‹ Atsume gusaChapitre 55 sur 111 · CIA A · texte numérisé non relu

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qui les attendrait s'ils tombaient entre les mains des Chinois tandisque son oncle aurait usurpé la couronne, exhorta les derniers défenseurs du pays à le suivre et sut les entraîner avec lui. Taï abandonné ne songea plus qu’à se soumettre, et Sou-ting-fang lui ayant envoyé en parlementaire un officier du nom de Tchao-tie, il se rendit aussitôt à discrétion. Sou-ting-fang fit prisonniers le roi Y-tse, le prince héritier Long, un petit roi nommé Yen”? et cinquante-huit chefs militaires, qui furent tous embarqués pour être conduits à la Cour. Le royaume conquis renfermait cinq hordes ou tribus’, trente-sept villes de premier ordre, chefs-lieu d'autant de kiun, ct deux cents villes du second ordre munies d’une enceinte fortifiée ; sa population s'élevait à sept cent soixante mille familles ®. On le divisa en cinq départements militaires qui furent Hiong-tsin®, Mahan®!, Tong-ming®, Kin-lien® et Te-ngan*. On choisit parmi

at ni H. Le Tong-kien-kang-mou, résu- Pe-tsi, qui n'occupait qu'une partie

mant très-succinctement ces événements, de la Corée, paraît excessif quand on le dit que « Sou-ting-fang anéantit trois rapproche des chiffres donnés précédemroyaumes et prit leurs souverains vi- ment (pages 206 et 246) à l'article Kaovants. » L'un de ces royaumes était le kiu-li, ou bien il faudrait supposer d’énor- Pe-tsi. Les deux autres étaient probable- mes variations dans le mouvement de la

ment des tribus des Ma-han ou des Pien- population coréenne.

han ayant conservé leur indépendance, et #0 Ci-dessus, note 71.

Yen devait être le prince de l’un de ces si Æ EE

petits états. #2 5 HA ° 78 AIS 83 Æ la.

79 F + + YZ HI. Ce chiffre n {5 &.

pour la population du seul royaume de

les chefs indigènes des fonctionnaires pour les gouverner. Un décret de l'Empereur ordonna que le général Lieou-jin-koueï résiderait dans la ville de Pe-tsi, avec le titre de vice-roi, tandis que la garde du port de Hiong-tsin serait confiée au général Ouang-ouen-tou.

A la neuvième lune, Sou-ting-fang amenait.ses captifs au pied du trône impérial. L'Empereur voulut qu'ils eussent la vie sauve et qu'on les mit en liberté. Y-tse étant mort de maladie, l'Empereur lui décerna un titre posthume, permit à ses anciens ministres d'assister à ses funérailles et le fit enterrer à la gauche des tombeaux de Sun-hao% et de Tchin-chou85, Le prince Long fut pourvu d'un titre de dignité.

Ouang-ouen-tou ‘que l'Empereur avait désigné pour être gouverneur de Hiong-tsin) mourut pendant la traversée, en se rendant à son poste, et fut remplacé par Lieou-jin-koueî.

Parmi les princes de la famille royale du Pe-tsi, il en était un nommé Fo-sin#", petit-neveu du feu roi Tchang et qui avait exercé jadis un grand commandement militaire. Il s'entendit avec un bonze

nommé 7ao-tchin*8 pour s'emparer de la ville de 7 cheou-lieou8? et

85 Sun-hao fut le dernier prince souve- 86 Tchin-chou ou Tchin-chou-pao fut rain du royaume de Ou, l’un des trois le dernier souverain de la dynastie des états qui se partagèrent la Chine à l’épo- Tchin, détruite et rémplacée par celle des que dite des trois royaumes. Vaincuet Sout, l’an 589. Il avait régné sous le nom dépossédé par le fondateur de la dynastie de Heou-tchu.

=} 40 des Tcin, il fut traité avec honneur, recut #1 ft H : ° Me le titre de prince de Aocuei-ming, vécut « AE 14. . e « ° Ki] IVI + j hi .

plusicurs années à la cour des 7cin et 89 (28) K. À l'ouest de Tsiouenmourut l'an 283 de notre ère. L'empe- tcheou, selon l'AMpercu des trois rovau-

reur Zean-ou-ti lui fit clever un tombeau. nres.

pour proclamer roi un fils de Tchang appelé Fou-yu-fong®, qu'ils firent revenir du Japon où il s'était réfugié. Acclamant le nouveau souverain, les villes de l'occident se soulevèrent ; elles fournirent de nombreux contingents et les chefs insurgés se mirent en campagne afin d’envelopper Lieou-jin-youen.

La première année /ong-cho®! (661), Lieou-jin-koueï se hâta de marcher au secours de ce général avec des troupes auxiliaires du Sin-lo. Il trouva l'embouchure du Hiong-tsin gardée par Tao-tchin, qui avait établi un barrage sur le fleuve et construit sur ses rives deux lignes de solides retranchements. Leou-jin-koueï enleva ces ouvrages de vive force; dix milles rebelles se noyèrent en s’efforgant de quitter précipitamment le pont de bateaux ; après cette défaite les auxiliaires du Sin-lo se retirèrent, et Tao-tchin alla s'enfermer dans la place forte de Jin-hiao®?. Tao-tchin partageait avec Fo-sin le commandement supérieur des forces du Pe-tsi révolté; il écrivit à Licou-jin-kouei pour se plaindre de la guerre impitoyable que les Chinois et leürs alliés du Sin-lo faisaient à son pays, en massacrant tous les êtres vivants sans épargner les vieillards ni les infirmes. S'il faut mourir, disait-il, nous mourrons du moins les armes à la main. Lieou-jin-kouei eut l'espoir de changer les dispositions de Tao-chin; il lui écrivit à son tour, mais le parlementaire qu'il choisit n'étant pas un mandarin d’un grade élevé, les officiers de la maison de Tchao-chin virent dans ce fait un manque de respect pour leur maître et refusèrent insolemment de recevoir la lettre dont il était porteur. Lieou-jin-kouei, qui ne disposait plus

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