ACTE II , SCÈNE V
Contre moi quelle fureur t emporte?
Mesure ta faiblesse et mon pouvoir.
N'importe.
ATTIIA.
Les Francs déshonorés , yaincus
MnÉROVÉE.
N'achève pas .
tedis-je!
AThtA*
Que veux-tu , malheureux?
MÉROVÉE
Ton trépas t Qu'on me rende mon glaive, et bientôt ta furie Cessera d'outrager mon père et ma patrie.
Tu vois le roi des Francs , le fils de Clodion !
ATTILA, froidement.
Je savais le moyen de t'arracher ton nom.
MÉROVÉB.
Elphège!
ELPHÊGE , 9' avançant yers Mérovéeé Cher époux, que d'infortune!
ATTILA , € arrêtant.
Reine î
SLPHÂGE.
Ciel I
UÉROVÉE* , ■
Le sang du Tainqueur du moins rougit ta chaîner
Mais moi 9 qu'on a trahi pour plaire à Marcomir , De ce sang odieux je n al pu me couvrir.
( A Attila. )
Puisque mon nom pour toi cesse d être un mystère, Je reprends avec lui nïon rang, mon caractère , La fierté qui convient aux guerriers malheureux : La terre nous écoute et juge entre nous deux. Crois-tu tous le& humains créés pour Tesclayage ; Crois-tu les Francs surpris de ta valeur sauvage; Crois-tu , comme le Ciel , ordonner de leur sort ; Crois-tu, dis-moi, crois-tu qu'ils redoutent la mort? Que veux-tu donc? Périr, ou régner sur des tombes, Car nous Tavons juré : nous tombons » ou tu tombes!
ATTIIA.
MaUie ur aux Francs ! quand même ils vaincraient au j ourd ' Un homme tel que moi perd le monde avec lui.
Mais tu ne verras point ma chute ou ma victoire.
C'en est donc fait!
GENEVIEVE
Poursuis, mets le comble à ta gloire:
Ta ruine est jurée ; un poignard assassin Doit, au prochain combat, s'enfoncer dans ton seins
( En montrant Mérovëe. )
Il t'en instruit , te sauve , et toi tu te disposes  lui donner la mort ; donne-la , si tu l'oses !
Un Sicambre peut-il s'élever jusque-là ?
MÉROVÉE
Oui , je suis Mérovée , et je sauve Attila.
De mon ambayssadeor toi-méroe as dû l'appr^adre.