R BR BL “À
% On prononce également long-so.
que d’un petit nombre de soldats, dut se contenter de prendre une forte position et de rester sur la défensive. Il expédia des courriers aux Sin-lo pour leur demander des renforts et pour inviter leurs chefs à tenir conseil avec lui. Bientôt on apprit que Fo-sin avait fait égorger Tao-chin et tous ceux qui lui étaient dévoués. Fou-yu-fong assistait à ses événements sans pouvoir exercer luimême aucune autorité.
La deuxième année /ong-cho (662), à la septième lune, Lieou- ‘jin-youen et ses lieutenants remportèrent une grande victoire sur les rebelles à Hiong-tsin, prirent les villes-de Tchi-lo*®, Ye-po", 7chinhien® et Pi-ming*, et coupèrent à l'ennemi huit cents têtes. Dès lors la route du Sin-lo était ouverte, et les convois de vivres pour l'armée purent arriver librement. Licou-jin-youen ayant demandé qu'on lui envoyàt de nouvelles troupes, l'Empereur nomma le général Sun-jin-chi®" gouverneur militaire du cercle de Hiong-tsin, et le chargea de conduire en Corée sept mille soldats levés dans le pays de 7s1°8.
Cependant Fo-sin, après avoir usurpé tous les pouvoirs, en était venu à conspirer contre la vie du prince qu'il avait appelé lui-même à prendre possession du trône. Fou-yu-fong le fit mettre à mort, aidé par ses parents et ses fidèles; ensuite il s'assura l'alliance des Kao-li et des J apona!s.
De son côté, Lieou-jin-youcn, qui avait recu le secours des sept
mille hommes du pays de Tsi et qui voyait les troupes animées du
"bd + x JL 19.
94 Vi, ii, 7 Ou Sun-Jin-sse.
ss [EX Wi. 98 Le nord du Chan-tong actucl.
meilleur esprit, se concerta sans perdre de temps avec le roi (du Sin-lo) Kin-fa-min® pour investir par terre la ville de Tcheoulieou, tandis que Lieou-jin-kouei remonterait le fleuve Hiong-tsin sur une flotille nombreuse et pénétrerait ainsi par eau dans la place, en faisant une puissante diversion. Le corps d'armée de Fou-yufong était campé à Pe-kiang-keou!®. L’ennemi fut battu dans toutes les rencontres; on lui brûla quatre cents bateaux et Fou-yu-fong prit la fuite sans qu’on sût où il s'était retiré. Les fils de ce prétendu roi, nommés Fou-yu-tchong-chin! et (Fou-yu)-tchong-tchit®, vinrent faire leur soumission avec les débris de leurs partisans et les Japonais auxiliaires. Toutes les villes suivirent cet exemple; ce fut la fin de la rebellion. Alors Lieou-jin-youen ramena ses troupes victorieuses, laissant à Lieou-jin-koueï le soin de gouverner en son nom le pays reconquis ‘5.
La seconde année /in-te (665), l'Empereur trouva bon de nom-
È IE MW.
ww FI ÏL P. embouchure du
Fleuve blanc.
