SCENE PREMIERE
ARDARIC, VIGILIUS, enchainé; gardes,
TIGILIUS.
FuGE enfin d'Attila par ces indignes chaînes!
AKDARIC.
Devant moi ta colère et tes plaintes sont vaines, fe révère en mon maître un instrument du Ciel, fe braverais ses lois s'il n était qu'un mortel.
ViGILIUS.
Eh quoi! lorsqu'au mépris d'un rang, d'un titre auguste.»»
ARDARIC.
Fout ce qu'il fait est bien, tout ce qu'il veut est juste.
VIGILIUS.
Dieu, contre un tyran seconde ma fureur!
( A part.)
Change, change ces fers en un glaive vengeur!
ARDARIC.
Insensé ! ma pitié croît avec ton audace.
Est-ce bien Attila que ton néant menace?
Mais dis? pour le frapper du glaive ou du po^urd,
Ne te faudrait-il pas soutenir son regard?
4o ATTILA.
Ses yeux chargés d'éclairs, son front ceint de nuages. Depuis quelques instans glacent tous les courages. » Tout à Theure un roi scythe ose arrêter ses pas : 9 Permets-moi , lui^ dit-il , de revoir mes états. » Ce sont les derniers mots que sa bouche prononce. » Le maître a répondu : La mort est sa réponse. Il va paraître. Adieu, Je te laisse et te plains !