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8On a vu plus haut que tout en reconnaissant au souverain du Po-hai le titre de roi, + ouang, la cour chinoise n'avait donné jusque là d'autre nom que celui de Po-haï-kiun, ou principauté de Po-haï aux états qu'il gouvernait. Cette anomalie apparente n’est sensible que dans notre langue, et tient à la difficulté d'établir une synonymie exacte entre des termes qui ne se correspondent que par à peu près. Le mot ouang, que nous devons
traduire par roi, puisque c'est le titre plus
élevé de tous ceux qui soient donnés à des souverains étrangers, ne possède pas en chinois de corrélation directe avec un dérivé tel que l'est en français le mot royaume. Quelquefois il appartient à de petits princes, et c’est aussi le titre adopté par d'anciens empereurs. Même difficulté, en certains cas, à l'égard du caractère Ci | koue, qui signifie évidemment ici royaume, avec la valeur que nous donnons à ce mot, tandis qu'ailleurs il sert à désigner de très-petits états, ou même de simples tribus. Je ne reviendrai point sur cette remarque, qui pourra trouver son
application dans plusieurs autres passa-
pereur. Des ambassadeurs du Po-haï se montrèrent vingt-cinq fois à la Cour, durant les années fa-li (766-779). Il y en eut qui offrirent comme présent onze danseuses du Japon.
Dans les années tching-youen (785-804), la résidence du Roi fut établie à la capitale orientale (Tong-king **), dans la partie sud-est du royaume.
Kin-meou étant mort, ses sujets lui décernèrent le nom posthume de Ouen-ouang *, et son fils Hong-lin®! étant mort lui-même prématurément, ce fut un cousin consanguin du roi défunt nommé Kang-y* qui monta sur le trône. Il n'y demeura qu'un an. C'était un prince cruel et soupconneux. Les hommes du royaume le massacrèrent et mirent à sa place Hoa-yu®*, fils de Hong-lin, qui rétablit la résidence royale à Chang-king et qui donna le nom de tchong-hing* aux années de son règne. Hoa-yu recut à sa mort le titre posthume de Tching-ouang**. Un jeune fils de Kin-meou, nommé Song-lin*$, lui succéda.
Song-lin donna le nom de {ching-li*’ aux années de son règne. Un décret impérial lui conféra un titre honorifique analogue à celui que Tso-yong avait recu jadis®8. Dans les années kien-tchong (780-
ges, mais il m'a paru qu'il ne serait pas in- 33 Pk | ., le roi accompli.
oportun de la faire encore une fois. 6 Th BRE. - lu
"3 Hi > JE E.
30) b'4 +. Le roi lettré. 38 Voir ci-dessus, note 23. La seule vadia
st 7 FE. riante entre ces deux lettres était dans le 1. Da |
5 JL FE. caractère Zi au lieu du caractère E, ++
5 HE FRI de telle sorte qu'il était dit gardes à che-
24 Hi Bi. val de la droite et non de la gauche.
783) et tching-youen (784), il envoya quatre fois des ambassadeurs pour faire la visite d'hommage. Son titre posthume fut Kangouang**. Son fils Youen-yuf lui succéda.
Youen-yu donna le nom de yong-tef! aux années de son règne. Son titre posthume fut Ting-ouang®. Il eut pour successeur son frère cadet Yen-y®®.
Yen-y donna le nom de tchu-tsioft aux années de son règne. Quand il mourut, on lui décerna le titre posthume de Hi-ouang®. Tous ces souverains reçurent l'investiture de la Cour de Chine.
Le successeur de Yen-y fut son frère puîné Ming-tchong®, lequel ne régna qu'une année; il porta le nom de Taï-ch15. Mingtchong reçut le titre posthume de Kïen-ouang'®. Il eut pour successeur un parent consanguin, nommé Jin-sieouf® qui descendait, à la quatrième génération, de Ye-ye-po", frère cadet de leur ancêtre comme Tso-yong.
Jin-sieou donna le nom de kien-hing"! aux années de son règne. Ce fut un prince guerrier et heureux dans ses entreprises. Il soumit toutes les tribus des contrées du nord et agrandit beaucoup son royaume. Il recut des titres honorifiques de l’Empe-
sa Æ È. Le roi pacifique. | | F6 HA HH,
071, Ti. oe HT.
