SCÈNE XV
JUI.ES , seul.
Ah I chère tante ! vous aimez qo'on s'amuse , Eb bien! on s'amusera . . . c’est pas malin... Voyons un peu. ce punch... II y a long temps que j’en entends parler et je ne le connais que de réputation, (il bob.) l’rr... c’est amer, c’est fort, ça brille... Oh!., s'H est permis de boire des choses comme ça. qui i nus emportent la bouche! Dieu! quec'est mauvais!.. Il y a des choses qu’on n'a jamais goûtées, souvent on dit... on se trompe ; mais ça . on peut dire c’est mauvais. , . S’il y a le sens commun, mettre du poivre ià-dedans; c’est plein de poivre... c’est égal fl ne sera pas dit que je reste en route. Oh! c’est drille, le second verre (rasse mieux que le premier; eh bien ! alors le troisième doit passer mieux que le second et ainsi de suite... car enfin j'ai des passions tout comme un autre, je les avais enchaînées; mais elles sont là, il ne tiendrait qu'à m i de leur ouvrir la porte... U faut avouer que j’ai été bien dupe ? Je ne me suis nourri querfe privations, partout je vois le plaisir et je n’ose mettre la main dessus... Je me fais l’effet de Zozo, quand sa maîtresse lut met un morceau de sucre sur le nez, et qu'il n’ose pas l'avaler. (Conüauaut üt boite.} Oui c’est décidé . je ne mets plus de frontières à mes penchans déréglés... Si j'allumais un cigarrc, . d< sonnais je me moque de tout, je me livre à des excès inouis... Je sortirai sans permission... Je tombe dans la prodigalité... Je n’ai pas le sou , ça m’est bien égal, je ferai des dettes ; je vas acheter uue paire de gants verts à crédit, un chapeau de soie, des faux-cols... 11 est excellent le punch ! C’est étonnant comme ça vous ouvre h-s y eux. 11 me semble que je suis sur une montagne du haut de laquelle je tombe dans les bras rte ma tante.
(Madame Chevalier entre, il l’embrasse et manque de
1a renverser.)