‹ Attendre et courir comédievaudeville en un acteChapitre 25 sur 27 · DAVID CI J DUS · texte numérisé non relu

DAVID CI J DUS

An : Comme 3 m'aimait.

C’esl une horreur!

JCLES,

Me traiter ainsi , mol ! le traître!

Mais , dans la publique clameur.

Qu'il est doux d’avoir un vengeur.

Chacun , le nex à la fenêtre ,

S'écrie, en me voyant paraître ,

C'est une horreur !

M" CHEVALIER

C’est bien lui.

JULES

U n'y a rien qui vous dégrise un homme comme le grand air et les coups de crosse de fusil... Heureusement que je Pai rencontré.

DAVID, 4 part.

En conscience, je ne pouvais guère le laisser arrêter pour moi.

M" CHEVALIER, 4 Jules.

Viens, mon garçon , viens que je t'embrasse.

JULES

Comment , vous voulez... Il paraît que je suis bien avec elle à présent...

il" CHEVALIER.

C'est superbe ce que tu as fait là...

JULES

Je n’y comprends plus rien du tout.

DAVID

Ni moi non plus.

PICBENET,

C’est admirable.

JULES

Par exemple , je ne serai pas fâché de savoir ce que j’ai fait

DAVID

Et moi donc? car je soupçonne ici quelque méprise.

M" CHEVALIER

Ce n’est pas que je t’approuve de t’être grisé ; mais je n’oublierai jamais la belle conduite en ce jour.

JULES

Il paraîtrait alors que j'ai fait des choses...

M" CHEVALIER

C’est bien à toi , d’avoir remis à sa place ce maudit commissaire.

Ah! j’y suis.

JULES

Vraiment, j’ai remis à sa place...

M" CHEVALIER

Mais ce n'est pas tout

JULES

Ce n’est pas tout

M** CHEVALIER

Prendre la défense de femmes qu'on insultait, d'une cousine , d’une tante.

JULES

Du Diable , si je me souviens.

M" CHEVALIER

Te battre pour moi...

PICHESET.

Qui m’aurait dit, ce matin , que j'arrachais les assiettes des mains d'un héros.

DAVID

Comment , Jules, c’est toi qui as...

JULES

Puisque tout le monde le dit , il faut bien que ça soit... Par exemple, je ne peux pas dire que je me rappelle... mais ça ne m'étonne pas.

PICIIENET.

Grand homme !

H" CHEVALIER

Aussi , mon garçon , ton courage aura sa récompense ; je sais que ta aimes Elise. Poar te prouver combien je suis contente de toi , je t’abandonne , par contrat de mariage , la moitié de ma fortune.

DAVID, 4 part

Tôt ou tard, il faudra bien que les choses s'éclaircissent, et je ne dois pas proüter... (Haut.) Mais , ma tante , vous avez deux neveux.

JULES

Est-il intéressé!.. Qu’cst-ce que cela te fait?.. Il me semble que ma tante est bien la maîtresse.

DAVID

Si vous donnez tout à l'un... que deviendra l’autre...

JULES

Tiens... il restera garçon; c’est assez qu’il y en ait un qui se marie :dans une famille. On a toujours assez quand on est seul.

DAVID

Ce que j’en dis, ma tante , c’est dans l'intérêt de l’équité... Après ça...

M*’ CHEVALIER

Allons , allons , c'est une chose déridée ; qu'on ne m’en parle plus.

JULES

Enfin, le jour de la justice a lui.

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