kien-kang-mou, est située à 15 li au S.-O. de Leao.yang (la capitale du Leao-tong à cette époque) et s'étend jusqu'aux fortifications de f Dii Hai-tcheou (ville dont le Dict. géographique d'Ed. Biot fixe la position par lat. 40° 55°, longit. 120° 33').. Une source abondante jaillit à son sommet, près d'un rocher qui forme comme une table naturelle sur laquelle l'empereur Taï-tsong fit graver l'inscription dont est parlé plus

loin.

conquises de Leao et de Kaï, prit le parti de rassembler ses trou-

pes, infanterie et cavalerie, et de donner le signal du départ. Tan-

dis que les Chinois défilaient sous les murs de la place, le gouver-

neur coréen parut sur l’un des bastions et salua Taï-tsong en lui

souhaitant un heureux voyage. L'Empereur loua la fermeté qu'il

avait montrée et lui envoya cent pièces de soie, pour l’encourager à

servir toujours son prince avec autant de fidélité ?f?.

La vingt et unième année éching-kouan (647), Li-chi-tsi rem-

porta de grands succès sur les Coréens dans la province de Nan-

#9 Le siége de Ngan-chi, qui dura soixante-trois jours, est célèbre dans les Annales de la Chine et raconté avec beaucoup de détails par plusieurs historiens chinois. Il fut levé le jour koueï-oueï de la neuvième lune (dix-neuvième année tching-kouan), c'est-à-dire le 13 oct. 645.

L'épisode du gouverneur coréen saluant l'Empereur du haut d'un bastion est accompagné de quelques traits de mœurs assez curieux. Le gouverneur ayant fait signe de la main qu’il avait quelque chose à dire, l'Empereur s'avança lui-même avec un groupe de ses officiers jusqu’à portée de trait. Alors le gouverneur se mit à genoux, et accomplitles cérémonies prescrites aux personnes qui prennent congé

de ceux dont le rang est au-dessus du

leur. Après quoi, il souhaita au monarque chinois un voyage des plus heureux, ct celui-ci prit ou fit semblant de prendre en bonne part un respect qui pouvait tenir de la dérision. On rapporte que les assiégeants, et les assiégés, tant pour l’attaque que pour la défense, employèrent diverses machines de guerre d'invention nouvelle et que les Chinois, notamment, lancèrent une grande quantité de boulets de pierre. Un fait à noter, et qui ressort de l'identification géographique des lieux qui furent le théâtre de la guerre, c'est que cette expédition chinoise entreprise contre la Corée ne s'avança même pas jusqu'aux limites orientales du ZLeao-

tong.

KAO-KIU-LI. 197 sou*. Il conduisit ensuite son armée jusqu'à la ville de Po-/i?7, et traversa les deux rivières de Pe-lang*"? et de Hoang-yen®®., Comme il s’étonnait de pouvoir passer à gué ces deux rivières, qui lui parurent d’ailleurs d'une largeur médiocre, il questionna les gens du pays pour savoir où se trouvait la source du Leao des Ki-tan®*. On lui répondit que le Pe-lang et le Hoang-yen se réunissaient à peu de distance de cet endroit, en coulant toujours vers le midi, et que c'étaient leurs eaux réunies qui prenaient le nom de fleuve Leao. L'expédition de Li-chi-tsi étant terminée, ce général ramena ses troupes victorieuses??. L'Empereur manifesta bientôt l'intention de renouveler la guerre de Corée, mais le ministre Fang-hiuen-ling parvint à l'en dissuader.

Quand l'empereur Taï-tsong mourut (649), le roi Tsang envoya des ambassadeurs chargés d'offrir ses compliments de condoléance.

Sous le règne de l’empereur Kao-tsong*", la cinquième année

70 Province coréenne.

22 KH JR, c'est-à-dire du loup blanc.

173 Da rita, C'est-à-dire des roches

que leur identification est chose délicate.

Il me paraît utile, toutefois, de signaler en passant les rapprochements de nature

à la faciliter.

blanches,

34 Les Ki-tan, dit Klaproth, faisaient un même peuple avec les Chi-goeï; mais ils habitaient plus au sud que ceux-ci, au nord du Leao-tong, sur la rivière Lo-khan ou Lo-ho. — Les noms de fleuves, comme

les noms de villes, ont tellement varié

On a vu plus haut que Æ0-sou-ouen était en réalité le roi de Kao-li; mais il continuait de régner et envoyait ses ambassadeurs sous le nom du prince (Ka0)tsang qu'il avait fait proclamer.

276 Fils et successeur de Taï-tsong.

198 PEUPLES ORIENTALX.

yong-hoei (655), ce roi Tsang tit alliance avec les Mo-ho et attaqua les Ki-tan, mais il fut battu.

La sixième année yong-hoeï (656), le royaume de Sin-lo implora le secours de l'Empereur contre une invasion des Kao-li et des Mo-ho, qui lui avaient enlevé vingt-six villes. L'Empereur donna l'ordre au gouverneur militaire de Yng-tcheou, nommé Tchingming-tchin, de pénétrer dans la Corée avec des forces considérables et d'y faire respecter sa haute autorité’. L'armée chinoise s'avanca jusqu'à la ville de Sin-tching*"®, remporta une grande victoire, incendia les faubourgs de la place, inspira la terreur et s'en revint.