mf RE A
1% Le Tong-kien-kong-mou, qui reste muet sur la plupart des événements relatés dans cette notice, donne cependant un récit détailié des faits contenus dans ce dernier paragraphe, lequel récit mérite, je crois, d'être rapporté, parce qu'il éclair-
cit quelques points un peu trop succinte-
ment indiqués par l'auteur que nous traduisons. On remarquera aussi qu'il fixe la date de la soumission définitive du Petsi à la troisième année long-cho (663), ce que Ma-touan-lin a négligé de mentionner. Voici la version du Tong-kien-kangmou : « La troisième année long-cho, à la neuvième lune, le gouverneur général de Hiong-tsin, nommé Sun-jin-chi, attaqua et soumit le Pe-tsi. Au début de la campagne, après que Lieou-jin-youen et
Lieou-jin-kouei eurent pris la ville de
mer Fou-yu-long % gouverneur de Hiong-tsin,et de le renvoyer dans
le pays de ses ancêtres. Il lui recommanda de rallier autour de lui
les émigrés, mais de vivre désormais en bonne harmonie avec ses
voisins. Fou-yu-long reçut à Hiong:tsin la visite du roi de Sin-10!%;
Tchin-hien, l'Empereur ordonna au général Sun-jin-chi de s'embarquer avec un corps de troupes expéditionnaires et de leur porter secours. Les soldats demandaient qu'on les transportàt immédiatement, par eau, jusque sous les murs de Kia-lin, pour emporter cette place d’assaut. Lieou-jin-koueï objecta que la ville de Tcheou-lieou était le véritable nid des barbares, et que si l'on parvenait à s’en rendre maîtres, les autres villes ouvriraient leurs portes. Ce fut donc pour Tcheou-lieou que l’on se mit en route par eau. On rencontra les Japonais (auxiliaires des Pe-tsi) à Pe-kiangkeou (embouchure du Fleuve blanc).
Il y eut plusieurs combats, et partout la victoire fut complète. Le roi du Pe-isi, nommé (Fou-yu)-fong, s'enfuit dans le Kao-li. Son fils nommé (Fou-yu)-tchongtchi et les autres chefs de la rebellion se
rendirent à discrétion avec les débris de
| leur armée. Les FA DI oe ré Hetchi-tcang-tchi etles Ì 9° NE ?El Un
Cha-tcha-siang-jou, tribus du Pe-tsi occidental, firent en même temps leur soumission. Tout le pays fut pacifié ; la seule ville de Jin-tseng tenait encore. Lieou- Jin-koueî concentra toutes les forces chinoises pour la cerner. Sun-jin-chi disait :
« Les gens enfermés dans cette place sont des bêtes féroces, ils ne méritent pas qu'on leur fasse quartier. » Lieou-jinkoueï répondit : « Je vois en eux, au contraire, des hommes vaillants et fidèles. »
Il distribua des vivres aux troupes, donna des instructions à chacun et la ville de Jin-tseng fut prise. Un décret impérial décida que Lieou-jin-kouei resterait au Pe-tsi pour le gouverner, tandis que Lieou-jin-youen et Sun-jin-chi reviendraient en Chine. Lieou-jin-kouei demeura donc chargé d'organiser définitivement le pays conquis.
104 À Eh PÆ. Voir ci-dessus, notes 58 et 74.
105 Kin-fa-min.
ils sacrifièrent ensemble le cheval blanc!" et se jurèrent une amitié réciproque. Les termes de la convention furent ainsi conçus : « Les anciens souverains du Pe-tsi ne songèrent pas à assurer la prospérité de leur royaume. Loin de vouloir la concorde, ils se liguaient sans cesse avec les Japonais et le Kao-li pour envahir le Sin-lo, s'emparer de ses villes et dévaster son territoire. Le Fils du Ciel prit en pitié le sort d’un peuple injustement opprimé; il envoya des messagers porteurs de sages remontrances, qui malheureusement ne furent pas écoutées par des princes orgueilleux de leurs forces et confiants dans leur éloignement de l’Empire. Ce fut alors que l'Empereur irrité fit sentir les effets de sa colère et subjugua leur pays. L'Empereur est l'arbitre de tous ceux à qui le gouvernement des peuples est tour à tour confié ou retiré. Il lui plait aujourd’hui d'élever Fou-yu-long, jadis prince héritier du Pe-tsi, et de le créer gouverneur militaire de Hiong-tsin, afin qu'il restaure le culte de ses ancêtres, qu'il devienne l’allié de Sin-lo et, qu'entre ces deux royaumes, une amitié sincère succède pour toujours aux sentiments haineux du passé. Nous respecterons la volonté de l'Empereur et nous serons à tout jamais ses vassaux fidèles. Que le grand général Sun-jin-chi et que le prince de Low-tching-hien!" soient les
106 Le sacrifice d’un cheval blanc, à l’occasion d'un serment solennel, est un fait qu'on trouve mentionné dans l’histoire des Han, dès le troisième siècle avant notre ère. On y voit que le fondateur de cette dynastie, alors qu’il disputait encore
le trône à son compétiteur Hiang-yu, sa-
crifia un cheval blanc, en faisant le serment que nul autre que lui-même n'aurait la possession de l’Empire.
