‹ Attila: tragédie en cinq actesChapitre 31 sur 59 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Les mêmes, MARC US, entouré de gardes portant le

glaive nu.

Misérable , regarde !

VIGILIUS.

Ciel 5 Marcus !

C'est ton fils ! sous tfes yeux effrayé»

Sa tête, dans Tinstant, va rouler à tes jiîeds» Gardes!

TIGILIUS.

Arrête.

Parle.

VIGILIUS.

Oui, triomphe, barbare, Je suis à tes genoux ; la nature m'égare.

Apprends

HARCus, s*élançant au-devant de son père.

Ne parlez pas.

VIGILIUS.

Qu'exigez-vous, mon fils?

Sauve SCS jours.

MARCUS

Sauvez votre gloire !

VIGILIUS.

A quel prix?

Mon silence vous frappe , et je pourrais me taire.

C'est trop tarder. Soldats!...

HARGus, sous Ics glatves..

Ne parlez pas, mon père!

VIGILIUS.

Oui , j'avais conspiré le salut des humains ; Cet aveu te suffit : tu sais tous mes desseins. Mais ce fils vertueuxV que ta fureur opprime , Où je voyais l'honneur, n'avait vu que le crime, 11 défendait tes jours , le feras-tu périr?

Gardes , retirez-vous.

VIGILIUS , se levant.

Je suis prêt à mourir I

Crois-tu qu'un sang abject suffise à ma vengeance? Traîne encor quelques jours ta honteuse existence. Au palais des Césars , esclave , annonce-moi ; J'y vais aller punir ton empereur et toi.

( Aux gardes. )

Vous 5 surveillez ses pas jusqu'aux champs d'Illyrie.

MARCUS

clémence insultante ! jeunesse flé^rj^l

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