‹ Attila: tragédie en cinq actesChapitre 22 sur 59 · GARDES · texte numérisé non relu

GARDES

ATTILA , à MéTovée.

Approche.

SLPHÊGE , tombant sur un siège et icFune vaù»

étouffée-.

Mon époux ! Je me meurs !

«ENETIÈTE , (également à voix basse, et en montrant

le ciel).

Espérai!

Qui vois-je? ^

MÉROTÉE.

Un ennemi.

ATIILA.

Je ne veux pas te croîi^.

Tousdeuxd*unsangiIlustre,épristousdeuxdegloire.».

UIÊROYÉE.

D'un sang illustre , moi! Quel en est le garant?

Ton combat. La Tcdeur marque le premier rang.

3o ATTILA.

MÉnOVÉK.

Si des roîs cite était TexcIusîT apanage^ Tous tes ÎPranis régneraient.

ATTIU.

Tous auraient ton courage !

liCttr iwctuttic combat m'en a mal conyaincu.

Ils t'en con^aincrrât mieux lorsqu'ils t'auront vaincu .

Tu me menaces , toi , qui sors de la poussière !

MÉHOVÉE.

Moi , soldat , je défends rhonneur de ma l^annière.

Pourquoi donc en mes mains des Francs t'ont-ils livré ,

Si ton rang est obscur et ton nom ignoré ?

*3*aî trop tôt sur leurs froïits fait tomber ma justice :

Mais comme les complots elle atteint l'artifice ;

Songe aérant d'achever ce fatal entretien ,

Que leur sang fume encore et demande âe tien.

( Effroi d'Elphège remarqué d'Attila. ) MEROVEE.

Leur crime , de mon sort te rendrait-il l'arbitre ? Tu prétends disposer de mes jours ; à quel titre? Fus-jc assez malheureux pour naître en tes états ; M'às-tu vaincu jamais au milieu des combats; T'ai-je vendu ma foi , ma liberté , ma vie?

Tu crois qu'un nom femeux peut setii àtmer l'envie; Les complots des pervet^s menacent tous les rangs, Et lie s arrét<înt point sur la tèfce des gr^lnds*

AtTE n, SCÈNE V. 3i

Ils n^étaient pas Français, mes lâches adversaires; ^** C'étaient des alliés ^ des soldats lûepcea^ii^ » Dont j^ devais la hs^ine à ma juste ngiieur ; Ils cherchaient le pillage^ et je chercl;^^ rfaéiMteur !

ATTILA (d part. )

'Pins j'écoute ce ï'ranc, pltis je regarde Elphège, Et pins mon cœu^r se livre au soupçon qui l'assiège^

(Haut.) '

Reine , si de teoi feo&t j'inteirogê tW^oi , Il me dit que la feinte est au-dessous de toi ; Quel est cet étranger? parle , je le Fordonne.

Seigneur,,..

ATTItA.

S'fl t'intétedse, Attila lui pardonne; Il veuf tromper, mais toi , qw jamais ne trompas , Tu vas nomflacT.....

ELPHÈCE . hors d'eUe-même.

Seigneur , fe ne lé connais ^s !

(A part.) '

Tu ne le connais pas ! Je përee !e mystère.

(Haut. )

Ce doit être sans doute un sujet bien vulgaire;,

Un soldat bien obscur , puisqu'au sein des hasards ,

Il n a pu mériter un seul de tej^-regards.

MSÉROTIE.

L'ennemi d'assez près, du moins, me vit paraître, Pour qu'à jamais ses yeux puissent me reCônriaîlre.

3s ATTILA.

Des Francs, le fol oi^eil peroe dans ses discours i Presque toujours Taincus , ils menacent toujours. Tel Clodion....

mÊROYis.

Arrête y et respecte un grand homme, Qiu long-temps avant toi brisa le joug de Rome y Sut yenger les affronts des peuples et des rois y Et du monde opprimé reconquérir les droits»

Un tyran est toujours loué de son esclaye ; Ainsi , tu vanterais Finsensé qui me brave ^ Ce Mérovée...«

Il vit , il peut te résister.

*** Mais Clodion est mort ; tu le dois respecter* C'est encore avant toi que ce chef magnanime , Debout , sur son esquif, du Rhin franchit Fabîme , Et parut en vainqueur au milieu des Gaulois ; Ils attendaient ses fers y il leur donna des lois*

Epargner des vaincus , c'est prouver sa faiblesse ; Descendre à leur néant y c'est flétrir sa noblesse.

MÉROVIÊE.

Clodion, malgré tous ses hauts faits, Mendia des Romains \me honteuse paix.

HKROYSE.

Attila I....,

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