La troisième année hkien-king (658), l'Empereur fit partir, sous la conduite de Tching-ming-tchin et de Sie-jin-koueï, une nouvelle expédition qui n'obtint pas de grands succès. Deux ans après (660),

177 A l'époque où nous sommes arrivés, que l'indique le Tong-kien-kang-mou.

la Corée était divisée entrois états, Kao-li, Certains auteurs chinois nomment au con- Pe-tsi et Sin-lo. Tous les trois avaient re- traire Sou-ting-fang sans mentionner

connu la suzerainèté de la Chine. Le Sin- Tching-ming-tchin, ce qui peut porter à

lo (dont on trouvera l'article plus loin) occupait l'extrémité sùd-est de la presqu'île coréenne. Après le nom de Tchingming-tchin, Ma-touan-lin a placé le carac- AK tère = teng, que l'on rend quelquefois par et alii, et qui représente ici notemment la personalité de Sou-ting-fang,

général célèbre avec lequel il partagea le

commandement de cette campagne, ainsi

la confusion.

756 à tr, c'est-à-dire la ville forte de Sin. Le Tong-kim-kung-mou dit textuellement « après que l'armée eut passé le fleuve Leao, il y eut une bataille avec les Kao-li, » ce qui donne à penser que cette bataille fut encore sous les murs

d'une ville du Leao-tong.

quand on eut fait la conquête du Pe-ts1*°, l'Empereur ordonna aux généraux Ki-pi, Ho-li, Sou-ting-fang et Lieou-pe-yng d'investir à la fois le Kao-li par les cercles de Leao-tong, Ping-jang et Paikiang ?® et de pousser la guerre avec vigueur.

La première année long-cho (661), de grands armements furent décidés?#!, L'Empereur voulait prendre lui-mêine le commandement en chef; il en fut détourné par le gouverneur du Yo-tcheou nommé Li-kiun-kieou, qui lui tint ce discours : « Le Kao-li n'est qu'un misérable petit royaume. Est-il donc nécessaire que la Chine se préoccupe autant de lui? À supposer qu'on en fit la conquête, il faudrait envoyer des troupes pour le garder. Si ces troupes étaient peu nombreuses, la domination chinoise ne serait pas assurée, et pour envoyer des forces suffisantes il faudrait écraser d'impôts les populations de l’Empire. Moi, humble sujet, je pense qu'il serait préférable de s'abstenir *#. »

A la huitième lune, Sou-ting-fang défit les barbares orientaux

279 Le Pe-tsi occupait l'extrémité sudouest de la presqu'ile coréenne. Les troupes chinoises qui en firent la conquête s'y rendirent par mer, directement. La relation de cette expédition se trouvera plus loin, à l'article Pe-tsi. La présence au Pe-tsi d'un de leurs corps d'armée permettait aux Chinois d'attaquer le Kao-

lì par le midi.

280 Les provinces du Xao-li portaient EI

alors le nom de cercles ou AE. tao.

281 C'est-à-dire : décidés par l'Empereur. |

282 Ces paroles détournèrent l'Empereur de prendre le commandement de l’armée, mais non de faire la guerre, comme on le

voit par ce qui suit.

près du fleuve Paï-kiang*#, s'établit sur le mont Ma-y-chan®8 et

mit le siége devant la ville de Ping-jang; mais l’année suivante (662),

le général (chinois) Pan-hiao-taï s'étant laissé surprendre par Kaï-

sou-ouen sur les bords de la rivière Che-chowi?®, au lieu appelé

Ling-nan°#, les troupes qu'il commandait furent presque anéan-

ties et Sou-ting-fang dut se retirer “??.

La première année kien-fong (666), Tsang*#® envoya son fils

Nan-fo*8° pour assister au sacrifice que l'Empereur offrit au ciel

sur la montagne 7ai-chan**. Le jeune prince revint en Corée et,

23 Le même fleuve dont il a été fait mention précédemment, sous le nom de Paï-choui (voir p. 5, note 12). Kiang signifie fleuve, comme choui veux dire cours d'eau. Ailleurs il est appelé Paï-ho, ce qui n'est qu'une variante analogue. On devrait dire simplement le fleuve Paî, si les mots choui, kiang, ho, etc., ne formaient, dans les usages de la langue chinoise, des désinences en quelque sorte inséparables. La même observation, ap-

pliquée aux noms des villes et des mon-

tagnes, a été consignée plus haut, note

211. Le Tong-kien-kang-mou dit, en parlant de ce fleuve Paî % Il s'appelle aussi Ta-tong-kiang (le fleuve de grande communication); « il coule à l’est de la ville de Ping-jang. Son ancien nom était Paï-

choui. Au milieu de son cours est un

grand rocher nommé Tchao-tien-tchi (ro-

cher qui monte vers le ciel), »

284 ris E, ARS au S.-0. de Ping- Jang.

285 PE À. c'est-à-dire la rivière du serpent ou bien la rivière qui serpente.

m6 BH FA, le midi du passage des montagnes. |

287 Abandonner la campagne et rentrer en Chine.

288 (Kao)-tsang, sous le nom duquel ré-

gnait Kaï-sou-ouen.

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