107 Si tr Fis 79 Le contexte me laisse des doutes sur la question de savoir s’il s'agit bien de deux personnages,
ou si le prince de Lou-tching-hien n était
témoins de notre bonne foi. Si nous venions à nous parjurer, que l'Empereur envoie contre nous des multitudes armées, que les esprits clairvoyants du ciel fassent descendre sur nous le malheur, que notre race s'éteigne et que les autels de nos foyers domestiques soient renversés! Que ce serment s’étende aux générations les plus éloignées ; qu'il soit par elles inviolablement respecté ! 198 »
Cette convention fut gravée, en caractères d’or, sur une table de fer, et déposée dans un temple du Sin-lo.
Quand les généraux chinois évacuèrent le Pe-tsi, Fou-yu-long qui craignait de se voir abandonné par les siens s'en revint à la cour impériale. Plus tard, dans les années y-fong (676-678), l'Empereur augmenta ses titres, le fit roi de 7 ai-fang-kiun!®, et voulut
pas Sun-jin-chi lui-même. Ce général est désigné ici par le titre officiel de son grade militaire, qui a été mentionné plus haut.
1066 On reconnaît clairement à la rédaction de ce document que la cour chinoise en avait dicté les termes et, quelques lignes plus loin, on voit que ce prince qui s'était donné si complétement à l’Empereur n'osa pas demeurer parmi les siens, quand les troupes impériales se retirèrent.
Si l’on rapproche ces faits de ceux qui s'accomplirent au ÆXao-li vers la même époque, et si l’on examine la conduite du malheureux Xa0-tsang, ramené lui aussi dans ses états par la politique chinoise,
mais forcé de trahir l'Empereur pour s'y
maintenir, on jugera peut-être que la crainte du roi de Sin-lo n'était pas la seule qui retint Fou-yu-long en exil.
199 Nous avons vu précédemment (p. 28) que le kiun (gouvernement ou principauté) de Tai-fang, autrement Taï-fangkiun, avait été formé à la fin du second siècle de notre ère par Kong-sun-kang, gouverneur du Leao-tong, dans le pays encore désert situé au midi des possessions chinoises. Plus tard, ce kiun avait passé sous la domination des rois de Kaoli; mais le Kao-li ayant été réduit en province chinoise, l'an 668, le Tai-fang-kiun avait du retomber au pouvoir des Chi-
nois.
qu'il allàt reprendre possession des états qu'il lui avait rendus.
Fou-yu-long n’osa pas rentrer dans son ancien royaume ; il se retira
chez les Kao-li, et bientôt après il mourut. Ce prince laissait un petit-fils nommé (Fou-yu)-king!!°, que l’impératrice Ou-heou !!! reconnut pour roi successeur; mais déjà le Pe-tsi touchait à sa
ruine; son territoire fut partagé entre les Sin-lo, les Po-haï et les
Mo-ho tt.
110 di.
111 L'impératrice Ou-heou s'était emparée du pouvoir sous le règne de l'empereur Kao-tsong, son époux, et conserva l'autorité souveraine à sa mort, en écartant du tròne son fils Tchong-tsong. Elle régna véritablement pendant plus de
trente ans.
142 Il a été parlé des Mo-ho, Mo-ko, ou Mou-ki, page 165, note 111, et Matouan-lin leur consacre une notice spéciale un peu plus loin. Des notices sur les royaumes de Sin-lo et Po-hai viendront
également ci-après.
