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Lo 155 Ei:
s'écrit, en chinois, de deux manières différentes 58, — La ville départementale de Long-youen-fou était le port de mer où l’on s'embarquait pour se rendre au Japon. Celle de Nan-haï-fou était sur la route du Sin-lo, Ya-lo-fou sur la route du Tchao-sien!, Tchang-ling-fou sur la route Yeou-tcheou!® et Fou-yu-fou, sur la route qui conduisait chez les Ki-tan.
On lit dans une ancienne relation : « Les Po-hai appellent communément leur roi ko-tou!"1, un chef de famille ching!??, le maître ki-hia'® et les ordres qu'il donne kiao!”. Ils nomment le père du Roi lao!”, sa mère tai-fei!”, la Reine kouei-fei!", le prince héritier fou-ouang "8 et les autres fils du Roi ouang-tse 1. A l'égard des dignitaires et fonctionnaires de l’État, ils ont des siouen-tchaosing '#, tchong-tai-sing!* et tching-tang-sing!*, des tso-siang !# et
des yeou-siang!*, ministres de la gauche et de la droite, des fso-
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Voir aussi pour une troisième variante 179 +Æ ° ala ETS d'orthographe, ci-dessus, note 12. o EI bH
SN 169 Voir, page 1. 181 HA =: É .
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170 C'est-à-dire sur la route de la Chine. A82 154 + = . Ces trois titres, qui
mu A] HF. sont évidemment ceux de trois premiers Hi 172 PP. ministres d'état, sont composés de carac- 173 JR Î tères chinois comportant l'idée de sur- * . ° . ® b] 171 FX veiller et diriger en chef, mais n ont pas 175 & : d'équivalents exacts en français.
mk AE = Ze HH AUD. mA À.
ping-tchang-chi!*, des yeou-ping-tchang-chi'#%, des tchongtchang-chi!* et aussi des kien-y !88. Les ministères de la gauche et de la droite comprennent six bureaux ou départements '#. Ceux du ministère de la gauche sont appelés de la droiture!”, de l’humanité!®! et de la justice!®; ceux du ministère de la droite se nomment de la prudence!*, des rites!* et de la fidélité'*. Chacun de ces bureaux, ou départements, a son président. Chaque ministère possède en outre des /ang-tchong'!* et des youen-ouaï'%. Dans l'ordre militaire, il existe d'abord des maréchaux ou grands généraux des corps d'armée de la gauche et de la droite !#, et la hiérarchie des grades comme l’organisation des troupes sont imitées des institutions chinoises. Les Po-haï ont adopté de même les couleurs violette, rouge foncée, rouge claire et verte pour les costumes officiels, l'usage de la tablette d'ivoire!” ct celui des poissons d'or et d’ar-
85 77 2. 1%. À peu près : 190 Hi
assistant, consciller de la gauche. 191 4:
156 ZE À HI ie. A peu près : 192 se.
193 FH assistant, conseiller de la droite. Ei.
Is
18 ip pi Te. 191 iù.
Li Lf: L 188 A Hit, A peu près: auditeurs- 195 [Fi
consultants. 196 EP HA .
. LL = | . na | pun | I] 189 7% tl. Litt. : six présidents, 4197 E ..
po a c'est-à-dire six présidents d'autant de 198 À Æ ta X 39 . burcaux ou scctions, ce qui est encore 199 Tablette que les ministres recevaient sia: d- de USO une imitation des /Y 71° lou-pou, cu comme une marque de leur dignité et six cours du gouvernement central de la qu'ils tenaient à la main, quand ils assis-
Chine. taient au cons£il. en ayant soin de la
gent*". Leurs mœurs tiennent à la fois de celles des Kao-li et des
Ki-tan. On estime à huit mille Zi, environ, la distance qui sépare de
leur capitale les villes de Yng-/tcheou)?" ou de Ping-/tcheou)?®.
Les relations ordinaires avec le Po-haï sont entretenues par l’inter-
médiaire du gouverneur du Yeou-tcheou*®, qui est investi du
commandement en chef des forces militaires concentrées aux fron-
tières du nord-est. »
Sous la dynastie des Leang, la première des années kaï-ping
placer, par respect, entre leur visage et celui de leur souverain.
200 On lit dans le Peï-ouen-yun-fou qu'un certain nombre de lettrés, parvenus au grade de docteurs, recurent des poissons d'argent en témoignage de leur mérite, et, d'autre part, le poète de la dynastie des Tang, Han-yu, parle d'un personnage qui portait un poisson d'or suspendu à sa ceinture ornée de jade, ce qui nous représente les poissons d'or et d’argent comme une sorte de décoration honorifique; mais je pense qu'il s'agit ici d'un instrument sonore, en forme de poisson, qu'on suspendait à l'entrée de la tente des généraux et des principaux officiers. Ceux qui avaient quelque com-
munication à faire frappaient sur cet ins-
trument et obtenaient aussitôt une audience. L'usage en était constant dans les armées chinoises (V. les Mémoires concernant les Chinois, t. VII, p. 382).
201 Aujourd'hui Tchang-li, département de Yong-ping-fou, à l'extrémité nordest du Pe-tchi-li.
202 Aujourd'hui Yong-ping-fou, province du Pe-tchi-li, latit. 39° 56', longitude 1160 33°.
203 KE Dai Yeou-tcheou était tout à la fois le nom de la région septentrionale du Pe-tchi-li et celui d’une ville dont il sera parlé plus loin, laquelle ville, selon quelques-uns, ne serait autre que la ville de Pe-king, ou du moins aurait existé à très-peu de distance au sud de la capitale
actuelle de l'empire chinois.
(907, le roi Ta-yng-tchouen®" envoya l'un de ses fils offrir en tribut divers objets de son pays. La seconde ct la troisième année de ces mêmes années (908 et 909), et aussi la seconde des années kienhoa (912) de nouvelles ambassades du Po-hai vinrent faire la visite d'hommage. Sous la dynastie des Heou-Tang, la seconde des années fong-kouang (924), le prince héritier et deux autres princes de la famille royale furent au nombre des envoyés de ce pays qui parurent à la Cour. La troisième année tong-kouang (925) et la première année zien-tching (926), le tribut fut encore apporté; les représentants du Po-hai offrirent de jeunes esclaves des deux
SCXEeS.
Cependant, le grand chef des Ki-tan nommé Ÿ -liu-ngo-pao-
ki? était devenu très-puissant. Ses armées étaient redoutables; il