BAUDELAIRE
Réfugié dans l'ombre apaisante du soir, pâle, pensif, devant le foyer qui l'éclairé, taciturne et le front dans la main, Baudelaire songe aux pays lointains qu'il ne fit qu'entrevoir.
Il songe, et dans le jeu capricieux des braises, il évoque la mer, déroulant au soleil ses flots harmonieux dont le rythme est pareil à l'allure indolente des Malabaraises.
Jeanne, immobile au fond de l'ombre qui descend, chante à voix basse une romance monotone ; un meuble geint, la vitre tinte, l'heure sonne, le feu, soudain, jette un éclair éblouissant.
Tout fait trêve ; la paix règne dans la demeure avec l'essaim confus des songes d'autrefois ; mais, présage fatal d'avenir et d'effroi, plaintivement le vent nocturne rôde et pleure.
2i2 ATTENDRE