LE REVOLTE
Il a pleuré, jadis, et prié, tour à tour,
lié par le désir qui blesse, qui torture ;
et longtemps, sur la croix des calvaires d'amour,
sans blâme il a souffert et pâti sans murmure.
Esclave d'un regard de reproche ou d'accueil, longtemps il a courbé son front sur ses mains jointes. Enfin, dans un sursaut de colère et d'orgueil, il a rompu le joug et brisé la contrainte.
Ivre de conquérir avec sa liberté le talisman vainqueur des robes obsédantes, contre la loi néfaste et l'instinct détesté, il a roidi sa fougue et sa rancune ardente.
Si bien que, déjouant la norme, sans retour, il affranchit, dès lors, et son rêve et son âme, car, dans l'amour de vivre, il conçoit, pour toujours le mépris de l'amour et le dégoût des femmes.