TA-HAN
font pas la guerre. Leurs mœurs sont les mêmes que celles des
Ouen-chin, mais leur langage est différent.
durant les années tching-kouan et y-onghoeï (627-655), des envoyés de leur nation vinrent une ou deux fois offrir en tribut des chevaux et des fourrures de martre. » Le royaume de Aio ou Xiai était à 500 li au nord-est du territoire des Pa-ye-kou, l'une des tribus les plus orientales de la grande nation des Hoeï-he (Ouigours) qui s'étendaient jusqu'au pays des Chi-ouei ou Che-goei, occupant le nord-est de la Sibérie. Ces derniers Tahan (que Ma-touan-lin appelle Ta-mo,.et qu'il classe aussi parmi les peuples du Nord) sont ceux que Deguignes a cru pouvoir localiser dans le Xamtchatka; mais la conséquence immédiate de cette vérification est de ne plus trouver place en Asie pour les Ta-han d'Orient, dont nous avons uniquement à nous préoccuper. Aucun des savants qui ont étudié cette question n'a soupçonné l'existence de deux pays de Ta-han, et c'est ce qui les a tous obligés à déployer de grands
cfforts pour essayer de faire accorder deux
routes du Ta-han, l’une par terre et l'autre par eau, conduisant en réalité à deux pays différents. Neumann, dont le jugement paraissait le moins solide, aura donc été très-probablement le mieux inspiré.
Si courte que soit la notice sur les Tahan d'orient, elle renferme l'indication d'un fait extraordinaire et caractéristique, dont l'importance ne saurait échapper.
Les Ta-han, nous dit-on, n'avaient pas d'armes et ne connaissaient pas la guerre.
Ce fait serait inexplicable de la part d'un peuple de la haute Asie exposé aux attaques des populations féroces et belliqueuses qu'il aurait cues à ses frontières, tandis qu'il revele une civilisation analogue à celle des habitants du Fou-sang, auxquels le même trait de mœurs est attribue.
?Cette courte notice est tirée du rccueil historique intitulé Nan-sse (Annales des Cours du Midi), ainsi que Matouan-lin nous l'a fait connaitre déjà
(ci-dessus, p. 59 et 60).
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