CARNET NE SIGNED NCA SESEASESE
u temps de la dynastie des Quei (220-264), le royaume de Sin-lo était appelé Sin-/ou!. Ses anciens habitants étaient de la race des Chin-han. Les Chin-han, originairement divisés en six
petits états, avaient fini par en former douze, au nombre desquels se trouvait Sin-lo. Ce royaume est au sud-ouest du Pe-tsi, qu'il borde sur une étendue de plus de 500 ji. |
[Il est également situé au sud-est du Kao-li, et sa domination s'étendit jusque sur les territoires qui, sous les Han, avaient formé la principauté de Lo-lang? |
LE He ÆN E. Ping-ngan ou Pyang-an, etc.. n'était 2 Nous avons vu précédemment que autre que Quang-hien, l'ancienne capitale
Lo-lang, la méme ville que Ping-'ang, du Tchao-sien ‘ci-dessus, p. 11), situce
A l’orient, il est baigné par la grande mer.
Lorsque Mou-kieou-kien, général de la dynastie des Oueï,
châtia le Kao-li*, la population de ce royaume émigra au pays de
Ouo-tsiu*. Plus tard, les fugitifs rentrèrent, en grande partie, dans
leurs foyers. Ceux qui ne suivirent pas cet exemple formèrent le
royaume de Sin-lo. C’est pourquoi la population de ce dernier
royaume offre un mélange de Chinois’, de Kao-li et de Pe-tsi. Les
Sin-lo, d’ailleurs, ont possédé des territoires qui avaient appar-
tenu précédemment aux Ouo-tsiu, aux Po-nai, aux Han et aux
Quei-me*.
sur la rive orientale du fleuve Paï-choui ou Tai-tong-kang. Ce fait que les rois du Sin-lo aient étendu leur domination vers le nord jusqu'à l’ancienne capitale de la Corée a été révélé déjà incidemment, dans la notice sur le Xao-kiu-li (ci-dessus, page 245); mais sur la foi des Tableaux historiques de l'Asie, et d’après les témoignages de Klaproth qui a circonscrit les territoires successifs du Sin-lo dans des limites beaucoup plus restreintes, j'avais conçu de grands doutes que j'avais cru devoir exprimer, note 470. En étudiant et publiant graduellement les diverses
notices du Ouen-hien-tong-kao, dans un
ouvrage qui paraît par fascicules, j'aurai
peut-être plusieurs fois encore l'occasion
de revenir sur certaines opinions ou même
de rectifier quelques jugements erronés; mais je prendrai soin de placer, à la fin de chaque volume de ma traduction, un index qui permettra de saisir dans leur ensemble toutes les assertions concernant tel ou tel fait déterminé.
3 Voir ci-dessus, page 160.
4 La notice sur le Ouo-tsiu vient immédiatement après celle-ci.
5 Les Sin-lo étaient de la race des Chinhan, et nous avons vu plus haut (p. 33) que les Chin-han passaient pour étre d’origine chinoise.
6 Bien que le style de Ma-touan-lin soit rarement obscur, ce passage est un de ceux qui font regretter que le texte du Quen-hien-tong-kao ne soit accompagné
d'aucune espèce de gloses ni de commen-
Le prenuer roi de Sin-lo fut un fugitif du Pe-tsi, venu par
mer dans ce pays’. Le Sin-lo n'étant qu'un petit royaume pou-
vait difficilement entretenir des relations directes avec l'Empire et
envoyer des ambassadeurs; au temps de Fou-kien$, cependant, un
de ses rois nommé ZLeou-han° chargea son ministre Quei-teou!°
de rendre visite à la Cour et d'offrir des présents en tribut. Fou-
kien ayant dit à cet envoyé : « Mes officiers m'assurent qu'il s'est
opéré de grands changements dans les pays que baigne la mer
taires. Je fais donc humblement toute réserve, en donnant l'interprétation qui m'a parue la meilleure et d’après laquelle le Sin-lo proprement dit ‘antérieurement appelé Sin-lou) ne daterait que de l’époque des Quei. Par l'expression les Han, l'auteur entend les trois Han; voir cidessus, page 21.
