‹ Attila: tragédie en cinq actesChapitre 16 sur 59 · ACTE II, SCÈNE IL ai · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IL ai

C'était trop peu pour vous de délivrer Elphège , Vous lui rendez encor son valeureux cortège ; Vous voulez que son char de nouveau soit orné Des pompes dont son rang Tavait environné ; Je suis libre, et je pars; Vautre faveur est vaine, Je pars seule : des Francs avaient suivi leur reine Des remparts de l4|tèce au camp de mon époux ; Mais, seigneur, s'ils vivaient, serais-)e devant vous? ^ Debout , de tels guerriers seraient peut-être à craindre : S'ils demeuraient captifs , je ne pourrais me plaindre; Vos fers enchaîneraient leur essor belliqueux ; Une femme pourtant vous alarme plus qu'eux ?

Geneviève!

Oui, seigneur, j'ignorais que votre ame, En bravant tant de rois, s'effrayât d'une femme. Qu'avec vous le malheur en son obscurité Pût mériter l'honneur d'être^perséfcuté ;

( Coup d'œii menaçant d'Attila. )

» Hélas, dans vos regards, je lis l'arrêt funest%) V Je m'éloigne.

DeméuTe. ....

ELPH£G£.

On m'attend , adi«u.

ATTItA.

Reste l

ELPHEGE.

» Pourquoi donc? je suis libre : aux murs sacrés d'Isis » Tout m'appelle^et ma gIoire,etmon peuple,et monfils.

aa ATTlLil. .

» Rendez-les-moi , seigneur ; de vous c voire fiai j ure > Craignez que mes soupçons ne vous fasaeiH l'mj i^r^. » Quand même votre armée affréterait me» pas ^ - • Fidèle à vos sermens.^..

Je ne m'en souviens past

XLPHÉGE. ^

Ociel!

Je dois, je yeyix, puoif tattt d'aTtifice, .

En me la rappelant , tu sers mal ta compJice ; Prêtresse du mensonge , elle en porte le prix , Ses fers sont ma réponse aux fables de Paris. Dans ses murs, toutes deux vous luttiez de prodiges; Toi , par tes vains attraits , elle, par ses prestiges , D'un éclair de courage enflan^maût les Français , Vous berciez tei^r orgueil du rêve dW suGoès.^ »

ELPHàOE.

(I*loayeau mouvement cTAttifa. )

Je le promets encor..,. Mon âme indépendante. En méprisant la feinte est sans doute itnprudente; L'Asie a des flatteurs , dont les serviles voix Nourrissent de poisons la vanité des rois ^ L'Empire aussi vous craint, vous hait et vous encense; Mais l'ai reçu des Francs mon titre et la naissance : Vous allez les combattre , et vous pourrez juger Qu'ils ne m'ont point appris à flatter l'étranger.

Leur insolence au moins t'apprit comme on l'outrage.

* ELPHÊGE.

Non ; mais j'aime et )e hais, comme eux,, avec courage...

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