SCÈNE m
Les mêmes, MARC US, entouré de gardes portant le
glaive nu.
Misérable , regarde !
VIGILIUS.
Ciel 5 Marcus !
C'est ton fils ! sous tfes yeux effrayé»
Sa tête, dans Tinstant, va rouler à tes jiîeds» Gardes!
TIGILIUS.
Arrête.
Parle.
VIGILIUS.
Oui, triomphe, barbare, Je suis à tes genoux ; la nature m'égare.
Apprends
HARCus, s*élançant au-devant de son père.
Ne parlez pas.
VIGILIUS.
Qu'exigez-vous, mon fils?
Sauve SCS jours.
MARCUS
Sauvez votre gloire !
VIGILIUS.
A quel prix?
Mon silence vous frappe , et je pourrais me taire.
C'est trop tarder. Soldats!...
HARGus, sous Ics glatves..
Ne parlez pas, mon père!
VIGILIUS.
Oui , j'avais conspiré le salut des humains ; Cet aveu te suffit : tu sais tous mes desseins. Mais ce fils vertueuxV que ta fureur opprime , Où je voyais l'honneur, n'avait vu que le crime, 11 défendait tes jours , le feras-tu périr?
Gardes , retirez-vous.
VIGILIUS , se levant.
Je suis prêt à mourir I
Crois-tu qu'un sang abject suffise à ma vengeance? Traîne encor quelques jours ta honteuse existence. Au palais des Césars , esclave , annonce-moi ; J'y vais aller punir ton empereur et toi.
( Aux gardes. )
Vous 5 surveillez ses pas jusqu'aux champs d'Illyrie.
MARCUS
clémence insultante ! jeunesse flé^rj^l