SCÈNE Vlll
M« CUEVALIER, seule.
Comme on vieillit cependant!., une petite fille que j’ai vu naître, et il faut penser à la marier... Ah ! ça va bien vite... je m’en aperçois chaque jour à mon pauvre estomac et à mes mauvaises jambes... ce n’était pas comme cela . autrefois.
Aude Prét'll* et T» mmet.
A noire aurore, et brillant dejeunessc.
Quand vingt chemins A nous viennent s'offrir;
Le champ est vaste, et tous, avec vitesse Nous nous pressons d’arriver au plaisir.
Sans trop songer au retour A venir.
Mais l’Age vient : notre marche timide,
I)e jour en jour trouve un nouveau retard Que notre orgueil attribue au hasard...
Pauvre vieillard, c’est l’instinct qui te guide.
Pour arriver toujours un peu plus tard.
K 11. *".'»• ->«ipit plu <i peu.)
Ah bah!., à quoi bon s’en affliger?., il faut de lu philosophie... mon âge a ses douceurs aussi... on a les souvenirs... c’est encore du bonheur... On reste là tranquillement au coin de son feu... bien chaudement étendu dans son fauteuil...
* (Elle s'endort.)