GARDES
ATTILA , à MéTovée.
Approche.
SLPHÊGE , tombant sur un siège et icFune vaù»
étouffée-.
Mon époux ! Je me meurs !
«ENETIÈTE , (également à voix basse, et en montrant
le ciel).
Espérai!
Qui vois-je? ^
MÉROTÉE.
Un ennemi.
ATIILA.
Je ne veux pas te croîi^.
Tousdeuxd*unsangiIlustre,épristousdeuxdegloire.».
UIÊROYÉE.
D'un sang illustre , moi! Quel en est le garant?
Ton combat. La Tcdeur marque le premier rang.
3o ATTILA.
MÉnOVÉK.
Si des roîs cite était TexcIusîT apanage^ Tous tes ÎPranis régneraient.
ATTIU.
Tous auraient ton courage !
liCttr iwctuttic combat m'en a mal conyaincu.
Ils t'en con^aincrrât mieux lorsqu'ils t'auront vaincu .
Tu me menaces , toi , qui sors de la poussière !
MÉHOVÉE.
Moi , soldat , je défends rhonneur de ma l^annière.
Pourquoi donc en mes mains des Francs t'ont-ils livré ,
Si ton rang est obscur et ton nom ignoré ?
*3*aî trop tôt sur leurs froïits fait tomber ma justice :
Mais comme les complots elle atteint l'artifice ;
Songe aérant d'achever ce fatal entretien ,
Que leur sang fume encore et demande âe tien.
( Effroi d'Elphège remarqué d'Attila. ) MEROVEE.
Leur crime , de mon sort te rendrait-il l'arbitre ? Tu prétends disposer de mes jours ; à quel titre? Fus-jc assez malheureux pour naître en tes états ; M'às-tu vaincu jamais au milieu des combats; T'ai-je vendu ma foi , ma liberté , ma vie?
Tu crois qu'un nom femeux peut setii àtmer l'envie; Les complots des pervet^s menacent tous les rangs, Et lie s arrét<înt point sur la tèfce des gr^lnds*
AtTE n, SCÈNE V. 3i
Ils n^étaient pas Français, mes lâches adversaires; ^** C'étaient des alliés ^ des soldats lûepcea^ii^ » Dont j^ devais la hs^ine à ma juste ngiieur ; Ils cherchaient le pillage^ et je chercl;^^ rfaéiMteur !
ATTILA (d part. )
'Pins j'écoute ce ï'ranc, pltis je regarde Elphège, Et pins mon cœu^r se livre au soupçon qui l'assiège^
(Haut.) '
Reine , si de teoi feo&t j'inteirogê tW^oi , Il me dit que la feinte est au-dessous de toi ; Quel est cet étranger? parle , je le Fordonne.
Seigneur,,..
ATTItA.
S'fl t'intétedse, Attila lui pardonne; Il veuf tromper, mais toi , qw jamais ne trompas , Tu vas nomflacT.....
ELPHÈCE . hors d'eUe-même.
Seigneur , fe ne lé connais ^s !
(A part.) '
Tu ne le connais pas ! Je përee !e mystère.
(Haut. )
Ce doit être sans doute un sujet bien vulgaire;,
Un soldat bien obscur , puisqu'au sein des hasards ,
Il n a pu mériter un seul de tej^-regards.
MSÉROTIE.
L'ennemi d'assez près, du moins, me vit paraître, Pour qu'à jamais ses yeux puissent me reCônriaîlre.
3s ATTILA.
Des Francs, le fol oi^eil peroe dans ses discours i Presque toujours Taincus , ils menacent toujours. Tel Clodion....
mÊROYis.
Arrête y et respecte un grand homme, Qiu long-temps avant toi brisa le joug de Rome y Sut yenger les affronts des peuples et des rois y Et du monde opprimé reconquérir les droits»
Un tyran est toujours loué de son esclaye ; Ainsi , tu vanterais Finsensé qui me brave ^ Ce Mérovée...«
Il vit , il peut te résister.
*** Mais Clodion est mort ; tu le dois respecter* C'est encore avant toi que ce chef magnanime , Debout , sur son esquif, du Rhin franchit Fabîme , Et parut en vainqueur au milieu des Gaulois ; Ils attendaient ses fers y il leur donna des lois*
Epargner des vaincus , c'est prouver sa faiblesse ; Descendre à leur néant y c'est flétrir sa noblesse.
MÉROVIÊE.
Clodion, malgré tous ses hauts faits, Mendia des Romains \me honteuse paix.
HKROYSE.
Attila I....,