61 IK 18. GA fé Æ. Le roi éclairé.
a +. Le roi ferme. 69 À VE, .
sE À of | FI (E
ATSUME GUSA. tr 75 145
reur?. Il envoya des ambassadeurs seize fois durant les années youen-ho (806-820), quatre fois dans les années tchang-king (821- 824) et deux fois dans les années pao-li (825-826). Il mourut la quatrième année faï-ho (830) et recut le titre posthume de Siouenouang'*. Son fils Sin-te" ne lui ayant pas survécu, ce fut son petitfils Y-tchin'° qui le remplaca sur le trône.
Y-tchin donna le nom de hien-ho"% aux années de son règne. L'empereur (Quen-tsong) le confirma par hérédité dans les titres honorifiques accordés à son prédécesseur et, du vivant de cet empereur, les ambassadeurs du Po-hai parurent douze fois à la Cour. La visite d'hommage fut faite encore quatre fois dans les années hoei-tchang (841-846) au nom du roi Y-tchin. Ensuite, on apprit qu'il était mort, ayant pour successeur son frère cadet Kienhoang'*. A Kien-hoang succéda Youen-si8, qui n'offrit que trois fois le tribut dans les années hien-tong (860-873).
Dès l'origine, les rois du Po-haï envoyèrent un grand nombre de jeunes gens à la capitale de la Chine, pour y étudier dans le Grand Collége, et connaître les institutions anciennes et modernes de notre empire. C’est ainsi que leur royaume devint le plus puissant et le plus florissant de tous ceux qui sont situés au-delà de
la mer orientale. ll y avait dans leur pays cinq villes capitales ?9,
MERTEBE EX
si +. 170 #5 où Y #3 Hiouen-si.
3 dî L'orthographe n'est pas la même dans sf FE. mes deux éditions de Ma-towan-lin.
quinze villes départementales®°, et soixante-deux fclheow8!, ou villes de second ordre.
La capitale appelée Chang-king%, ou capitale du nord, était dans l’ancien pays des Siu-chin®; elle s'appelait aussi Long-tsiouanfou, et sous sa dépendance étaient placées les trois villes de Long*-(tcheou), Hou8*-(tcheou) et Po®-(tcheou). — Au midi de ces villes était la capitale appelée Tchong-king8, qui de son nom particulier s'appelait Hien-te-fou®?, et qui avait sous sa dépendance les six villes de Lou®-(tcheou), Hien®!-(icheou), Tie®-(tcheou), T'ang*-(tcheou), Yong®*-(tcheou) et Hing®-{tcheou). — La capitale appelée 7ong-king®, ou capitale orientale, était dans l’ancien pays des Owei-me”; elle s'appelait de son nom particulier Longyouen-fou® et aussi Tse-tching-fou®. Elle avait sous sa dépen-
50 FF. 88 Fr LT Capitale du centre.
BI MW. On doit remarquer que le mot #9 ZA qu [SA « tcheou est à la fois désinence des noms de 90 E. de villes, et dénomination d’une circons- dI E 1. cription territoriale dont ces villes sont 92 OR. le chef-lieu. Il en est de méme du mot 91 va. it fou. 94 I 83 Voir ci-dessus, p. 357. 95 Bi.
83 Voir ci-dessus, p. 328. 96 Ci-dessus, note 48.
di HE, 4 HF. Ville de la source du 97 Ci-dessus, page 16.
dragon. 98 HE, Jr Ri. La ville de la plaine
5 HE. du dragon.
56 i. >| Hi M. La ville fortifiée par
87 EI: des palissades.
dance les quatre villes de King'%-(tcheou), Yen!®-/tcheou), Mo- (tcheou)!°* et Ho'%-/tcheou/. — La capitale appelée Nan-king!%, ou capitale du midi, était dans l’ancien pays de Ouo-tsiu% ; elle s'appelait aussi Nan-haï-fou'%, et sous sa dépendance étaient placées les .trois villes de Quo!"-/tcheou), Tsing'!-(tcheou) et Tsiao- (tcheou)'®. — Enfin, la capitale appelée Si-king!'°, ou capitale occidentale, était dans l’ancien pays de Kao-li et se nommait également Ya-/o-fou!!!. Elle avait sous sa dépendance les quatre villes de Chin!{tcheou), Pe!!-(tcheou), Fong'-ftcheou) et Tching- (tcheowu)!!. |
La ville départementale de Tchang- ling- fous commandait aux deux villes de Hia!!'-{tcheou) et Ho!!3-/tchedu). — Celle de Fou-yu-fou!!?, située sur l’ancien territoire du royaume de Fou-yu'? et dans laquelle on entretenait toujours une forte gar-
100 E; "ui He Ì > HF . Ville du fleuve Ya-lo. 104 ES. 112 pH.