SCÈNE XX
Les Mêmes, ÉLISE.
Elise.
Ab ! mon Dieu , qu'est-cc que je viens d'apprendre , on arrête , on entraîne mon cousin...
M*' CHEVALIER
Oui, mon enfant., et il l'a bien mérité.
PICHENET
Le fait est que son affaire n'est pas belle , le moins qui puisse loi arriver...
Elise.
Oh ! quel que soit son sort , je veux le partager.
U** CHEVALIER
Que dites-vous , ma nièce?..
Elise.
Oui, ma tante, je lui ai promis ce matin d'étre sa femme...
11“' CHEVALIER et PICUENET.
Sa femme !
M" CHEVALIER
Y penses-tu, malheureuse! mais tu ne sais donc pas ce qu'il a fait?..
PICHENET
Un attentat contre l'autorité... U parait que ça fait frémir...
M" CHEVALIER
Un mauvais sujet qui fréquente des tavernes , un duelliste...
• Elise.
Ah ! ma tante , si vous connaissiez la cause de ce duel... c’était pour me défendre, pour vous défendre vous-même contre les propos d'un jeune homme de cette ville... Dites , ma tante, devait-il vous laisser insulter devant lui?..
M" CHEVALIER
Comment! c’est pour moi... voilà qui change bien la thèse.
Elise.
Et ce méchant M. Guichard, qui vous en veut, a profité de l'occasion.
m" chevalier.
Quoi! il se pourrait!., ce maudit commissaire !.. Il a déjà maltraité Zozo, il s'en prendra donc à tonte ma famille... Et moi qui ne savais pas tout cela!., le pauvre garçon!., mais, c’est très bien à lui.
Elise.
Vous consentirez à notre mariage. ?
M" CHEVALIER
De tout mon coeur... J’ai été injuste à son égard, mais il verra comme je sacs réparer mes torts.
ÊLtSE.
Quel bonheur! je cours en prévenir ma mère, me jeter à ses pieds; je lui avouerai tout, elle ne voudra pas faire le malheur de sa fille.
(ElleaorL)
M" CHEVALIER
Toi , Pichenet , hàte-toi de délivrer le pauvre garçon ; dis . s'il le faut , que je donnerai tout ce que je possède pour le tirer des griffes de ce scélérat de commissaire.
PICHENET
J'y vole. Et, je ne me trompe pas... c'est lui... le voilà qui rentre avec M. David.