‹ Atsume gusaChapitre 81 sur 111 · AN NES · texte numérisé non relu

AN NES

{ Le nom de ce pays est trop extraordi-

naire en lui-même pour ne pas éveiller l'attention. Ta-han signifie littéralement grands chinois (han, chinois, vir fortis) et Ta-han-koue, royaume de grands chinois ou grand royaume chinois, ce que Deguignes essaie d'expliquer ainsi: « Cette partie de la Sibérie nommée Aamtchatka est le pays que les Japonais appellent Oku-yeso, ou Yeso supérieur. Ils le placent sur leurs cartes au nord de Yeso et le représente deux fois grand comme la Chine, courant à l'est beaucoup plus loin

fax|L a été parlé du royaume des 7a-han!, au temps de la dynastie Là) des Leang. Ce royaume est situé à lorient du pays des Quen-

que les côtes orientales du Japon. C'est là ce que les Chinois ont nommé Tahan, ce qui peut signifier grand comme la Chine; nom qui répond à l'étendue de ce pays et à l'idée que les Japonais leur en avaient donnée.» Neumann, au contraire, qui voit le Ta-han dansla presqu'île d'Aliaska, suppose que les Chinois ont appelé cette terre Grande Chine, ou grand pays comparabie à la Chine, parce qu'ils avaient connaissance du vaste continent qui existait au-delà. Cette double

explication est sans doute ingénieuse,

chin, à plus de 5000 /i. Ses habitants n'ont point d'armes; ils ne

mais nous en trouvons une autre beaucoup plus simple dans l'encyclopédie chinoise Youen-kien-loui-han, en ce qui concerne du moins l'un des deux pays de Ta-han dont cet ouvrage fait mention.

Le Youen-kien-loui-han mérite d’être soigneusement examiné, car il peut donner raison au docteur Neumann, quant à l'identification du pays de Ta-han placé sur la route du Fou-sang, tout en confirmant les assertions de Deguignes, quant au royaume de Ta-han situé dans le Kamtchatka ou tout au moins dans la Sibérie orientale, comme le reconnaissent MM. Jose Perez et Bretschneider.

Neumann a, pour appuyer son opinion, cette indication formelle de Li-yen et de Ma-touan-lin que le Ta-han où touchaient les vaisseaux qui se rendaient au Fousang était un pays de l'Orient, situé à l'est et non pas au nord des Quen-chin.

Deguignes, de son côté, produit un itinéraire très-précis de la route que suivaient les voyageurs chinois qui se rendaient par terre au pays de 7a-han, itinéraire

qui ne comporte aucune traversée, Or,

voici ce que nous lisons dans l'encyclopédie Youen-kien-loui-han; 1° kiouen 231, fol. 46 : « TA-HAN D'ORIENT. Ce royaume est à l’orient de celui des Ouenchin, à plus de 5000 li. Ses habitants n'ont point d'armes; ils ne font pas la guerre.

Leurs mœurs sont les mêmes que celles des Quen-chin; mais leur langage est différent » (exactement la même notice que celle que nous donne le Quen-hien-tongkao); 2° kiouen 241, fol. 10 : « TA-HAN pu Norp. On lit dans le Sin-tang-chou (Supplément à l'Histoire de la dynastie des Tang. ouvrage publié au xie siècle de notre ère, par ordre impérial) : Les T'ahan (du nord) habitent au nord du royaume de Aïo ou ÆXïaï. Ils élèvent beaucoup de moutons et de chevaux. Les hommes de ce royaume sont robustes ct de grande taille, d'où leur est venu le nom de Ta-han (grands chinois, ou en langage familier grands gaillards). 1Is sont voisins des Ae-kia-sse (peuples qui habitaient les bords du lac Pe-haî ou Baïkal). Dans l'antiquité, ils n’eurent

aucunes relations avec l'Empire, mais

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