ACTE III, SCENE II. 4t
VIGILIUS.
Sous le poids de ces fers je n'ai rien à t'apprcndre.
Moi j'écoute, et, crois-moi, ne me fais pas atteipidre.
VIGILIUS.
Le combat qui nous sauve ou nous perd sans retour Doit immortaliser et ces lieux , et ce jour; Tu me l'as dit
Eh bien!
VIGILIUS.
J'en attendais l'issue.
Quelle trame ! mais seul tu ne l'as pas tissue!
VIGILIUS.
D'un retard innocent que peut-on soupçonner
Traître , tu ne restais que pour m'assassiner.
VIGILIUS.
Tu veux que tes fureurs paraissent légitimes ; Maisdumoins,pourmeperdre,inventemieuxmescrime8.
Ton juge est Attila, ne va pas l'oublier.
Qui désire ma mort?
VIGILIUS.
L'Univers tout entier.
Je vois qui Cacheta , ton orgueil ie désire ; C'est Théodose !
VIGILIUS.
Lui, complice?
Il êm est digne.
Ah! depuis tn^ long-temps les empereurs roinains D'un poignard tout sanglant déshonorent leurs mains i C'est leur sceptre.
' VIGILIUS.
Crois bien que «i j'étais coupable.
Que si d'un crhne heureux ce bras était capable , Et qu'un roi l'eût guidé, j'ignorerais son nom«
Parie, parle, il est temps, la foudre approche.
VIGILIUS.
Non
Sais-tu quel sang, quels jours ton silence hasarde?
VIGILIUS.
Qu'importe.
A moi, soldats!