‹ Attila: tragédie en cinq actesChapitre 17 sur 59 · ACTE If, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE If, SCÈNE II

ATTKA.

C est donc tout leur orgueil que leur sang ta transmis.

ELPHÉGE

Ah! je n'en doute pas devant leurs' ennemie!

Esclave l

ELPHÉGE

Un roi parjure est-îl plus qu'un esclave?

Tes dons, Je les souffrais , tes rigXieurs, je les brave. Que dîs-je? un sort abject, les fers les plus pesans Sont plus doux à ce cœur que tes hpnteux présens.

AïTItA. ^

Âi-je bien entendu? n<m )e ne puis I^gviom^.

Avant que j eusse appris mon p^i» à* h vktoife,, Celle qui de la terre occupait les regards^, - Qui parmi se» aSeux. com]ptait qioatre Césars , Honoria m'offrit son . volontaire lioixuinagp; Un anneau, de sa foi vint m'appo?ter le g-^ig{e. J étais obscur alors; uiais 4^ foindd^S; déserts Mes regards: affaniiéa: dév^ors^i^^t Tuiuvei^s. Je dédaigne à la fois Honoria, ses^ charmes , Sa do4 même, l'Empire, et je smsis mes armes. Depuis lors , à mes^ pieds rampe te genre humain ; Et je subirais-, moi , ton^ superbe dédaîo!

Ah l lorscpi'on^ a- reçu quelque injure profonde , Il est doux , je le sens ,. d être maître du monde. Je veux qu'un peuple entier , de la terre effacé , Atteste que sur lui mon courroux a passé.

ELPHÉGE

Quel horrible dessein 1 cjiû l'inspire^-..

s4 ATTILA.

ATTIU.

Toi même!

ELPHÊGE.

Moi ! quel crime est le mien ?

Malheureuse , je t*aime !

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