7 Klaproth a dit, dans ses Tableaux historiques de l'Asie, que le royaume de Sin-lo ou Sin-lou avait été fondé l'an 57 avant J.-C., et M. de Rosny, dans un mémoire sur la géographie et l'histoire de la Corée (Variétés orientales, page 329), place cette mention, tirée par lui d'un ouvrage japonais intitulé VWa-kan-nenhy6 : « L'an 57 avant notre ère, Hehkin-chi, fondateur du royaume de Sin-ra
(Sin-lo). réside dans le pays de Tch'ing-
han ‘province actuelle de K'ing-chan\. A cette époque, ce royaume portait en chinois le nom de Sse-lo ou Sse-lou. »
8 Fou-kien était un prince de la petite dynastie des Tsien-tsin, qui avait mis sa capitale à Si-ngan-fou, aujourd'hui ville principale du Chen-si (voir l'Histoire des Huns, tome I, page 160). La Chine renfermait alors plusieurs petits royaumes fondés par des généraux heureux, qui occupaient une notable portion de l'Empire. Fou-kien avait étendu ses conquêtes jusqu'aux frontières du Leao-tong, ce qui explique comment ce fut à sa cour que l'ambassade du Sin-lo porta son hommage. Il régna de l'an 357 à l'an 384.
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d'Orient. Serait-ce vrai? » Oueï-teou lui répondit : « Il en est des choses de l'Orient comme de celles de la Chine. Les générations passent, les noms changent et tout se transforme avec le temps. Comment aurions-nous donc une immuabilité que vous n'avez pas? »
Sous le règne de l’empereur Ou-ti, de la dynastie des Leang, la deuxième année pou-tong (521), un roi de Sin-lo dont le nom de famille était Mou!' et dont le surnom était Z'sin!? commença à établir la coutume que les envoyés de son royaume suivîssent les ambassades du Pe-tsi se rendant à la Chine. Dans leur langage, ces envoyés appelaient uñe ville muréc kien-meou-lo'. Ils donnaient le nom de hoeï-ping'* aux villes de leurs provinces intérieures et celui de y-/e!° aux villes de leurs provinces extérieures, termes analogues à ceux de hien et de kiun, dont on a fait usage à la Chine!5. Ils comptaient six hoeï-ping et cinquante-deux y-le. Suivant leurs déclarations, le sol de leur pays est fertile et beau, propre à la culture des cinq céréales, couvert de mûriers et fournissant en abondance du chanvre, des légumes et des fruits. Les oiseaux, les quadrupèdes et les productions naturelles sont à peu près les mêmes chez eux que dans l'Empire du Milieu.
Au temps de l’empereur Quen-ti, de la dynastie des Soui, le roi régnant du Sin-lo envoya des ambassadeurs avec des pré-
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TLLI AE - 16 Voir plus haut la note 8, page 4.
sents!*. Ce roi s'appelait K:n'8, de son nom de famille, et de son nom personnel Z'chin-ping.
[On lit dans l'ouvrage intitulé T ong fan fong so ki®, composé sous la dynastie des Soui : « La famille royale du Sin-lo, qui porte aujourd’hui le nom de Kin, règne dans ce pays depuis plus de trente générations. Elle portait le nom de Mou?! sous la dynastie des Leang, ainsi que l’attestent les historiens de cette époque, et l'on ignore jusqu'à présent la cause de ce changement de nom. »]
Quen-ti reconnut Tchin-ping comme prince de Lo-lang et roi de Sin-lo. * |
Les anciens rois de Sin-lo relevèrent longtemps de ceux du Petsi; mais dans une guerre entreprise par les Pe-tsi contre les Kaoli, les contingents des Sin-lo s’indignèrent du service d’auxiliaires qui leur était imposé, se retirèrent en masse, et regagnèrent leurs foyers. A partir de là, le Sin-lo devint fort. Bientôt, il surprit par une attaque brusque les royaumes de Kia-/o et de Jin-no®, dont il s'empara.
17 Deguignes assigne à cette ambassade états des Chin-han, dont il a été parlé plus
la date de 594. haut et dont Sin-lo avait fait partie. Ma-